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| Siège |
55 Tufton Street (jusqu'au ) Westminster Tower (jusqu'au ) Millbank Tower |
| Pays |
| Companies House | |
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| OpenCorporates |
Business for Britain est un groupe de pression, majoritairement eurosceptique créé en 2013 au Royaume-Uni avec l'objectif affiché une renégociation des relations entre le Royaume-Uni et l'Union européenne. Son siège social était situé dans la Millbank Tower.
Cette coalition liée à la Confederation of British Industry a été fondé en 2013 par le lobbyiste et stratège politique Matthew Elliott, qui l'a décrit comme une « campagne pour le Brexit in utero » qui a réussi à y rassembler des gens de droites, mais aussi de gauche, et qui l'a fait évoluer en deux ou trois ans vers un médiatique groupe de pression europhobe et pro-Brexit.
Business for Britain a été l'un des principaux précurseurs de Vote Leave. Il s'est fait connaitre par une campagne médiatique, lancée en avril 2013 avec la publication d'un manifeste signé par 500 chefs d'entreprise (actifs ou retraités, dont le cofondateur de Phones 4u (John Caudwell), et l'ancien président de Marks & Spencer et d'Ocado, également membre conservateur de la Chambre des lords (Stuart Rose).
Business for Britain a joué un rôle important dans le processus qui a conduit au Brexit.
L'histoire et la réussite de ce lobby sont très liées à celles du fondateur du groupe : Matthew Elliott.
Ce personnage a créé et/ou coordonné en quelques années une galaxie de Think tanks et d'organisation charitables (ne citant généralement pas leurs donateurs et souvent adhérent du Réseau Atlas). Plusieurs de ces entités ont utilisé des données illégalement acquises (de Cambridge Analytica) et reçu de l'argent pour tout ou partie détaxé et d'origine inconnue, argent redistribué pour promouvoir le Brexit, dont au Canada à l'entreprise AggregateIQ (via Darren Grimes). AggregateIQ jouera un rôle discret, mais majeur pour l'avènement du Brexit, en permettant, grâce à sa maitrise de l'exploitation du Big data et des algorithmes de ciblage appliqués aux bases de données de Cambridge Analytica, de manipuler l'opinion publique via les réseaux sociaux.
Elliott a lui-même tenu (à partir de 2015) le rôle de directeur général de Vote Leave, avec le soutien de Business for Britain, tout en coordonnant divers thinks tanks et groupes de pression europhobes pour retourner l'opinion publique en leur faveur, via les médias et surtout via les réseaux sociaux. Cette coordination s'est notamment lors de réunions bi-hebdomadaires tenues au 55 Tufton Street à Westminster. Un groupe d'alliés pro-Brexit, parfois surnommé « les neuf entités » coordonnaient ainsi leurs stratégies et discours portés vers les médias et les réseaux sociaux, ave des méthodes proches de celles utilisées outre-atlantique par Donald Trump et son conseiller Steve Bannon (membre du conseil d'administration Cambridge Analytica),,. Parmi ces méthodes, figurait l'utilisation de millions de données personnelles volées sur Facebook par Cambridge Analytica. Ces données ont été réorganisées par la société-sœur de Cambridge Analytica : Aggregate IQ basée au Canada. Cette-ci, avec des outils dits d'intelligence artificielle et inspirés de la guerre psychologique, a produit des messages très ciblé, adaptés à chaque socio-catégorie d'électeur. Ces messages, plus ou moins subliminaux, encourageant la rancœur et la colère contre l'Union européenne, le taxes, visaient à rendre le Brexit désirable pour les indécis, ou à décourager les anti-Brexit.
Dans le réseau créé et utilisé par Elliott figuraient outre Business for Britain le Think tank et groupe de pression The TaxPayers' Alliance et de sa branche « caritative » (Le TaxPayers' Alliance Research Trust, rebaptisé environ un an après sa constitution en Politics and Economics Research Trust (dit PERT) ainsi que d'un autre groupe eurosceptique Big Brother Watch. Certains observateurs ont fait remarquer que Elliott est aussi le créateur d'un groupe des conservateurs amis de la Russie (Conservative Friends of Russia), craignant une influence russe sur le vote relatif au Brexit. Elliott a répondu ne plus avoir de relations avec la Russie depuis plusieurs années.
Les positions des signataires de l'appel des 500 patrons n'étaient ni homogènes ni totalement consensuelles ni représentative de la majorité du patronat anglais.
Selon son premier manifeste, ce groupe ne souhaitait qu'une renégociation permettant au pays (qui était déjà hors de la zone euro) de rester dans l'Union, mais avec moins de contraintes ou de contrôles, au profit d'un marché encore plus libéralisé que ce qu'a permis la Directive Bolkenstein (du ) et d'autres.
Selon les sondages, durant la campagne référendaire qui a abouti au Brexit, une grande partie des milieux d’affaires et des services financiers était en réalité « largement en faveur de l'adhésion britannique » à l'Europe.
Mais les mêmes soutenaient soutenaient fortement l'objectif de David Cameron de rendre l'UE plus compétitive et libérale, en allégeant les normes et réglementations (sur le climat et l'environnement notamment) et en diminuant la bureaucratie européenne considérée comme trop contraignante (par les industriels et négociants notamment).
Selon certaines enquêtes, en dépit de cela, en 2015 « seule une poignée d'entreprises plaideraient ouvertement pour rester dans l'UE, en grande partie par crainte de s'aliéner les consommateurs eurosceptiques ».
Certains dirigeants d'entreprises soutiennent un "Brexit dur", en tablant sur un rapprochement économique du Royaume-Uni avec les États-Unis. Ce projet repose sur la négociation d'un accord de libre-échange bilatéral avec l'Administration Trump, soutenus par des lobbys conservateurs et libertariens américains tels que la Heritage Foundation.
D'autres estimeront que le Royaume-Uni avait plus à perdre qu'à gagner en quittant l'Union européenne. Ainsi l'homme politique et ancien président de Marks & Spencer et d'Ocado (Stuart Rose), bien qu'ayant fait partie des fondateurs du mouvement Business for Britain, décidera en octobre 2015, de basculer dans le camp opposé, en acceptant même le poste de président de Britain Stronger in Europe, le groupe de campagne officiel hostile au Brexit (groupe dans un premier temps nommé The In Campaign Limited, créé pour promouvoir le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne). Certains commentateurs, du côté pro-Brexit, estiment que Rose a été choisi dans ce rôle « afin de montrer que les militants pro-adhésion ne sont pas nécessairement 'pro-européens' ». Le parti de Rose perdra cependant lors du référendum. Après quoi il se rebaptisera (le 6 September 2016, à l'initiative de Peter Mandelson et Roland Rudd) en Open Britain, en proposant d'abord un second référendum, puis en adoptant l'objectif de minimiser les effets négatifs du Brexit sur l'économie du pays.
En outre, dans les années 2010 où les inégalités de richesses ont progressé en Grande-Bretagne, dans les entreprises anglaises, les syndicats étaient largement en faveur de l'intégration dans l'Europe, notamment depuis que Jacques Delors, lors de sa présidence de la Commission européenne, a en 1988 assisté à la conférence du TUC en y promouvant une «Europe sociale» impliquant une réglementation plus sociale et protégeant des emplois publics que les gouvernements successifs de M. Thatcher s'étaient engagés à supprimer et dont David Cameron ensuite aspirait aussi à s'en débarrasser. À la différence de nombreux représentants du patronat, les syndicats tiennent notamment à la directive sur le temps de travail. Mais paradoxalement, le contenu de la stratégie de «renégociation» du Premier ministre visant à encore libéraliser le marché du travail a conduit certains syndicats à eux-mêmes devenir euro sceptiques (ex : chez les travailleurs des transports Le syndicat RMT a déjà déclaré son intention de faire campagne contre l'adhésion à une UE « pro-austérité, anti-travailleurs ». D'autres syndicats craignant l'abolition, à la demande de D Cameron, de la directive sur le temps de travail, ont envisagé d'aussi faire campagne pour le Brexit.
Le groupe a été lancé avec le soutien de nombreux petits patrons, des patrons de moyennes entreprises et quelques hommes d'affaires très riches et/ou influents dans le monde de la politique, tels que Neville Baxter, Harriet Bridgeman CBE, Peter Cruddas, Robert Hiscox, Daniel Hodson, John Hoerner, Brian Kingham, Adrian McAlpine et Jon Moynihan OBE.
Le directeur général de la campagne a été Matthew Elliott, PDG et fondateur du groupe, qui a notamment pu s'appuyer sur :
La communication du groupe s'est inscrite et organisée dans un réseau bien plus large d'entités pro-Brexit notamment fondé par Elliott. Dans les derniers mois de la campagne référendaire, la campagne pro-Brexit a fortement utilisé les réseaux sociaux ou certains sous-réseaux (sur Facebook et Tweeter notamment) et le point de vue initial de Business for Britain semble avoir dans ces réseaux perdu une grande partie de sa visibilité, au profit des messages ciblés de Vote Leave.
À titre d'exemple : concernant l'influence des milieux industriels sur le sujet du Brexit via Tweeter, une étude a a posteriori (publication 2020) a montré que les discours (en anglais) sur le Brexit sur Twitter (#Brexit) peuvent « être largement expliqués par la constitution de groupes de publics organisés autour des deux campagnes et de deux grands partis politiques les soutenant, ces communautés ont pu être étudiées sur la base de leurs médias classiques (presse, radiotélévision), de leur géolocalisation et de leurs réactions à l'élection présidentielle américaine ». Les auteurs, n'ont pas identifié (hormis autour des médias, BBC en notamment) d'importantes sous-communautés crées autour de l'industrie dans son ensemble, ni autour de secteurs ou de leaders individuels du monde industriel. Selon cette étude, la majorité des tweets provenant de comptes Twitter d'entreprises ayant un « score Klout » élevé (supérieur à 75) provenaient par ordre décroissant d'entreprises de services aux entreprises, de banques et autres entreprises de services financiers, d'entreprises des technologies de l'information et de la communication, mais c'est le secteur de l'assurance qui a eu l'activité moyenne la plus élevée. In fine, les comptes professionnels ont eu dans Twitter un impact limité sur le sujet du Brexit.
Business for Britain était financé selon ses dires (site Internet) par les dons généreux de ses partenaires commerciaux.
http://businessforbritain.org (n'est plus mis à jour ou dysfonctionnements)