| Bygmalion | |
Logo de Bygmalion | |
| Création | |
|---|---|
| Disparition | (liquidation judiciaire) |
| Fondateurs | Bastien Millot et Guy Alves |
| Forme juridique | Société par actions simplifiée |
| Slogan | « Révélateur de vos ambitions » |
| Siège social | Paris |
| Direction | Guy Alves (Président) et Richard Gibeaud (Directeur Général) |
| Activité | Groupe de communication |
| Société mère | AMM Participations 524698909 |
| Filiales | B Digital B Consultants B4 Sports Event & Cie Doxeo |
| Effectif | Entre 10 et 50 |
| SIREN | 508672011 |
| Site web | bygmalion.fr |
| Chiffre d'affaires | Comptes non publiés |
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Bygmalion est une ancienne agence de communication créée en 2008 par Bastien Millot et Guy Alves. Sa structure juridique était une société par actions simplifiée (SAS) au capital de 500 000 euros, détenue par deux holdings : AMM Participations (société de l'ancien PDG de Bygmalion, Guy Alves) et RG management (société de l'actuel directeur général de Bygmalion, Richard Gibeaud).
Le groupe Bygmalion est constitué d'une société mère Bygmalion SAS et de plusieurs filiales.
En , Bygmalion ainsi que ses filiales sont placées en liquidation judiciaire. Début , le mobilier et les équipements du siège de la société sont vendus aux enchères publiques.
Début 2014, l'actionnariat de Bygmalion SAS est décomposé de la manière suivante :
Participations données par Mediapart
Les différentes filiales de Bygmalion SAS :
La direction générale de Bygmallion SAS est assurée par Richard Gibeaud, par ailleurs actionnaire de Bygmalion SAS (à travers RG Management), directeur général de Doxeo, de B4 Sports.
Le dernier chiffre d'affaires connu date de 2009 avec un montant de 2,79 millions d'euros. Depuis 2009, Bygmalion ne publie plus ses résultats.
Entre et , la société aurait signé plusieurs contrats avec la mairie de Saint-Maur-des-Fossés pour un montant de 330 000 euros. D'après L'Express, 250 000 euros de prestations n'auraient pas été exécutées par la société. Le parquet de Créteil a ouvert une enquête préliminaire en 2013. En , le maire Henri Plagnol est reconnu coupable de complicité de détournement de fonds publics et condamné à trois ans d'inéligibilité et un an d'emprisonnement avec sursis.
En 2008, alors que son fondateur Bastien Millot quitte son poste de directeur délégué à France Télévisions, Le Canard enchaîné révèle que le jour de son départ, plusieurs contrats auraient été signés entre les deux entreprises pour un montant de 143 902 euros. Le Canard enchaîné révèle également que des contrats de prestation ont été renouvelés pendant six ans sans faire l'objet d'appel d'offres. Pendant quatre ans, Bygmalion empoche ainsi 1,2 million, selon Le Canard enchaîné.
En , Patrick de Carolis, l'ancien PDG de France-Télévisions, et Camille Pascal, l'ancien secrétaire général du groupe France Télévisions, sont mis en examen pour favoritisme. Parallèlement, Bastien Millot est mis en examen pour « recel de favoritisme ».
Par un arrêt remarqué du , la chambre criminelle de la Cour de cassation valide la procédure d'instruction suivie contre Patrick de Carolis et Camille Pascal : le délit peut être caractérisé même si le favoritisme ne concerne pas des marchés régis par le code des marchés publics ; la loi pénale française n'est pas contraire au droit de l'Union européenne.
En , une enquête du magazine Le Point, accusant la société d'avoir surfacturé des prestations de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012, met en cause les liens d'amitié entre les deux dirigeants de l'entreprise et Jean-François Copé, secrétaire général puis président de l'UMP.
En , Libération révèle que l'UMP a payé, pendant la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, 20 millions d'euros à Bygmalion, et affirme que certains des événements rétribués n'ont jamais eu lieu. La filiale de Bygmalion Event & Cie fait l'objet d'une enquête préliminaire pour « faux, abus de biens sociaux et abus de confiance ». Le , Me Patrick Maisonneuve, avocat de la société, déclare que Bygmalion s'est vu « imposer » des factures litigieuses « à la demande » de la direction de l'UMP, et explique que les fausses factures seraient un montage pour dissimuler les dépassements de frais de Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle de 2012. Au cours de l’enquête, Franck Attal, patron d'Event et Cie, déclare aux policiers que Bastien Millot et Guy Alvès avaient accepté la proposition faite par Jérôme Lavrilleux et Éric Cesari, de « rentrer dans l'irrégularité » par ce système de fausses factures, ce que Guy Alves confirme aux enquêteurs.
De nouveaux soupçons de surfacturation font surface le , avec un article du Canard enchaîné qui révèle que dès 2010, certaines prestations furent facturées par Bygmalion à l'UMP et à son groupe parlementaire « 700 fois le prix habituellement demandé par d'autres entreprises ». L'hébergement mensuel du site de l'UMP a coûté 3 588 euros par mois en 2011 et jusqu'à plus de 22 000 euros pour le mois de novembre, une prestation qui d'ordinaire ne coûte que 5 à 21 euros par mois, soit « 250 à 1 000 fois moins cher ». En 2010, Bygmalion a facturé 638 038,10 euros pour le site internet des députés UMP, une prestation qui d'ordinaire coûte aux alentours de 3 000 euros par an. La lettre d'information du groupe UMP (trois paragraphes de texte, une photo et quelques extraits de discours), envoyée aux députés du parti, fut facturée 172 415,36 euros. Autre exemple, le parti a payé 232 598,08 euros en 2010 pour la création de plusieurs « minisites » internet, en réalité « de simples pages d'accueil squelettiques ». Enfin, plusieurs personnalités de l'UMP furent rémunérées par Bygmalion, dont Guillaume Peltier et Geoffroy Didier.
