Buis commun
| Règne | Plantae |
|---|---|
| Clade | Angiospermes |
| Clade | Dicotylédones vraies |
| — non classé — | stem eudicotyledons |
| Ordre | Buxales |
| Famille | Buxaceae |
| Genre | Buxus |
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LC : Préoccupation mineure
Monde, Europe, France
Le Buis commun ou Buis toujours vert (Buxus sempervirens) est une espèce de plantes à fleurs du genre Buxus de la famille des Buxacées, à l'odeur caractéristique. C'est un arbuste à feuilles persistantes qui peut atteindre une hauteur de 5 à 6 mètres. Il produit au printemps des fleurs axillaires de petite taille. Les abeilles aiment visiter ses fruits au suc très sucré à l'automne.
L'espèce Buxus sempervirens a été décrite par le naturaliste suédois Carl von Linné en 1753.




Le buis est une plante à croissance très lente, qui peut vivre plusieurs siècles. Il peut atteindre alors jusqu'à 8 m de hauteur en climat tempéré et jusqu'à 20 m en zone subtropicale.
Son bois est particulièrement dur, ce qui lui valut d'être utilisé comme matériau pour fabriquer des outils durant la Préhistoire avant la maîtrise du métal.
Il forme des branches courtes. Les feuilles ovales sont d'abord vert tendre puis plus foncé. Elles mesurent de 1 à 2,5 cm de long et la moitié en largeur.
Le buis est monoïque. De mars à mai apparaissent à l'aisselle des feuilles de discrètes grappes de fleurs jaunâtres parfumées. Chaque grappe est généralement constituée d'une fleur femelle terminale et de plusieurs fleurs mâles pendantes. Une corolle est absente, il n'y a que quelques très petites sépales. Les fleurs femelles ont trois styles, chacune avec un stigmate en deux parties, les fleurs mâles ont chacune quatre étamines. Les fleurs produisent en abondance du nectar et du pollen et sont donc volontiers visitées par les abeilles et les mouches.
Le fruit est une capsule brune ou grise, coriace, d'environ 1 cm de long, contenant de nombreuses graines matures en septembre. Le parfum des semences attire les fourmis, ce qui fait du buis l'une des rares plantes ligneuses d'Europe centrale dont les graines sont disséminées par les fourmis (myrmécochorie).
Au même titre que le chêne kermès, qu'il concurrence sérieusement comme ayant la même écologie, le buis, pourtant moins méditerranéen que ce dernier, constitue un élément important de certains paysages des garrigues élevées et des causses ; toutefois, il peut descendre jusqu’à une faible altitude, sur des substrats calcaires, mais aussi sur des marnes, et privilégie les versants nord. Coupé ou incendié, il devient rampant et se plaque au sol ; s'il n’est pas entravé dans son développement, il s'élance et émerge des autres végétations, qu'il finit par étouffer. Il résiste bien à l'érosion, car il s'accroche aux fissures et diaclases, ce qui lui permet de croître dans les ravins profonds. Il a des semis nombreux aux endroits dénudés.
L'espèce n'est pas considérée comme étant menacée en France. En 2021, elle est classée Espèce de préoccupation mineure (LC) par l'UICN.
Toutefois, l'espèce peut se raréfier localement : elle est considérée en Danger (EN) en Alsace.
Le buis
La multiplication non naturelle du buis peut se faire par semis (très lent), par marcottage ou par bouturage (méthode la plus courante car la culture de semences est très longue).
• Pour bouturer, on prélève de septembre à mars des branches de 10 à 15 cm de longueur dont on défolie les deux tiers inférieurs qu'on plante dans le sol jusqu'aux premières feuilles en protégeant du plein soleil. Les boutures prélevées en août forment des racines avant l'hiver. La deuxième année, on transplante dans un pot de taille supérieure en maintenant l'ombre et l'humidité toute l'année. Enfin, la transplantation peut avoir cours avec plus de succès lorsque l'enracinement est bien dense.
Buxus sempervirens se trouve du Portugal, en passant par le Nord de l'Espagne et par la France, jusqu'en Allemagne, en Angleterre, au sud de la Belgique, au Luxembourg et en Suisse.
Le buis fait partie de la flore belge actuelle, mais n'a jamais été une plante autochtone de l'Italie (malgré les textes de Pline l'Ancien et d'autres anciens).
Par contre, on la retrouve dans les Balkans (l'ancienne Yougoslavie, la Grèce, le Kosovo…) jusqu'en Bulgarie.
