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| Biofeedback | |
| Classification et ressources externes | |
Diagramme montrant la rétroaction entre une personne, un capteur et un processeur, pour aider l'entraînement à la rétroaction biologique | |
| CIM-9 | 94.39 |
|---|---|
| MeSH | D001676 |
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Le terme de biofeedback ou de rétroaction biologique ou rétrocontrôle biologique désigne à la fois :
| Type | Tension | fréquence basse | fréquence haute |
|---|---|---|---|
| ECG | 200 µV à 5 mV | 0,5 Hz | 3 Hz |
| EEG | 5 µV à 200 µV | 0,5 Hz | 70 Hz |
| EMG | 10 µV à 3 mV | 100 Hz | 3000 Hz |
Un appareil de biofeedback se compose d'un amplificateur d'instrumentation, qui amplifie les signaux physiologiques polyvalents grâce à des électrodes posées sur le cuir chevelu du sujet. Les tensions sont de l'ordre du 1/10 de millivolt, à des fréquences de 0 à 3000 Hz. Un circuit de liaison (coupleur) permet de rentrer les signaux dans la carte son d'un ordinateur. Tout le traitement (filtrages, visualisation, etc.) a été reporté sur des programmes freeware (gratuits), qu'on trouve maintenant à profusion sur Internet et qui permettent de faire des machines polyvalentes « tous signaux » : EEG, ECG, EMG.
Découvert dans les années 1970, la première utilisation du biofeedback a été celle du biofeedback EEG (électro-encéphalogramme) avec les productions d'ondes alpha.
Les inventeurs des techniques de relaxation modernes, Edmund Jacobson avec la relaxation progressive, et Alfonso Caycedo avec la sophrologie, ont utilisé ces techniques pour mesurer l'efficacité de leurs méthodes.
Une des voies en poupe est l'utilisation du biofeedback EMG (électro-myogramme), qui reprend depuis une dizaine d'années, avec la mesure de la tension musculaire, en complément des méthodes de relaxations traditionnelles (le training autogène de Schultz, la sophrologie, la relaxation progressive d'Edmund Jacobson).
Variante du biofeedback, le neurofeedback (NFB), aussi appelé en neurothérapie, neurobiofeedback ou biofeedback EEG (EEGBF) est une technique qui montre à l'utilisateur en temps réel l'activité de ses ondes cérébrales, mesurées par des électrodes placées sur le cuir chevelu, sous la forme d'une image, d'un son. Le principe général est celui du renforcement perceptible, c'est-à-dire de favoriser une activité cérébrale correspondant à la cible.
C'est une procédure en principe non-invasive. Une ou plusieurs électrodes sont placées sur le cuir chevelu, et une à chaque oreille. Les ondes cérébrales sont détectées à l'aide de l'électrode et le signal est ensuite amplifié et filtré grâce à un amplificateur et un convertisseur analogique numérique. Ce signal est ensuite converti en image ou en sons et montrée au patient sur l’écran d’un ordinateur.
Cette technique est utilisée pour diminuer la douleur. Il est reconnu qu'un sujet peut moduler sa perception de la douleur en recourant à des stratégies de distraction. Une équipe de l'université Stanford est parvenue à faire diminuer la douleur en permettant aux sujets atteints de maux chroniques d'observer leur activité cérébrale par imagerie par résonance magnétique.
Selon les études recensées par l'ISNR et l'institut EEG, le neurofeedback aiderait à soigner de nombreux troubles et pathologies tels que les acouphènes, les migraines, les insomnies, le stress, l’anxiété, l'impuissance, la frigidité, les angoisses, les phobies, l’hyperactivité, les douleurs chroniques, la fatigue, la fibromyalgie, l'hypertension, le diabète, la dépendance et l’addiction sexuelle, les tics, les TOCs et bien plus encore,.
Depuis les années 1970, de nombreuses études ont cherché à évaluer les effets du neurofeedback : les plus probantes portent sur les troubles du déficit de l'attention ou sur l'épilepsie. Mais à ce jour, aucun protocole de soins n'a été validé en France par la Haute autorité de santé (HAS).