| Naissance |
Vichy |
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| Genre musical | musique contemporaine, pop, rock |
| Labels | Soond / MusiCube / ¡Éditions!/ L'escargot / Adda / Naïve / Auvidis / Harmonia Mundi |
Bruno Letort, né en 1963 à Vichy, est un compositeur français, également producteur sur France Musique et essayiste.
Bruno Letort est né en 1963, son père dirige Unidisc, un label spécialisé dans la production pour enfants mais qui a également travaillé avec le compositeur Pierre Henry.
Il publie au début des années 1980 une série d’albums à la frontière du jazz et du rock. En tant que compositeur, son catalogue recèle de musiques plus « écrites » : ses partitions pour orchestre, ses nombreux quatuors à cordes et même un premier opéra interactif, François Villon L'opéra, en 1994, sur un livret d'Orlando de Rudder. La démarche de Bruno Letort a toujours visé à la pluri-disciplinarité . En témoigne le nombre d’œuvres composées pour la danse, le théâtre, le cinéma. En 2000 il fonde pour Radio France le label Signature sur lequel enregistreront – entre autres- des artistes aussi divers que Pierre Henry, Fred Frith, Bill Rieflin, Noël Akchoté, Jean-Luc Godard, Hector Zazou, Lee Ranaldo, Nils Petter Molvær, Beñat Achiary. En 1999, il crée avec les auteurs de BD François Schuiten et Benoît Peeters L'affaire Désombres, dans le cadre du Festival 38e Rugissants à Grenoble,Cette même année paraîtra "mégapoles" sur le label Naïve avec une illustration de François Schuiten, disque qui sera réédité en 2007 aux éditions du point d'exclamation.
De 1995 à 2019, il produit une série d"émissions sur France Musique et France Culture, notamment "Tapage Nocturne", émission qui explore les musiques de création.
En 2005, il crée, dans le cadre des Nuits Botanique" à Bruxelles, "Lignes" adpation libre du roman de Ruy Murakami, en collaboration avec l'ensemble Musiques Nouvelles sous la direction de Jean-Paul Dessy, le dessinateur Denis Deprez et le vidéaste japonais Yuki Kawamura,.
En 2008, il compose la musique pour les films de Benoît Peeters, série de portaits retraçant les 35 ans du festival de la Bande Dessinée d'Angoulême.
Il collabore régulièrement avec le GRM (Groupe de Recherches Musicales), notamment dans le cadre du festival "Présence électroniques",.
En , il compose "Après de tremblement de terre..." pour le duo Pulsaxion, une pièce pour percussions, saxophones et guitare électrique dans le cadre du festival Aujourd'hui Musiques au théâtre de l'Archipel à Perpignan.
En 2015, il signe la musique du Train World, musée consacré à l'histoire ferroviaire belge et européenne, sur une scénographie de François Schuiten,,.
En 2017, il signe la musique de la fiction radiophonique "La Tour" pour France Culture, avec l'Orchestre National de France, d'après l'œuvre de Benoît Peeters et François Schuiten,.
En 2019, il signe la musique de l'exposition "Scientifiction" au musée des Arts et Métiers à Paris, sur une scénographie d'Eric Dubois et et en 2021, il conçoit création sonore de l'exposition "Goya Expérience" au Palais des Beaux-Arts de Lille sur une scénographie de Macej Fischer.
En 2022, Bruno Letort signe les arrangements de six chansons de l'album Multitude de Stromae.
Le , il publie sur le label SoOnd, "Black Museum", avec la collaboration de Laurie Anderson, David Krakauer, Régïs Boulard, David Linx, Evan Ziporyn, Thomas Bloch, le Tana Quartet, Mike Ladd et David Torn,. Le de cette même année, il crée l'opéra "Le retour du capitaine Nemo" à l'opéra national du Rhin, dans le cadre du festival Ars Mondo, d'après l'œuvre de Benoît Peeters et François Schuiten.
Le , est inaugurée l'exposition Horlogers des rêves, au festival Delémont'BD (Suisse) réalisée par François Schuiten, Bruno Letort et Denis Flageollet.
Selon un rapport de l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes, sept femmes ont témoigné à l'encontre de Bruno Letort pour « harcèlement, abus de pouvoir et violences sexistes et sexuelles »,. À la suite de ce rapport, Bruno Letort est démis de ses fonctions de direction d'Ars Musica en juin 2024 par le conseil d’administration d’Ars Musica à la demande de Bénédicte Linard, Ministre de la Culture, des Médias et des Droits des femmes. Selon celle-ci : « Une décision indispensable en regard de la gravité des faits », rapportés à l’Institut.
Les avocates de Bruno Letort dénoncent les qualificatifs utilisés par le cabinet Linard qui évoque des faits de "harcèlement, d'abus de pouvoir et de violences sexistes et sexuelles". "Ces accusations sont graves. Le rapport de l'Institut ne parle nulle part de violences sexistes ou sexuelles ! Qui plus est, c'est à la justice de décider si les éléments exposés dans les sept témoignages sont établis et peuvent être définis comme l'Institut le prétend. Il n'y a ni plainte au pénal, ni enquête menée par des autorités judiciaires ».