| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Carlo Luigi Occhini |
| Pseudonyme |
Barna Occhini |
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| Père |
Pier Ludovico Occhini (en) |
| Enfant |
Carlo Luigi Occhini, connu sous le pseudonyme Barna Occhini, né le à Arezzo et mort le dans la même ville, est un écrivain, journaliste, historien de l'art et peintre italien.
Issu d'une famille aristocratique, il est le fils du sénateur Pier Ludovico Occhini et de Maria Luisa Tettamanzi. Il a trois frères : Manfredi, Oddo et Lamberto. Il prend le nom de Barna en hommage au peintre du XIVe siècle du même nom, Barna da Siena, présumé auteur d'un cycle de fresques dans la collégiale de San Gimignano.
Après ses premières études de droit, il préfère s'orienter vers l'activité littéraire et journalistique, en collaborant avec les plus importantes revues du milieu culturel toscan de son époque, parmi lesquelles « Il Frontespizio », dont il devient rédacteur en chef, et en fondant Italia e Civiltà en 1944, publiée à Florence pendant les années de l'occupation allemande. Le philosophe Giovanni Gentile, le géographe Giotto Dainelli, le très jeune Giovanni Spadolini, le futuriste Primo Conti, le peintre Enrico Sacchetti et le jeune juriste Silvano Tosi ont contribué à cette revue.
« Fasciste républicain » durant la Seconde Guerre mondiale, il adhère à la République de Salò et publie plusieurs articles dont un dans le journal Italia e Civiltà du dans lequel il écrivit :
« Roosevelt, Churchill, Staline. Les grands discours de Roosevelt et de Churchill, la forme et la substance de leurs paroles ont invariablement pour effet d’accroître en nous, par comparaison, l’estime que nous portons à Staline. Par contraste, nous respectons le sérieux de Staline, la simplicité de ses paroles et de ses gestes, sa manière d’aller droit au but avec une dureté énergique et silencieuse. (…)
Et que Roosevelt et Churchill, ainsi que toute leur clique, le sachent enfin : les fascistes les plus conscients, ceux qui ont toujours reconnu dans le communisme la seule force vivante réellement opposée à la leur, n’ont pas tant vu l’ennemi dans la Russie, mais bien dans l’Angleterre ploutocratique et dans l’Amérique ploutocratique. Ils ont toujours senti qu’ils divergeaient, certes, des communistes sur de nombreux points, mais qu’ils s’accordaient aussi avec eux sur bien d’autres – et surtout, précisément, sur ce qu’ils ne veulent plus. Autrement dit, nous et les communistes sommes d’accord, les uns comme les autres, pour ne plus vouloir de l’ancienne société libérale, bourgeoise et capitaliste.
Et que Roosevelt, Churchill et toute leur bande le sachent également : si la victoire n’échoit pas au Tripartito, la plupart des vrais fascistes qui échapperaient au désastre passeraient au communisme et feraient bloc avec lui. Le fossé qui sépare aujourd’hui les deux révolutions serait alors franchi. Il s’opérerait entre elles un échange et une influence réciproque, jusqu’à la fusion fatale et harmonieuse. ».
Capturé, il est accusé de collaborationnisme et est emprisonné au camp de prisonniers de Collescipoli, près de Terni. Après la guerre, il fonde, en 1947 les éditions « L'Arco » et poursuit son intense collaboration avec le cercle des écrivains toscans, d'Ardengo Soffici à Piero Bargellini. Il fonde également, avec Sigfrido Bartolini, la revue Totalità (1966-1968), qui vise à recueillir l'héritage des revues florentines du début du siècle ; Giano Accame, Julius Evola, Fausto Gianfranceschi et Vintilă Horia y collaborent, entre autres.
En 1932, il épouse Gioconda Papini, fille de l'écrivain Giovanni Papini, décédé d'un cancer en 1954 et avec qui il a une fille Ilaria, devenue actrice célèbre.