Coupe d'Afrique des nations de football 1990

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CAN
Algérie 1990
Description de l'image Algerie90.png.
Généralités
Sport Football
Organisateur(s) CAF
Édition 17e
Lieu(x) Drapeau de l'Algérie Algérie
Date du 2 au
Participants 8 équipes
(32 en phase qualificative)
Épreuves 16 matchs disputés
Affluence 768 000 spectateurs
(48 000 par match)
Site(s) 2 Stades
Site web officiel fr.cafonline.com
Palmarès
Tenant du titre Cameroun (2)
Vainqueur Algérie (1)
Finaliste Nigeria
Troisième Zambie
Demi-finalistes Sénégal
Buts 30 buts
(1,88 buts par match)
Meilleur joueur Rabah Madjer
Meilleur(s) buteur(s) Djamel Menad (4 buts)

Navigation

La Coupe d'Afrique des nations de football 1990 constitue la 17e édition de la principale compétition internationale masculine de football en Afrique, organisée par la Confédération africaine de football (CAF). Elle se déroule en Algérie, pays hôte pour la première fois, du 2 au .

Cette édition s'inscrit dans le format alors en vigueur depuis 1968 : huit équipes qualifiées (dont l'Algérie automatiquement qualifiée en tant qu'organisatrice et le Cameroun en tant que tenant du titre), réparties en deux groupes de quatre. Les deux meilleures de chaque poule accèdent aux demi-finales, suivies du match pour la troisième place et de la finale. Les rencontres se déroulent dans deux stades rénovés : le Stade du 5-Juillet-1962 à Alger (principale enceinte, capacité officielle d'environ 110 000 places) et le Stade du 19-Mai-1956 à Annaba (60 000 places).

Sur le plan sportif, le tournoi est marqué par la domination inattendue et parfaite de l'équipe nationale algérienne. Sous la direction du sélectionneur Abdelhamid Kermali, les Fennecs réalisent un parcours sans faute : cinq victoires en cinq matchs, 13 buts marqués et seulement 2 encaissés. Le match d'ouverture, disputé le à Alger, voit l'Algérie infliger une lourde défaite au Nigeria (5-1), future finaliste et l'un des favoris du tournoi. Cette performance donne le ton d'une campagne historique.

En phase de groupes, l'Algérie domine un Groupe A très relevé (face au Nigeria, à la Cote d'ivoire et à une Égypte affaiblie, venue avec une sélection largement remaniée suite aux tensions post-qualifications pour la Coupe du monde 1990). Dans le Groupe B, surprise majeure avec l'élimination dès le premier tour du double tenant du titre camerounais.

L'Algérie se qualifie pour la finale après une victoire 2-1 en demi-finale contre le Sénégal. Le , au Stade du 5-Juillet devant une affluence estimée entre 80 000 et 100 000 spectateurs, les Algériens s'imposent 1-0 face au Nigeria grâce à un but de Chérif Oudjani (38ᵉ minute, sur passe de Moussa Saïb). Ce succès offre à l'Algérie son premier titre continental de son histoire, revanche symbolique de la finale perdue contre le même adversaire en 1980. Djamel Menad termine meilleur buteur de la compétition avec 4 réalisations, tandis que Rabah Madjer (capitaine et Ballon d'or africain 1987) est élu meilleur joueur du tournoi. L'équipe algérienne aligne une génération talentueuse incluant notamment Djamel Amani, Tahar Chérif El-Ouazzani et Antar Osmani dans les buts.

Au-delà de l'aspect sportif, cette victoire survient dans un contexte national et régional particulier : l'Algérie traverse depuis la fin des années 1980 une grave crise socio-économique liée à la chute des prix du pétrole, et la qualification ratée pour la Coupe du monde 1990 (élimination controversée face à l'Égypte) avait laissé des traces. Le sacre continental, premier de l'histoire algérienne en CAN, provoque une immense liesse populaire et renforce un sentiment de fierté nationale dans une période de tensions croissantes, préfigurant les événements plus sombres de la « décennie noire ».

Pays organisateur

Algérie.

