| Échelon |
Tribu |
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| Région principale | |
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| Province principale | |
| Chef-Lieu |
| Mode de vie |
Sédentaire |
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| Fait partie du groupe tribal | |
| Nombre de fractions |
3 |
| Langue principale |
Arabe (dialecte jebli) |
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| Personnages marquants |
Moulay Abd as-Salam ben Mchich |
Beni Arous (en arabe : بني عروس) est une tribu arabo-amazigh d'ascendance idrisside d'une part et amazigh ghomaras ou Sanhaja d'autre part, les premiers ayant un rôle religieux important parmi les Jbalas.
Les Béni Arous ne sont pas unis sur le plan ethnique : selon les sources, certains sont des berbères Ghomara ou Sanhaja, d'autres des chorfas Idrissides, descendants d'un Slimane dit Sellam ben Mezouar ben Ali ben Mohamed ben Idriss II ben Idriss Ier. Ces derniers dominent le reste de la tribu, grâce à leur ascendance qui fait également d'eux des personnages importants du soufisme dans le Maroc du nord.
La légende de la formation raconte qu'a été envoyé chez le groupe originel de Ghomara un Chérif du nom de Sellam, fils de Mezouar, fils de Ali, fils de Mohamed, fils de Idriss II fils d'Idriss Ier. Il va être marié et sera alors appelé "Al-Arouss/Larousse" (qui veut dire "le marié", "le fiancé") ; il donnera alors son nom à la tribu tout entière, Bani Arous, les Fils du Fiancé'. Ils jouissent d'un réel pouvoir politique dans la région des Jbala depuis le XVe siècle, vont également lutter contre les invasions espagnoles et s'illustrer particulièrement à Sebta en 1418.
Grâce à leur qualité de chorfa, les Chérifs sont exemptés d'impôts, tout comme les Oumiyine qui sont leurs vassaux. Depuis l'expédition du sultan en 1889, les Samata forment une tribu "indépendante" et sont donc soumis à l'impôt.
Les Beni Arous sont composés de trois grands groupes :
Les Béni Arous possèdent sur leur territoire le tombeau du Sidi Moulay Abd as-Salam ben Mchich, un des plus grands "saints" (wali) des Jbalas. Des pèlerins viennent de tout le Maroc pour le vénérer, avec une ardeur similaire à celle des marocains d'autrefois.