Le , après deux jours de garde à vue, Bastien Millot et Guy Alves sont mis en examen pour abus de confiance, complicité de faux et usage de faux par les juges chargés de l'information judiciaire ouverte pour « faux et usage de faux, abus de confiance et tentative d’escroquerie ». Franck Attal, ex-patron de la filiale Event & Cie, est lui mis en examen pour faux et usage de faux. Le lendemain, Éric Cesari, ancien directeur général de l'UMP, Fabienne Liadzé, ex-directrice financière de l'UMP, et Pierre Chassat, ex-directeur de la communication de l'UMP, sont interpellés et placés en garde à vue. Le , ils sont tous les trois mis en examen pour « faux, usage de faux et abus de confiance ».
Le , la Cour de cassation confirme définitivement le renvoi en procès de Nicolas Sarkozy pour les dépenses excessives de sa campagne présidentielle de 2012. Un procès était suspendu depuis deux ans à la suite de nombreux recours.
Le procès en première instance s'ouvre le et se poursuit jusqu’au .
Le jugement est rendu le . Les peines prononcées sont les suivantes :
Nicolas Sarkozy et treize autres personnes font appel. Le procès commence le et s'achever un mois plus tard,. Cependant, Bastien Millot et Sébastien Borivent n'ayant fait appel que sur les intérêts civils et Philippe Briand n'ayant pas fait appel, leur condamnation pénale est définitive. Le , devant la cour d’appel de Paris, les avocats généraux Bruno Revel et Serge Roques, contrairement au procès en première instance, ne demandent aucune condamnation d’emprisonnement ferme. Un an avec sursis est requis contre Nicolas Sarkozy tandis que des peines de dix-huit mois à quatre ans d'emprisonnement avec sursis et des amendes allant de 10 000 à 30 000 euros, sont demandées à l'encontre des neuf autres prévenus.
Le jugement du procès en appel est rendu le . La présidente explique avoir souhaité que les peines des prévenus incluent toutes une part de prison ferme, sauf pour les deux anciens dirigeants de Bygmalion, Franck Attal et Guy Alvès, qui ont reconnu leur culpabilité. Ces derniers sont respectivement condamnés à un an de prison avec sursis et dix-huit mois de prison avec sursis, ainsi qu'à une interdiction de gérer une entreprise pendant cinq ans. Nicolas Sarkozy est condamné à douze mois de prison dont six avec sursis, aménageables en détention à domicile sous surveillance électronique. Sonn pourvoi en cassation est ensuite rejeté,. Jérôme Lavrilleux est condamné à cinq ans d'inéligibilité et deux ans d’emprisonnement, dont dix-huit mois avec sursis, tout comme l'ancien directeur de l'UMP Éric Cesari, le directeur de campagne Guillaume Lambert, le trésorier Philippe Blanchetier, l'expert-comptable Pierre Godet, et enfin l'ancien directeur de la communication de l’UMP Pierre Chassat (qui pourra aménager sa peine de six mois fermes). Fabienne Liadzé, responsable du pôle finances de la campagne de 2012, est finalement condamnée à deux ans d'emprisonnement, dont 18 mois avec sursis, avec un aménagement pour les six mois fermes. Enfin, l'expert-comptable Marc Leblanc n'est pas allé au bout de sa procédure d’appel.
De nouveaux soupçons de surfacturation apparaissent à l'occasion de la mise en cause de Jérôme Lavrilleux et de la perquisition menée le dans les locaux de l'Association nationale pour la démocratie locale (ANDL), présidée par la députée UMP Michèle Tabarot. Ces soupçons concernent des faits datant de 2011, révélés par Mediapart, et se rapportent à la formation demandée par Jérôme Lavrilleux, refusée par le Conseil général de l'Aisne et tout de même facturée par Doxeo (filiale de Bygmalion) au prix de 600 euros de l'heure,. Le cas de Jérôme Lavrilleux pourrait ne pas être un cas isolé, car le JDD et Mediapart citent d'autres élus : « Ils m'ont sollicité il y a quelques mois, raconte au JDD un élu du Val-d'Oise, je m'y suis rendu et j'ai paraphé le registre, mais je ne suis pas resté. On m'avait alors expliqué que la prochaine fois je n'aurais même pas à me déplacer… »,
La police judiciaire de Nice enquête sur un supposé favoritisme et prise illégale d'intérêts dans l'attribution d'un marché public à Menton, concernant les sociétés Bygmalion et celle de Guillaume Peltier, Com1+. Les deux contrats sont inférieurs à 15 000 € H.T., seuil fixé pour mettre en place une mise en concurrence entre différentes sociétés. Pour la municipalité « l'opposition a essayé de lier les deux affaires, mais ce sont deux sociétés distinctes, assure le directeur général des services Alain Riquet, qui ont fourni deux prestations différentes ».
Le , une plainte contre X a été adressée au Procureur de la République de Pontoise par l'association de défense des contribuables de Soisy-sous-Montmorency. La police judiciaire de Versailles enquête sur un supposé favoritisme et saucissonnage dans l'attribution du marché public avec Bygmalion et sa filiale Idéepole conclu entre 2008 et 2014 pour des sommes allant de 30 000 à 35 000 euros de prestations annuelles,,. Le , Luc Strehaiano, le Maire de Soisy a été reconnu coupable devant le Tribunal Judiciaire de Pontoise pour favoritisme et saucissonnage dans le cadre de ce marché public avec Bygmalion. Il a plaidé coupable dans ce dossier et est jugé dans le cadre d'une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité,