| Articulation | |
|---|---|
| Éléments constitutifs |
| Nom latin |
Pelvis |
|---|---|
| MeSH |
D010388 |
| TA98 |
A02.5.02.001 |
| TA2 |
129 |
En anatomie, le bassin osseux (en latin, pelvis) est une partie du squelette humain, en forme d'entonnoir, constituée des deux os coxaux latéraux, du coccyx et, en arrière, du sacrum. Il constitue la limite squelettique de la cavité pelvienne et de la ceinture pelvienne.

Le bassin est constitué de plusieurs éléments :
L'ischium et les branches ischio-pubienne et supérieure du pubis forme un orifice osseux : le foramen obturé.
L'ilium forme une grande aile : l'aile iliaque.
L'épine ischiatique délimite deux ouvertures : la grande incisure ischiatique et la petite incisure ischiatique.
Les deux os coxaux sont unis :
Le bassin présente une forme de sablier avec un évasement supérieur développé et un évasement inférieur moins développé, séparés par une zone rétrécie appelée le détroit supérieur.
Il donne attache sur les côtés aux membres inférieurs par les articulations coxo-fémorales (hanche) entre le cotyle et la tête fémorale. Cette articulation se fait via une cavité articulaire située au centre de l'os coxal : l'acétabulum qui reçoit la tête fémorale.
L'arrière-fond de cet acétabulum est la fossette acétabulaire qui, elle, ne reçoit pas la tête fémorale.
La ligne arquée part de l'avant de l'ilium vers le pubis et se rattache à la symphyse pubienne. Elle délimite les organes de l'abdomen et ceux du petit bassin ou pelvis et détermine le détroit supérieur du passage de la tête fœtale lors de l'accouchement.
Le bassin osseux délimite la partie inférieure de la cavité abdomino-pelvienne.
La cavité pelvienne proprement dite est comprise entre en bas l'ouverture inférieure du pelvis et en haut l'ouverture supérieure du pelvis constituant le petit bassin.
Au-dessus de l'ouverture supérieure du pelvis se trouve le grand bassin.

La forme du bassin actuel (en) est le résultat de contraintes sélectives. Elle a évolué à partir d'une structure adaptée à la locomotion quadrupède des grands singes (vers 25 Ma), puis aux australopithèques bipèdes à posture inclinée (vers 7 Ma) et aux humains bipèdes à posture érigée (Homo, vers 2,5 Ma). Le redressement du tronc, lié à la bipédie, s'accompagne d'un raccourcissement sagittal et d'un élargissement transversal du bassin.
Au cours de l'évolution, le petit bassin, permettant le passage du nouveau-né lors de l'accouchement, a vu son diamètre transversal augmenter pour permettre le passage de la tête qui grossissait, tandis que le cerveau se développait. Le diamètre transversal du pelvis augmente ainsi au cours de l'histoire évolutive de la lignée humaine. Il est de 98 mm chez les Pan troglodytes (chimpanzés communs), 99,1 mm chez les Australopithèques, puis par ordre croissant on trouve l'Homo habilis, l'Homo erectus, les humains anatomiquement modernes, dont la variabilité permet de donner une limite supérieure et inférieure (comprise entre 122 mm et 132 mm). Cependant, le volume crânien est trop élevé pour le diamètre du bassin maintenu presque trop petit par cette même bipédie. La contrainte fœto-pelvienne et la bipédie agissent de manière antagoniste sur le bassin humain (plus rigide, détroits obstétricaux non continus), comme le suggère l'hypothèse du dilemme obstétrical.
La fracture du pelvis (de la ceinture pelvienne) est une fracture grave, car souvent polytraumatique (généralement due à un accident (collision avec véhicule, écrasement ou chute d'une grande hauteur) et souvent associée à des lésions internes et à un risque de choc hémorragique (qui peut être traité par embolisation radiologique avec utilisation de coils, d'éponge hémostatique et/ou de microsphères parfois). L'hémorragie interne est confirmée par le scanner (extravasation de produit de contraste iodé dans le pelvis).