En économie publique, un bien collectif est un bien non rival et non excluable. Puisqu'il est non rival, la consommation de ce bien par un individu supplémentaire n'empêche pas que d'autres le consomment. Puisqu'il est non excluable, le bien collectif existant ou créé, est accessible à tous sans condition : comme l'air pur, une justice intègre et rapide, la défense nationale, une bonne route. Il n'existe pas, pour des raisons techniques ou économiques, de moyen d'exclure par les prix certains individus de sa consommation.
| Excluabilité forte | Excluabilité faible | |
|---|---|---|
| Rivalité forte | Bien privé | Bien commun |
| Rivalité faible | Bien de club | Bien collectif |
Au sens strict, les biens collectifs sont des services : l'éclairage public, la lumière d'un phare, un feu d'artifice...
Il convient de ne pas confondre un bien collectif avec un bien public, défini comme un bien produit par la puissance publique.
Un ouvrage portant sur les transferts massifs d'eau remet en question la qualification de l'eau au titre de bien collectif, cette ressource ne pouvant effectivement pas être exploitée sans limite.
Les biens collectifs sont à l'origine de défaillances de marché. En effet, leur non excluabilité entraîne, de la part d'individus rationnels, un comportement de "passager clandestin": il est possible de bénéficier d'un bien collectif sans en supporter le financement. Le marché ne peut donc prendre en charge le financement de tels biens, ce qui entraîne souvent l'intervention de l'Etat, par exemple par le biais d'un financement par l'impôt.