En 1990, l'Algérie accueille pour la première fois la Coupe d'Afrique des nations de football, devenant le troisième pays du Maghreb à organiser la compétition après la Tunisie en 1965 et le Maroc en 1988. C'est également la première fois depuis l'Égypte en 1986 qu'un pays hôte remporte son premier titre continental à domicile, un exploit qui confère à l'événement une portée historique et symbolique exceptionnelle. À cette époque, l'Algérie traverse une grave crise multidimensionnelle : l'effondrement des prix du pétrole depuis 1986 a provoqué un choc économique brutal, avec une dette extérieure qui explose, un chômage massif touchant surtout les jeunes (plus de 20-25 % en zones urbaines), une inflation galopante et une paupérisation accélérée d'une grande partie de la population. Sur le plan politique, le président Chadli Bendjedid est fragilisé par les émeutes d'Octobre 1988, réprimées dans le sang, qui ouvrent la voie à une transition chaotique : instauration du multipartisme, nouvelle Constitution en 1989 et montée en puissance des islamistes du Front islamique du salut (FIS), vainqueur des élections municipales de . Dans ce climat de tensions extrêmes et d'incertitudes, l'élimination controversée de l'équipe nationale face à l'Égypte en barrages pour la Coupe du monde 1990 (match retour du , entaché de graves incidents et de violences) cristallise un profond sentiment d'injustice nationale, transformant la Coupe d'Afrique des nations 1990 en un enjeu majeur de revanche symbolique et de fierté collective.

Le gouvernement, sous la direction du FLN, investit massivement dans l'organisation de la compétition : rénovation complète du Stade du 5-Juillet-1962 à Alger (capacité portée à environ 100 000 places) et du Stade du 19-Mai-1956 à Annaba, mobilisation logistique, médiatique et sécuritaire à grande échelle. La CAN devient une occasion unique de redorer l’image du pays, de fédérer une société fracturée autour d’un projet commun et de démontrer que l’Algérie demeure une grande nation sportive et unitaire. La victoire finale des Fennecs le (1-0 contre le Nigeria en finale) déclenche une liesse populaire immense et spontanée dans tout le pays, avec des célébrations qui durent plusieurs jours,. Cet exploit est souvent décrit comme l’un des derniers grands moments d’unité nationale avant l’entrée dans la tragique décennie noire (1991-2002), marquée par la guerre civile, des dizaines de milliers de morts et une fracture profonde de la société algérienne. Trente-cinq ans plus tard, la CAN 1990 reste un symbole fort dans la mémoire collective : un rare instant où le football a transcendé les crises pour offrir à un peuple une fierté nationale retrouvée, même le temps d’une quinzaine de jours,.

Qualifications

Les qualifications pour la Coupe d'Afrique des nations 1990 ont réuni 32 nations inscrites, qui se sont affrontées sur trois tours éliminatoires entre 1988 et 1989. Seules les six meilleures équipes issues de ces tours ont obtenu leur billet pour le tournoi final, auquel se sont ajoutées l'Algérie (pays organisateur, qualifiée d'office) et le Cameroun (tenant du titre, qualifié automatiquement).

Le processus qualificatif a été marqué par plusieurs surprises et performances notables : l'élimination précoce de plusieurs nations habituées des phases finales (comme le Zaïre ou le Maroc dans certains cas), la qualification tardive et difficile de l'Égypte (le ), et surtout la revanche symbolique attendue par l'Algérie après son élimination controversée face aux Pharaons en barrages de la Coupe du monde 1990. Au total, les qualifications ont vu 26 matchs disputés (hors matchs aller-retour), avec une domination relative des nations d'Afrique de l'Ouest et du Nord.

Nations qualifiés

Pays Date de qualification Participations au tournoi final Meilleur résultat

(en tournoi final uniquement)

Dernière participation
(résultat obtenu)
Algérie
organisateur
(Qualifié d'office) +6,
1968, 1980, 1982, 1984, 1986, 1988
Médaille d'argent, Afrique Finaliste en
1980
1988
Médaille de bronze, Afrique Troisième
Égypte
Qualifications

+11,
1957, 1959, 1962, 1963, 1970, 1974, 1976, 1980, 1984, 1986, 1988
Médaille d'or, AfriqueMédaille d'or, AfriqueMédaille d'or, Afrique Vainqueur (3) en
1957, 1959, 1986
1988
1er Tour
Côte d'Ivoire
Qualifications

+8,
1965, 1968, 1970, 1974, 1980, 1984, 1986, 1988
Médaille de bronze, AfriqueMédaille de bronze, AfriqueMédaille de bronze, Afrique Troisième (3)
1965, 1968, 1986
1988
1er Tour
Nigeria
Qualifications

+7,
1963, 1976, 1978, 1980, 1982, 1984, 1988
Médaille d'or, Afrique Vainqueur (1)
1980
1988
Médaille d'argent, Afrique Finaliste
Cameroun
Tenant du titre
Tenant du titre +6,
1970, 1972, 1982, 1984, 1986, 1988
Médaille d'or, AfriqueMédaille d'or, Afrique Vainqueur (2)
1984, 1988
1988
Médaille d'or, Afrique Vainqueur
Zambie
Qualifications

+4,
1974, 1978, 1982, 1986
Médaille d'argent, Afrique Finaliste en
1974
1986
1er Tour
Sénégal
Qualifications

+3,
1965, 1968, 1986
Demi-finale (4e)
1965
1986
1er Tour
Kenya
Qualifications

+2,
1972, 1988
1er Tour
1972, 1988
1988
1er Tour

Effectif des équipes

Âge des effectifs

Les âges sont calculés au début du tournoi ().

Âge moyen et extrêmes des équipes participantes
Équipe Moyenne d'âge Joueur le plus âgé Âge Joueur le plus jeune Âge
Nigeria22,7 ansRashidi Yekini26 ansDaniel Amokachi17 ans
Côte d'Ivoire23,8 ansGadji Celi28 ansSerge Maguy19 ans
Zambie24,9 ansEfford Chabala29 ansJoël Bwalya17 ans
Algérie25,9 ansRabah Madjer31 ansTarek Lazizi18 ans
Sénégal26,0 ansCheikh Seck31 ansMamadou Diallo18 ans
Kenya26,2 ansSammy Onyango28 ansJohn Busolo24 ans
Égypte26,6 ansSabet Al Batal36 ansYasser Rayyan19 ans
Cameroun26,9 ansThomas Nkono34 ansEmmanuel Maboang21 ans

Villes et stades

La phase finale de la compétition s’est déroulée principalement dans deux villes algériennes, Alger et Annaba, qui ont mis à disposition des infrastructures sportives majeures, récemment rénovées, capables d’accueillir des rencontres internationales de haut niveau. Ces deux villes ont joué un rôle central dans l’organisation du tournoi, tant par le nombre de matchs disputés que par l’importance sportive des rencontres accueillies.

VilleNom du stadeCapacitéÉtatCoordonnéesRencontres disputées
Groupes1/23e placeFinaleTotal
AlgerStade du 5-Juillet-1962110 000rénové36° 45′ 36″ N, 2° 59′ 43″ E 61119
AnnabaStade du 19-Mai-195660 000rénové36° 53′ 09″ N, 7° 43′ 59″ E 61007

Tournoi final

Calendrier des rencontres

La phase finale de la Coupe d'Afrique des nations 1990 s'est déroulée du 2 au sur seize journées, avec un rythme relativement dense : deux matchs par journée lors de la phase de groupes (du 2 au ), puis une journée de repos avant les demi-finales le , le match pour la troisième place le et la finale le .

Le Groupe A (disputé à Alger) et le Groupe B (à Annaba) se sont déroulés en parallèle, avec deux rencontres par jour pour chaque poule, permettant un total de douze matchs en phase de groupes. Les phases à élimination directe ont été concentrées sur les quatre derniers jours, avec deux demi-finales le même jour (), suivi du match de classement et de la finale au Stade du 5-Juillet-1962. Ce calendrier serré, typique des éditions à huit équipes de l'époque, a favorisé une montée en puissance progressive jusqu'à la finale du .

Calendrier des rencontres par groupe et par tour
Dates 2 3 4 5 6 7 8 9 10 10 11 12 13 14 15 16
Mars
Groupe A 222
Groupe B 222
Demi-finales 2
3e place 1
Finale 1
  • Nombre de matchs disputés par journée

Groupes

La phase de groupes de la Coupe d'Afrique des nations 1990 opposait deux poules de quatre équipes chacune. Le Groupe A, disputé au Stade du 5-Juillet-1962 à Alger, regroupait le pays hôte Algérie ainsi que trois nations considérées comme des outsiders sérieux ou des habitués : Nigeria, Côte d'Ivoire et Égypte. Le Groupe B, joué au Stade du 19-Mai-1956 à Annaba, voyait le tenant du titre Cameroun affronter la Zambie, le Sénégal et le Kenya (petit poucet de la compétition).

Les classements Elo ci-dessous (système de classement mondial du football) comparent la position relative des équipes fin 1989 (juste avant la CAN) et en 1990 (après ou autour du tournoi). On observe notamment la très forte progression de l'Algérie (de la 42e à la 24e place mondiale), reflet direct de son parcours sans faute et de sa victoire finale, tandis que des équipes comme le Kenya (très mal classé) ou le Cameroun (en léger recul) confirment leur statut d'outsiders ou de fin de cycle .

Groupe A (matchs à Alger)
Équipe Classement Elo
19891990
Algérie4224
Côte d'Ivoire3643
Égypte3241
Nigeria4839
Groupe B (matchs à Annaba)
Équipe Classement Elo
19891990
Cameroun3340
Kenya7793
Sénégal5760
Zambie6753

Sources : eloratings.net – classement fin 1989 et eloratings.net – classement 1990.

Listes des arbitres

La Coupe d'Afrique des nations 1990 a mobilisé un corps arbitral international diversifié, reflétant la dimension continentale et mondiale de l'événement. Le comité d'arbitrage de la CAF était présidé par le Somalien Farah Odu, qui supervisait l'ensemble des désignations.

Les arbitres étaient répartis en deux groupes correspondant aux deux stades hôtes : le Groupe A (matchs à Alger) et le Groupe B (matchs à Annaba). Parmi les officiels retenus figuraient plusieurs figures reconnues du football africain (comme le Marocain Abdelali Naciri, le Tunisien Neji Jouini ou le Gabonais Jean-Fidèle Diramba), ainsi que des arbitres internationaux invités, dont le Japonais Shizuo Takada et le Syrien Jamal Al Sharif, témoignant de l'ouverture de la CAF à des officiels extérieurs au continent pour garantir neutralité et qualité technique,.

Groupe A (matchs à Alger)

Groupe B (matchs à Annaba)

Premier tour

Départage

Les critères de classement et de départage en cas d'égalité de points dans les groupes de la Coupe d'Afrique des nations 1990 étaient définis par le règlement officiel de la CAF en vigueur à l'époque (règles similaires à celles appliquées lors des éditions 1986 et 1988),. À la différence des règlements modernes de la CAF (post-2000), qui placent les confrontations directes en priorité absolue, la version de 1990 commençait par la différence de buts sur l'ensemble du groupe :

  • Meilleure différence de buts dans tous les matchs du groupe ;
  • Plus grand nombre de buts marqués dans tous les matchs du groupe ;
  • Plus grand nombre de points obtenus dans les matchs disputés entre les équipes à égalité ;
  • Meilleure différence de buts dans les matchs disputés entre les équipes à égalité ;
  • Plus grand nombre de buts marqués lors des matchs disputés entre les équipes à égalité ;
  • Si, après l'application des critères précédents à plusieurs équipes, seule une partie d'entre elles restent à égalité, on reprend les critères ci-dessus pour le sous-groupe concerné ;
  • Tirage au sort (drawing of lots) comme dernier recours.
Groupe A
Classement
  Équipe Pts J G N P Bp Bc Diff
1 Algérie633001019
2 Nigeria4320135-2
3 Cote d'ivoire2310235-2
4 Égypte0300316-5
J 1 2 mars 1990 Algérie 5 - 1 Nigeria
J 1 2 mars 1990 Cote d'ivoire 2 - 0 Égypte
J 2 5 mars 1990 Nigeria 1 - 0 Égypte
J 2 5 mars 1990 Algérie 3 - 0 Cote d'ivoire
J 3 8 mars 1990 Nigeria 1 - 0 Cote d'ivoire
J 3 8 mars 1990 Algérie 2 - 0 Égypte


1re journée


Match d'ouverture Algérie 5 - 1 Nigeria Stade du 5-Juillet-1962, Alger

17 h heure locale
Madjer But inscrit après 36 minutes 36e But inscrit après 58 minutes 58e
Menad But inscrit après 69 minutes 69e But inscrit après 72 minutes 72e
Amani But inscrit après 88 minutes 88e
(1 - 0) But inscrit après 82 minutes 82e Okocha Spectateurs : 62 103
Arbitrage : