| Bronchales | |
Héraldique |
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Vue de Bronchales depuis l'ermitage de Santa Bárbara. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Statut | Commune |
| Communauté autonome | Aragon |
| Province | Teruel |
| Comarque | Sierra de Albarracín |
| Maire Mandat |
David Hernández Domingo (PP) 2023-2027 |
| Code postal | 44367 |
| Démographie | |
| Population | 465 hab. (2025) |
| Densité | 7,8 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 40° 30′ 32″ nord, 1° 35′ 19″ ouest |
| Altitude | 1 569 m |
| Superficie | 5 960 ha = 59,60 km2 |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.bronchales.es |
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Bronchales est une commune d'Espagne, dans la province de Teruel, communauté autonome d'Aragon, comarque de la Sierra de Albarracín.
Bronchales est connue pour sa forêt de pins (l'une des mieux conservées d'Espagne), ce qui en fait un centre de vacances pour de nombreuses familles aragonaises et de la voisine communauté valencienne.
Le nom de Bronchales apparaît dans le texte du Cantar de mio Cid sous la forme ancienne Fronchales. Le toponyme figure dans le passage décrivant le trajet des hommes du Cid entre Santa María de Albarracín et Medinaceli :
Ce passage correspond au voyage des compagnons du Cid qui, après avoir traversé le territoire d'Albarracín, ont passé la nuit à Bronchales sur leur route vers Medinaceli.
L'étymologie exacte du toponyme n'est pas entièrement établie. Il a été associé à des formes romanes liées à la végétation, aux broussailles ou aux branches.
À 1 569 mètres d'altitude, Bronchales est l'un des villages les plus hauts d'Espagne. La commune a une superficie de 59,60 km².
Les forêts de Bronchales font partie du paysage forestier des Montes Universales et de la Sierra de Albarracín. Outre le pin sylvestre (Pinus sylvestris), d'autres espèces adaptées au climat montagnard sont présentes.
La faune de la région comprend des mammifères comme le cerf, le chevreuil et le sanglier, ainsi que diverses espèces de rapaces. L'environnement est également connu pour la cueillette de champignons, en particulier en automne.
On trouve de nombreuses sources dans les environs de Bronchales, dont les eaux sont de très bonne qualité. Parmi les plus connues figurent la Fuente del Canto, la Fuente de la Doncella, la Fuente del Chorro et la Fuente de los Aguanosos.
La disponibilité en eau a traditionnellement été un élément central du paysage et de la vie locale. Il existe également dans la commune une usine d'embouteillage d'eau minérale.
Des fouilles témoignent de l'existence d'habitations ibères dans la zone.
Pendant la période romaine, on y trouve des poteries en terra sigillata dans la propriété appelée « El Endrinal », qui par son extraordinaire argile, est excellente pour la fabrication de poterie de bonne qualité. De même, l'eau est abondante dans les ravins El Manzano et El Salobral, en plus du combustible pour les fours. On conserve 32 moules en fragments.
Des outils en silex du Néolithique ont été localisés dans des sites comme Las Tejedas et la Fuente del Hierro.
Pendant l'occupation musulmane, on peut penser que Bronchales appartenait au royaume de taïfa de Béni-Razin, mais une pièce de monnaie trouvée au château de Santa Bárbara (à présent cimetière) nous parle du royaume de Saragosse. C'est un dirham en argent du roi taïfa de Saragosse, Ahmad ibn Sulayman al-Muqtadir de l'an 440 de l'Hégire musulmane (année 1057 du calendrier grégorien). On peut en déduire que Bronchales appartenait au royaume de taïfa de Saragosse.
Après la reconquête, on trouve Bronchales dans le Cantar del Mio Cid, verset 1475.
Tous ces royaumes furent obligés de devenir vassaux par le pouvoir militaire chrétien. De plus, quand l'intrépide navarrais Pedro Ruiz de Azagra christianisa Albarracín et sa sierra en 1171. Le curé de Bronchales (Roncales) apparaît comme l'un des sept curés du diocèse d'Albarracín au serment de son premier évêque Martin.
Le 21 juin 1257, par privilège du roi Jacques Ier donné à Teruel, ce lieu passa à faire partie de la Sesma de Bronchales, dans la communauté de Santa María de Albarracín, qui dépendait directement du roi. Ce régime administratif a perduré, et cette communauté est la seule qui a survécu au décret de dissolution, en 1837, le siège actuel se trouve à Tramacastilla. La Sesma incluait Bronchales, Orihuela del Tremedal, Ródenas, Pozondón et Monterde de Albarracín.
Son église était romane à l'époque, située probablement à côté du château et dédiée à sainte Barbara, transformée par l'art gothique aux XIVᵉ et XVᵉ siècles. Finalement, entre 1624 et 1689, on achève la paroisse actuelle qui est dédiée à l'Assomption de Notre-Dame.
La documentation historique de Bronchales est conservée en partie aux archives municipales et paroissiales. Diverses études publiées par le Centro de Estudios de la Comunidad de Albarracín ont analysé des documents locaux du XIVᵉ au XIXᵉ siècle.
Pendant la guerre civile espagnole, la Sierra de Albarracín fut affectée par les opérations militaires liées à la bataille de Teruel. Bronchales accueillit des forces et des installations militaires pendant différentes phases du conflit.
Une étude publiée en 2024 par Dimas Vaquero Peláez et Blas Vicente Marco documente la présence allemande à Bronchales pendant la bataille de Teruel. L'article étudie la présence dans la localité de personnel lié à la Légion Condor, la force militaire envoyée par l'Allemagne nazie en soutien du camp insurgé,.
Selon cette recherche, pendant l'offensive républicaine de décembre 1937, plusieurs militaires allemands stationnés à Bronchales furent surpris et capturés par les forces républicaines, ainsi que du matériel militaire.
L'épisode s'inscrit dans la bataille de Teruel, commencée en décembre 1937. Le village fut occupé par l'Armée populaire de la République en janvier 1938 et repris par les forces franquistes en février de la même année.
La population est de 475 habitants en 2025, soit une densité de 7,8 hab./km².
C'est l'une des municipalités les plus peuplées de la Sierra de Albarracín, étant donné que cette comarque aragonaise a l'une des densités de population les plus faibles d'Europe. Seules Albarracín et la voisine Orihuela del Tremedal dépassent Bronchales en nombre d'habitants.
| Année | 1970 | 1981 | 1991 | 2001 | 2011 | 2021 | 2025 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Habitants | 564 | 438 | 475 | 472 | 465 | 432 | 475 |
La mécanisation de l'agriculture ainsi que l'abandon des petites exploitations paysannes et la perte d'emplois qui en a résulté ont conduit à un déclin démographique significatif (exode rural) dans la seconde moitié du XXᵉ siècle.
La principale base de l'économie de la région est l'agriculture, principalement les céréales, et l'élevage, ovin comme bovin.
Au XXᵉ siècle, le tourisme, l'industrie alimentaire et l'embouteillage d'eau ont pris de l'importance. Il existe une petite zone industrielle où l'on trouve une usine de mise en bouteille d'eau minérale et un séchoir artificiel de salaisons utilisé pour la filière de transformation du jambon serrano.
Le tourisme se concentre principalement durant les mois d'été, lorsque la population augmente avec l'arrivée de visiteurs et de résidents temporaires provenant principalement d'Aragon et de la communauté valencienne.
Bronchales est un point de départ pour des itinéraires de randonnée, de VTT et d'activités liées aux forêts de la Sierra de Albarracín.
Aux environs de la commune se trouve le camping Las Corralizas, situé dans une zone forestière de haute montagne. L'environnement attire les visiteurs intéressés par le paysage, la mycologie et les activités sportives.
L'église paroissiale de l'Assomption est le principal édifice religieux de la commune. Elle se trouve dans le centre urbain et présente des éléments de construction correspondant à différentes périodes historiques.
L'ermitage de Santa Bárbara est situé aux environs du centre urbain, sur une élévation d'où l'on domine une partie du paysage de la sierra.
Le centre urbain conserve des exemples d'architecture populaire montagnarde, avec des bâtiments en pierre, des grilles en fer forgé et des toits adaptés aux conditions climatiques de montagne.
Les fêtes patronales sont célébrées à la mi-août en l'honneur de la Vierge de l'Assomption et de saint Roch. Le programme traditionnel comprend plusieurs jours de célébrations, entre le 14 et le 19 août.
La Sopeta de San Roque est célébrée le 16 août. La tradition avait à l'origine le caractère d'une réunion de voisins où l'on partageait des gâteaux et du vin. Avec le temps, elle s'est transformée en une célébration populaire où les participants dansent au son de la musique et s'aspergent de vin.
Parmi les autres célébrations traditionnelles figurent les Mayos, chantés la nuit du 30 avril, les fêtes du Pilar et les actes de la Semaine Sainte.
Depuis 1923, il y a eu 35 maires à Bronchales.
| Période | Maire | Parti |
|---|---|---|
| 1923 | Teófilo Marqués | |
| 1925 | Francisco Herranz | |
| 1927 | Lorenzo Pérez | |
| 1930 | Faustino García | |
| 1931 | Blas Dobón Berjes | |
| 1933 | Agustín Marqués | |
| 1935 | Salvador Monzón | |
| 1935 | Víctor Jarque | |
| 1936 | Atanasio Pérez | |
| 1936 | Agustín Marqués | |
| 1936 | Nicolás Asensio | |
| 1937 | José Asensio | |
| 1937 | Mariano Monzón | |
| 1938 | Octavio Lapuente | |
| 1938 | Salvador Monzón | |
| 1939 | Pablo Asensio | |
| 1940 | Pedro González | |
| 1941 | Primitivo Gil | |
| 1943 | Manuel Pérez | |
| 1948 | Valentín Dobón | |
| 1950 | Víctor Jarque | |
| 1953 | Francisco López | |
| 1956 | Juan Pérez | |
| 1957 | Juan Manuel Pérez | |
| 1958 | Lucas Navarro | |
| 1965 | José García Paricio | |
| 1968 | Gil Gil del Val | |
| 1973 | Juan Manuel Pérez | |
| 1979-1983 | José García Lahoz | CD |
| 1983-1987 | Ricardo Sáez Soriano | |
| 1987-1991 | Ricardo Cavero Giménez | |
| 1991-2003 | Maximiano Pérez López | |
| 2003-2007 | Juan Pedro Pérez Dobón | |
| 2007-2011 | Baldomero Pérez Fuertes | |
| 2011-2015 | Francisco Nácher Dobón (Paco Nácher) | CHA |
| 2015-2019 | Jorge Hernández Perona | PSOE |
| 2019-2023 | José Luis Agustén Gil | CHA |
| 2023- | David Hernández Domingo | PP |
Le 12 août 2026, Bronchales fut un lieu d'observation privilégié pour l'éclipse solaire totale