Il est intéressant d'observer que ce buis ne présentera pas tout à fait le même aspect selon la qualité du sol, l'ensoleillement et la pluviométrie. Dans les endroits humides ou ombragés, sa feuille verte atteindra la plus grande surface et sera de couleur sombre alors que son bois pourra atteindre plusieurs mètres de haut. Dans les endroits plutôt secs et ensoleillés, la feuille sera plus claire, voire presque jaune, alors que son développement restera plus réduit. De fait, la croissance du buis semble favorisée par la fraîcheur et l'humidité. Toutefois, sa présence spontanée sur des sols secs et arides (par exemple, dans le Sud-Est de la France) montre que la chaleur ne le rebute pas.
On pourrait le comparer avec le houx (Ilex aquifolium) et l'if commun (Taxus baccata), espèces à même rôle écologique, et seules espèces d'arbustes à feuilles persistantes spontanées au nord de la Loire.
Le buis commun est sujet à diverses affections, en partie cumulables, dont :
Le buis commun est vulnérable à une chenille originaire de Chine, la pyrale du buis (Cydalima perspectalis). Cette chenille a été observée pour la première fois en Europe à Weil-am-Rhein, en Allemagne, en 2006. Elle a été signalée en masse en Alsace dès et progresse très rapidement partout en Europe et en France. La chenille détruit le buis en éliminant presque totalement son feuillage (défoliation). En 2017, la France et la Suisse ont subi un développement inédit de la pyrale du buis.
La pyrale du buis connaît encore peu de prédateurs convenables : frelon asiatique, moineau domestique, mésange bleue…
Le traitement varie pendant le cycle de vie de cet insecte lépidoptère, (38 à 57 jours, à 25 °C, en France, en 2017, avec pause en dessous de 7 °C) :
Le produit (au Bt), à pulvériser est le seul produit efficace contre la chenille, à condition d’être renouvelé, surtout quand le buis est en buisson (large, profond, haut), et après toute pluie. Le produit est dangereux aussi pour l’homme : gants, lunettes, masques, sans utilisation en milieu de journée, ni par vent. D’autres produits, insecticides chimiques, non biocompatibles, sont plus destructeurs, mais non ciblés, donc encore plus dangereux pour l’homme, les autres animaux (abeilles…), les autres végétaux.
Le traitement le plus pertinent reste de limiter son champ d’action, par réduction de son support et alimentation, le buis, à tailler vigoureusement.
Le buis commun (‘’buxus sempervirens’’) est un arbuste rustique, robuste, ancien en Europe, sans doute autochtone, endémique, toujours vert, à croissance lente, particulièrement adapté aux terrains calcaires. En taillis, bois, forêt, il peut devenir arborescent (dépassant 5 mètres de hauteur, avec tronc de diamètre supérieur à 10 cm).
L’utilisation du buis en buisson, ou en bordure, est ancienne, sauvage, et majoritaire, particulièrement en friche, bois, broussaille, etc.
L’utilisation en massif, ou en haie, est plus récente. Le buis taillé, en topiaire, reste minoritaire.
L’importation (récente) de buis d’Asie du Sud-Est en Europe occidentale daterait de 2006, avec son prédateur, la pyrale du buis.
Dans tous les cas d’attaque par la pyrale du buis, le traitement de la proie peut se résumer ainsi :
Toute repousse durable, au mieux au printemps suivant, est vouée à être investie par les nouveaux papillons issus des cocons qui auraient passé l’hiver.
Toute éradication (relative) sur une parcelle (ou sur un pied) est insignifiante si les parcelles voisines, proches ou non (à vol de papillon), sont infestées et/ou non traitées.
Le traitement est prioritairement ou uniquement du ressort de l’occupant du terrain infesté.
Certains (résidents, experts…) escomptent une moindre pullulation dans les années à venir, faute de buis.
Les collectivités envisagent, tardivement, des actions collectives, amples, coûteuses, moins dérisoires peut-être, d’abord sur terrains communaux.
Le projet Save Buxus apporte certes quelque espérance...
En Europe occidentale, Buxenus, le dieu-arbre gaulois correspondant au buis sacré, explique, par ses variantes cultuelles locales, les nombreuses traces préservées dans la toponymie (Buxy)[réf. nécessaire] :
Le buis est une plante indigène. Certains archéologues affirment que le calcaire des maçonneries gallo-romaines est propice au buis — selon une supposition tenace, le buis aimerait le calcaire —, et que ces toponymes seraient révélateurs d'un habitat gallo-romain. Il indique simplement la proximité d'un modeste sanctuaire dédié au dieu Buxenus ou d'un cimetière antique.
Les mots français buis et buisson dérivent, selon Albert Dauzat, du mot germanique « bosk » (bois, broussailles). Buisson, petit bois ou bosquet sont aussi évoqués couramment en toponymie, pour écarter l'hypothèse ci-dessus. À défaut d'un sens paysager global, il faut logiquement leur trouver une fonction sociale ou religieuse pour expliquer leur préservation toponymique. Pour un cousinage sémitique, on peut relever qu'en arabe, le mot buis se dit Beqs بقس , proche de Buxus.