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Roman et gothique |
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Sebastiano da Lugano (d) |
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Bien culturel italien (d) |
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La basilique Sainte-Justine (en italien Abbazia di Santa Giustina) est l'église d'une ancienne abbaye de Padoue, située dans le centre de la ville. Sa forme actuelle date du XVIIe siècle.
Elle fut fondée au VIe siècle sur la tombe de sainte Justine de Padoue par le préfet du prétoire Venantius Opilio (en français Venance Opilion (it)). sainte Justine, jeune fille de 16 ans, fut condamnée à mort par l'empereur Maximien, parce qu'elle était chrétienne. Cette basilique fut au XVe siècle une abbaye bénédictine fort importante. Entre le XIVe et le XVe siècle, de grands travaux y ont été entrepris axés sur le chœur, la sacristie, la chapelle de Saint-Luc et les quatre cloîtres.
Il Romanino, en , est chargé par les pères bénédictins de réaliser le retable de l'autel majeur, puis un cenacolo, pour le réfectoire du couvent. Ces deux œuvres ont été perdues.
L'abbaye fut supprimée en 1810 par Napoléon Bonaparte et ses moines expulsés. En 1919, l'ancien monastère a rouvert au public ; il abrite en son sein la Biblioteca statale del monumento nazionale di Santa Giustina.
Avec 122 m de long pour 82 m de large, la basilique Sainte-Justine est une des plus grandes de la chrétienté. Ces dimensions impressionnantes font écho à celle de la place qui la borde : la place du Prato della Valle.
Le pavement a été installé à partir de 1608 et terminé en 1615; Il est en marbre et pierre de touche de Vérone jaune et rouge. il s’insère, en particulier dans les sections longitudinales entre les piliers. Un grand nombre de morceaux de marbre grec appartenant à l'ancienne basilique d'Opilio ont été recyclés.
Cappella san Mauro
Il est surélevé par rapport au reste de l'édifice et est accessible par un escalier monumental. Au-dessous, s'ouvre une grande crypte, maintenant aménagée en chapelle d'hiver. Les balustrades sont l'œuvre de Francesco Contini (1630). Sur les côtés, en haut, des niches à l'intérieur, deux bustes qui représentent idéalement les deux patriciens romains Vitalianus (à droite) et Opilio (à gauche) œuvres de Giovanni Francesco de Surdis de 1561.
La chapelle est l’œuvre de l'artiste génois Filippo Parodi en 1689. L'artiste a pris en charge la conception architecturale, décorative et sculpturale y compris le plafond, orné par une foule angélique en stuc. Au centre se trouve la Pietà entourée de deux statues de Marie Madeleine et de saint Jean.
Il est accessible à partir du transept droit. Construit en 1564 sur les ruines de l'ancienne église abbatiale du Moyen Âge, il a été conçu pour permettre le passage vers le sanctuaire de saint Prosdocime de Padoue. Le couloir, peint entre les XVIe et XVIIe siècles, est contre-voûté et, au milieu, un espace octogonal couvert par un dôme décorée à fresque par Giacomo Ceruti. Au centre, le Puits des martyrs : construit sur les ordres de l'abbé Angelo Sangrino en 1565 au-dessus du puits médiéval (toujours visible dans le sous-sol) qui se trouvait au milieu de la nef de la basilique originale. La margelle octogonale en marbre de Vérone et albâtre, est finement travaillée. Une grille permet de voir au fond les os des martyrs de l’époque de Dioclétien découvert à cet endroit en 1269 par la bienheureuse Giacoma. Dans le coin ouest un morceau de la décoration en mosaïque qui ornait le sol de la basilique opilionea du VIe siècle est encore visible. Au fond un autel du XVIe siècle sur avec un tableau de Pietro Damini La Découverte du puits des martyrs et la puissance miraculeuse des douze bougies compte parmi les meilleures œuvres de l'artiste. Est également visible une grande cage de fer, datant du Moyen Âge, qui a contenu les restes de saint Luc. Les deux statues des saints Pierre et Paul, sont l’œuvre de Francesco Segala.
À la suite du corridor des martyrs se trouve le sanctuaire de saint Prosdocime de Padoue ou Sanctuaire de Santa Maria. C'est une des constructions la plus ancienne de la Vénétie, datée du VIe siècle. C’est le seul vestige préservé de la basilique opilionéenne. À l'origine, il s'agissait d’une chapelle destinée à la conservation des reliques. L'espace est conçu sur le plan de la croix grecque ; il est caractérisé par un auvent très élégant composé de dômes tous peints en grotesque au XVIe siècle pour remplacer la décoration en mosaïque présente à l'origine. Ce fut le lieu de sépulture des premiers évêques de Padoue, y compris le premier, saint Prosdocime, dont le corps repose dans l'autel depuis 1564. Il est constitué d'un sarcophage romain placé sur la droite (par rapport à l'abside). Au-dessus de l'autel est exposé un bas-relief représentant saint Prosdocime dans la tenue d'un aristocrate romain, datant du Ve siècle. Devant l’abside, une pergola, en marbre grec, constitue un étonnant travail du VIe siècle pratiquement intact conservé dans la position initiale d’Iconostase Le long de la paroi du petit vestibule d'accès, des restes de fresques du XIIe siècle, les décorations du XVIe siècle. Le tympan de la porte de la basilique opilionéenne du Ve siècle.