| Brindisi | |
Vue aérienne de Brindisi. | |
Armoiries |
Drapeau |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | |
| Province | |
| Maire Mandat |
Giuseppe Marchionna 1 juin 2023 |
| Code postal | 72100 |
| Code ISTAT | 074001 |
| Code cadastral | B180 |
| Préfixe tél. | 0831 |
| Démographie | |
| Gentilé | Brindisien, Brindisienne |
| Population | 81 181 hab. (2026) |
| Densité | 244 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 40° 38′ 00″ nord, 17° 56′ 00″ est |
| Altitude | 13 m |
| Superficie | 33 330 ha = 333,3 km2 |
| Divers | |
| Saint patron | San Lorenzo da Brindisi et San Teodoro d'Amasea |
| Fête patronale | Premier dimanche de septembre |
| Localisation | |
Localisation dans la province de Brindisi. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
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Brindisi (en italien : prononcé /ˈbrindizi/, ⓘ ; en brindisien : Brìnnese), en français Brindes, est une ville italienne d'environ 80 000 habitants, chef-lieu de la province homonyme, dans les Pouilles.
Son emplacement privilégié sur la côte adriatique a conféré à son port un rôle commercial et culturel de haute envergure pour la majeure partie de son histoire. La ville a occupé la fonction de capitale en tant que siège provisoire du gouvernement du royaume d'Italie entre 1943 et 1944.
Brindisi est située sur un port naturel, au milieu d'une anse qui s'avance profondément dans la côte adriatique des Pouilles. Au fond de la baie se trouvent les îles Pedagne, minuscule archipel inaccessible au public en raison de son exploitation à des fins militaires (s'y trouve une base construite par l'ONU lors de l'intervention en Bosnie).
L'ensemble du territoire municipal appartient à la plaine de Brindisi, à forte vocation agricole. La ville occupe l'extrémité nord-est de la plaine du Salento, à environ 60 km de la Valle d'Itria et des premiers contreforts des basses Murge. La réserve naturelle nationale de Torre Guaceto est proche du centre-ville. La mer Ionienne se trouve à environ 60 km.
La commune de Brindisi occupe une vaste plaine d'où affleurent des dépôts calcaires et sableux d'origine marine, qui recouvrent eux-mêmes une couche argileuse plus profonde datant du Pléistocène ainsi qu'une couche carbonatée plus récente, composée de calcaires mésozoïques. Le développement de l'agriculture intensive a entraîné une augmentation de la consommation d'eau, mais aussi une utilisation excessive et non raisonnée de celle-ci.
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Maximale moyenne | 13,1 | 13,5 | 15,6 | 18,4 | 22,7 | 27 | 29,3 | 29,9 | 26,4 | 22,1 | 18 | 14,3 | 20,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | 7,1 | 7,1 | 8,7 | 10,9 | 14,9 | 19,2 | 21,8 | 22,5 | 19 | 15,6 | 11,8 | 8,4 | 13,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 66,5 | 64 | 56,8 | 53,5 | 33,3 | 17 | 19,7 | 21,9 | 69,5 | 68,5 | 85,8 | 77,1 | 633,6 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Humidité relative (%) | 78 | 75 | 74 | 72 | 70 | 71 | 70 | 72 | 74 | 76 | 77 | 77 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Ensoleillement | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Heures | 4 | 4 | 5 | 7 | 9 | 10 | 11 | 10 | 8 | 6 | 4 | 4 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Le nom de Brindisi est dérivé du latin Brundisium, lui-même issu, via le grec ancien Βρεντέσιον (Brentesion), du messapien brention, que l'on peut traduire par « ramure de cerf » (cf. lien phylogénétique avec l'albanais bri, « corne », du proto-albanais *brina), en référence à la forme caractéristique de son port naturel ramifié, qui évoque les bois d'un cerf.
Le toponyme francisé Brindes est également employé, en particulier dans un contexte historique,,. Il sert encore parfois à identifier le célèbre saint de la ville : Laurent de Brindes (Lorenzo da Brindisi).
Sur le promontoire maritime de Punta le Terrare, un peuplement regroupé et fortifié de l'âge du bronze moyen (xvie siècle av. J.-C.) ayant livré des fragments de céramiques mycéniennes a été mis au jour. Hérodote suggère que les habitants de la région étaient d'origine mycénienne. La nécropole de Tor Pisana, au sud de la vieille ville de Brindisi, a livré des vases proto-corinthiens de la première moitié du viie siècle av. J.-C. Ces découvertes attestent de la persistance des relations commerciales entre la Brindisi messapienne avec la rive opposée de l'Adriatique et les populations grecques de la mer Égée.

Brundisium est conquise par les Romains en 267 av. J.-C., qui en font rapidement leur port de prédilection pour l'embarquement et le débarquement de leurs armées mandatées en Grèce et en Orient. À cette fin, elle est reliée à Rome par les tracés de la Via Appia et de la Via Traiana. Elle vit la naissance de Pacuvius, grand poète tragique latin ; Agrippine y débarqua avec les cendres de Germanicus ; le célèbre poète Virgile y mourut le 21 septembre 19 av. J.-C., à son retour de Grèce.
Siège épiscopal depuis les débuts de l'époque apostolique, Brindisi représente l'un des centres de l'évangélisation de la région. Après la chute de l'Empire romain d'Occident, elle est prise par les Ostrogoths à la fin du ve siècle. Conquise par les forces lombardes de Romuald en 674 puis assiégée par les Sarrasins en 838, elle repasse sous la domination de Byzance jusqu'au xie siècle.
À sa conquête par les Normands, en 1070, elle est intégrée à la principauté de Tarente et au duché d'Apulie, gouvernée par les comtes de Conversano. Elle est faite ville royale sur ordre de Roger II à la suite de la révolte baronniale de 1132 et recouvre une partie de son antique splendeur : le siège épiscopal lui est réattribué, avec l'érection d'une nouvelle cathédrale ainsi que d'un château muni d'un arsenal flambant neuf, tandis qu'elle redevient un port privilégié pour la Terre sainte à l'époque des croisades.
C'est notamment dans la cathédrale de Brindisi que furent célébrés le mariage du jeune prince Roger puis celui de l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen avec Isabelle de Brienne le 9 novembre 1225, et ce dernier s'embarqua pour la sixième croisade depuis son port en 1227.
Brindisi est durement affectée par la peste noire, qui dévaste sa population.

De 1496 à 1509, Brindisi est sous la suzeraineté de Venise avant de passer sous domination espagnole.
Sous le régime des Bourbons, le roi Ferdinand IV de Naples ordonne en 1775 la reconstruction du port de la ville afin de permettre sa réouverture après des siècles de négligence et d'ensablement.
Peu après son annexion au royaume d'Italie (1860), l'ouverture du canal de Suez en 1869 lui assure une grande prospérité.
Durant la Seconde Guerre mondiale, de septembre 1943 à février 1944, le roi d'Italie Victor-Emmanuel III et ses partisans s'y réfugient, faisant de Brindisi le siège provisoire du gouvernement italien.





Habitants recensés

Brindisi, comme toutes les villes du sud de l'Italie, a connu une importante émigration au xxe siècle. Cette émigration concernait principalement les classes sociales les plus modestes qui ont quitté les campagnes. Elle se divise en deux grandes vagues. La première, qui a atteint son apogée dans les années précédant et suivant immédiatement la Première Guerre mondiale, avait pour unique destination les Amériques (États-Unis, Argentine, Brésil), puis s'est orientée vers l'Europe centrale et septentrionale, qui est ainsi devenue la principale destination d'accueil de l'émigration des Pouilles. La seconde, après la Seconde Guerre mondiale, a été attisée par le développement industriel de certaines régions du nord du pays : le Piémont et la Lombardie, notamment Milan. À partir des années 1960, avec la construction de la grande usine pétrochimique, qui complétait les industries mécaniques et navales existantes, Brindisi put pourvoir des emplois aux techniciens et aux ouvriers. La ville connut alors une légère immigration régionale, attirant des familles des provinces et régions voisines.
Le dernier grand chapitre important de l'histoire migratoire de la ville fut l'exode albanais de 1990-1991 (qui dura en réalité au moins une décennie), qui a engendré des vagues d'arrivées d'immigrants au port de Brindisi.
Le dialecte brindisien est une variante du salentin dont, malgré de légères variations entre les différentes communes, la racine reste inchangée. Il est parlé non seulement à Brindisi, mais aussi sur le territoire de certaines communes voisines et, avec de petites variations, dans certaines communes de la province de Tarente et du nord de celle de Lecce.
Brindisi, avec Ostuni, est le siège de l'archidiocèse homonyme (Archidioecesis Brundusina-Ostunensis en latin), siège épiscopal de l'Église catholique, suffragant de l'archidiocèse de Lecce et relevant de la région ecclésiastique des Pouilles. Le diocèse fut érigé au ive siècle ; son premier évêque fut saint Leucio. Au ixe siècle, après la destruction de la ville par les Sarrasins, les évêques élurent résidence à Oria. C'est également à cette époque que fut créé le diocèse d'Ostuni, initialement uni à celui de Monopoli et probablement héritier de l'ancien diocèse d'Egnazia. Le 30 septembre 1986, par décret du dicastère pour les évêques, l'archidiocèse de Brindisi et le diocèse d'Ostuni furent réunis en sede plena pour former l'archidiocèse de Brindisi-Ostuni. Le nouveau diocèse fut reconnu civilement le 20 octobre 1986 par décret du ministère de l'Intérieur.
L'Église orthodoxe, longtemps majoritaire à Brindisi pendant la période byzantine, avec une très forte présence de moines basiliens, conserve dans la ville la paroisse de San Nicola di Mira, qui suit le rite byzantin. La communauté juive, réduite mais fort industrieuse, s'est maintenue de 53 apr. J.-C. jusqu'à la seconde moitié du xvie siècle. Les flux migratoires récents ont conduit à l'apparition d'une présence religieuse islamique.
La Gazzetta del Mezzogiorno est active localement avec la rédaction de la Gazzetta di Brindisi, diffusée dans toute la province. Le Nuovo Quotidiano di Puglia couvre également les actualités du Salento et de Brindisi. La rédaction du journal Senzacolonne est directement implantée dans la ville. Nautilus est une revue scientifique implantée à Brindisi qui traite de la mer, des ports, des transports et de la navigation de plaisance. Parmi les autres journaux basés dans la ville : BrindisiSera et Brindisi News.
CiccioRiccio est une station de radio qui est écoutée dans toute la région des Pouilles, en Basilicate, ainsi que dans une partie du Molise, de la Campanie et de la Calabre.
Radio Dara a également son siège dans la ville. Elle a été fondée en 1980 et émet aujourd'hui dans toute la province.
Brindisi abrite plusieurs chaînes de télévision, dont Teleradio Agricoltura et, surtout, Puglia TV, qui a commencé à émettre en janvier 1988 dans la province.
Au cours des dernières décennies, plusieurs compagnies de théâtre professionnelles ont vu le jour et se sont développées à Brindisi, dont certaines se concentrent sur le théâtre expérimental et la formation d'acteurs. Certaines de ces compagnies mènent plusieurs projets socioculturels pour promouvoir la culture théâtrale, notamment auprès des personnes en situation de handicap.
La cuisine locale se caractérise par sa simplicité, à base d'ingrédients peu onéreux, tels que la farine d'orge, moins chère que le blé. Légumes, escargots et tassergal (poisson) y occupent une place de choix. Parmi les recettes les plus typiques, on trouve les « pettole » (beignets de pâte levée, sucrés ou salés selon les goûts, farcis par exemple de morue ou d'anchois salés, accompagnés de chou-fleur ou de brocoli), la « tajedda di riso, patane e cozze » (riz, pommes de terre et moules), la soupe de poisson, la purée de fèves ou encore les « cozze racanate » (fèves et moules).
Les fromages brindisiens sont principalement issus du lait de brebis, en raison de la prévalence de l'élevage de moutons et de chèvres dans la région. En été, on y produit de la cacioricotta, qui peut être consommée fraîche ou affinée pendant quelques mois pour développer une saveur plus prononcée.
Parmi les fromages d'hiver typiques, on trouve le pecorino et la ricotta, qui servent à aromatiser le ragù ou à garnir les bruschettas. Les fromages frais les plus courants sont la burrata, la giuncata, la manteca, la mozzarella ou le fior di latte.
Les légumes sont les véritables vedettes de l'alimentation traditionnelle du Salento. Selon la saison, on trouve les brocolis-raves, différentes variétés de choux, les poivrons, les aubergines et les courgettes (tous servis séchés au soleil ou conservés dans l'huile d'olive), et les artichauts. On utilise également des plantes sauvages dans la cuisine traditionnelle, comme la chicorée, le pissenlit, l'asperge, la moutarde, le chardon, les lampascioni et les câpres.
Dans la cuisine brindisienne, on utilise fréquemment des tomates vertes ou blanches, principalement pour la sauce tomate, mais aussi confites à l'huile d'olive après séchage naturel. On consomme également beaucoup d'olives, vertes ou noires, naturelles ou en saumure. Enfin, les légumineuses comme les haricots, les pois et les fèves sont consommées fraîches ou séchées au printemps et en hiver.
Parmi les spécialités préparées à base de fruits, on peut citer la gelée de coing, les figues séchées (préparées avec une garniture aux amandes), la marmelade d'orange et de citron ou encore la confiture de figues.

Les pâtes et le pain sont préparés avec de la farine complète, ce qui leur confère une couleur sombre. Le blé dur y est mélangé à la farine traditionnelle. Parmi les spécialités locales, on trouve les lasagnes aux légumes, les cavatelli, les orecchiette (stacchioddi en dialecte de Brindisi) et les raviolis farcis à la ricotta.
En matière de panification, la tradition locale privilégie l'utilisation de blé dur et d'orge. Pour le pain levé (appelé criscituni) cuit sur une pierre à pain, les boulangers de Brindisi utilisent des fagots de branches d'olivier pour lui conférer un arôme particulier. Un type de pain traditionnel, appelé puccia, est préparé avec des olives : il est confectionné avec une farine de blé beaucoup plus raffinée que pour le pain ordinaire, à laquelle on ajoute des olives noires. On trouve également la frisella, une sorte de pain dur déshydraté qui se conserve longtemps, et des tarallini, qui se conservent aussi très bien.
Parmi les desserts locaux, la pâte d'amandes, obtenue en broyant des amandes décortiquées et du sucre, occupe une place centrale. La deuxième grande spécialité est la cartellata, une pâtisserie, préparée notamment à Noël, composée d'une fine bande de pâte à base de farine, d'huile et de vin, enroulée sur elle-même en laissant intentionnellement des cavités et des ouvertures, pour former une sorte de rose ; la pâte est ensuite frite, séchée et trempée dans du vincotto tiède ou du miel.

À Brindisi sont produits les vins DOC : Aleatico di Puglia, Ostuni et Brindisi.
Les cépages cultivés localement sont :
Le développement industriel de Brindisi au xxe siècle a entraîné des changements radicaux dans le tissu économique de la ville et la bétonisation du littoral. Grâce à sa situation portuaire, elle est également l'un des principaux points d'embarquement pour la Grèce et la Turquie.
Le secteur agricole de Brindisi s'oriente vers l'horticulture, la viticulture, l'arboriculture fruitière et l'oléiculture. La région produit traditionnellement des amandiers, des oliviers, du tabac, des artichauts et des céréales. L'élevage est consacré aux bovins, ovins et caprins.
Les principales industries de Brindisi sont affiliés aux secteurs pétrochimique et aéronautique.
L'industrie pétrochimique, sous ses différentes formes (agroalimentaire, énergie et pharmaceutique), est très développée sur le territoire de Brindisi. L'association Federchimica reconnaît Brindisi comme un pôle industriel de la chimie.
L'usine d'Eni, connue sous le nom d'EniPower, est implantée dans le complexe pétrochimique de Brindisi, en périphérie de la ville, près du littoral.
Brindisi est un acteur majeur de la production d'électricité en Italie.
Le site de fabrication d'Avio Aero (moteurs militaires) est implanté à Brindisi.
Brindisi est desservie par :
La gare de Brindisi, important nœud ferroviaire régional des Pouilles, est desservie par la ligne adriatique et la ligne Tarente-Brindisi. Gérée par Centostazioni, elle assure des liaisons vers toutes les destinations desservies par les chemins de fer des côtes adriatique et ionienne. La gare de Brindisi Marittima a perdu son usage en 2006.

Le port de Brindisi est historiquement au cœur des échanges commerciaux entre l'Italie et l'Orient grec. Comptant aujourd'hui parmi les principaux ports maritimes commerciaux et industriels de la mer Adriatique, son trafic marchand concerne essentiellement le charbon, le fioul, le gaz naturel et les produits chimiques.
Le port se compose de trois parties :
L'aéroport de Brindisi propose des vols quotidiens vers les principales villes italiennes et européennes. Situé à 5 km du centre-ville, il dessert l'ensemble des provinces de Brindisi et de Lecce ainsi qu'une partie de celle de Tarente. En 2017, il a accueilli 2 321 147 passagers.
L'aéroport a été fondé dans les années 1920 avec la construction d'une piste militaire et baptisé du nom d'Orazio Pierozzi, aviateur de la Première Guerre mondiale. Les installations militaires sont toujours opérationnelles, mais un décret interministériel en 2008 a conféré à l'aéroport le statut d'aéroport civil d'État, ouvert au trafic civil.
L'aéroport possède deux pistes : l'une de 3 330 m de long orientée nord-ouest/sud-est, l'autre de 1 950 m de long orientée nord-est/sud-ouest. Leurs caractéristiques permettent l'atterrissage d'avions de transport de grande taille, tels que l'Antonov An-124 Ruslan ou le Boeing 747.
La situation de l'aéroport en Méditerranée, conjuguée à son potentiel multimodal naturel (le port se trouve à quelques kilomètres seulement), confère à la base une importance stratégique, tant pour la défense nationale que pour l'OTAN. Pour les mêmes raisons stratégiques, dans les années 1990, l'aéroport a été choisi par l'ONU comme principale base logistique mondiale pour soutenir les opérations de maintien et d'imposition de la paix dans le monde entier, opérations qui étaient jusqu'alors menées à l'aéroport de Pise « San Giusto ». En 2000, le dépôt humanitaire des Nations Unies a été transféré de l'aéroport de Pise à celui de Brindisi. Géré depuis par le Programme alimentaire mondial, il est connu sous le nom de Dépôt de réponse humanitaire des Nations Unies (UNHRD). Pour le compte d'organisations gouvernementales, d'autres agences des Nations Unies et d'ONG, l'aide humanitaire est acheminée depuis le dépôt de l'UNHRD à Brindisi vers les régions les plus reculées et les plus sinistrées du monde.
La société des transports publics de Brindisi assure à la fois les transports en commun urbains au sein de la ville et les liaisons avec les autres municipalités de la province. Elle propose également un service de transports maritimes à travers les rives intérieures du port de Brindisi.
Tuturano
Carovigno, Cellino San Marco, Latiano, Mesagne, San Donaci, San Pietro Vernotico, San Vito dei Normanni
Brindisi est jumelée avec les villes suivantes :
Le Brindisi FC, principal club de football de la ville, a disputé six championnats de Serie B.
En basket-ball, la New Basket Brindisi est parvenue à se hisser à deux reprises jusqu'en finale de Coupe d'Italie.