Bellovaques

Bellovaques
Image illustrative de l’article Bellovaques
Statère d'or à l'astre, cheval à droite frappé par les Bellovaques.Date : c. 80-50 AC

Période Antiquité
Ethnie Gaulois (Belges)
Langue(s) Gaulois
Religion Celtique gauloise
Villes principales Caesaromagus, Bratuspantium
Région actuelle  Picardie (France)
Frontière Ambiens, Véliocasses, Suessions, Silvanectes, Parisii.

Les Bellovaques (en latin : Bellovaci) sont un des peuples gaulois de la Gaule belgique. C’était l’un des plus importants numériquement et ils étaient les premiers des Belgae. Ils avaient pour voisins, au sud, les Parisii et Véliocasses, à l’ouest, les Calètes, au nord, les Ambiens et à l’est, les Silvanectes et Suessions.

Ils donnent son nom à la ville de Beauvais.

Localisation

Ils demeuraient dans l’actuel département de l'Oise à l’ouest de la rivière Oise. Mais il est probable que le territoire qu’ils contrôlaient à l’époque de la Guerre des Gaules était plus vaste que la civitas gallo-romaine, dont les limites ont été conservées par l’évêché de Beauvais, avec des cités clientes (pagi) qui furent rattachées aux peuples voisins (peut-être comme les Ambiens, les Calètes ou les Véliocasses).

Monnaie de bronze des Bellovaques.

Les Bellovaques dans la Guerre des Gaules

L’époque romaine

Les Bellovaques donnèrent leur nom au Beauvaisis et à la ville de Beauvais, la capitale fondée à l'époque romaine sous le nom de Caesaromagus, devenue Bellovacis au Bas-Empire.

Parmi les nombreuses occupations qui se sont développées sur le territoire bellovaque pendant la période romaine, la ville Briga, désormais fouillée de manière ininterrompue depuis près de 20 ans, participe activement au renouvellement des connaissances dans de nombreux domaines (architecture monumentale, statut, diffusion commerciale).

Étymologie

L’ethnonyme Bellovaques n'a pas d'interprétation assurée, cette forme résulte de la francisation de Bellovaci, Bellouaci. Cependant, il est probable que l'élément -aci dans Bellovaci représente le suffixe celtique localisant -āko- que l'on retrouve dans le nom de la tribu des Rauraci, Rauraques, « ceux de la Raura », la Ruhr, ainsi qu'associé à celui des Parisii, dans le Pilier des Nautes parisiens, à savoir Nautae Parisiaci « Nautes de chez les Parisii ». Peut-être faut-il interpréter Bello-uacus (pluriel Bello-uaci), plutôt que Bellou-acus (pluriel Bellou-aci), le premier élément Bello- représenterait alors un gaulois belo-, bello- blanc, « fort, puissant » que l'on retrouve dans le nom du dieu Belenos.

Articles connexes

Références

  1. 1 2 Jules César, Commentaires sur la Guerre des Gaules, Livre II, 5
  2. ↑ Jules César, Commentaires sur la Guerre des Gaules, Livre II, 6
  3. ↑ Jules César, Commentaires sur la Guerre des Gaules, Livre II, 13
  4. ↑ Georges-Pierre Woimant, Carte archéologique de la Gaule. 60. L’Oise., Paris, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, , 570 p. (ISBN 2-87754-039-1), page 473
  5. ↑ Fichtl, Stephan. et Impr. Clerc), Les premières villes de Gaule : le temps des oppida celtiques, Éd. Archéologie nouvelle, cop. 2012 (ISBN 978-2-9533973-9-0 et 2-9533973-9-6, OCLC 816599605, lire en ligne)
  6. ↑ Mantel, Parétias & Marlin dir., Briga, une ville romaine se révèle, Milano, Silvana Editoriale, (ISBN 9788836644308, lire en ligne)
  7. 1 2 Pierre-Yves Lambert, La langue gauloise : description linguistique, commentaire d'inscriptions choisies, Paris, Errance, coll. « Hespérides », , 248 p. (ISBN 2-87772-224-4), p. 34-35
  8. ↑ Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise : Une approche linguistique du vieux celtique continental, Paris, Errance, coll. « Hespérides », , 440 p. (ISBN 978-2-87772-237-7 et 2-87772-237-6), p. 71-72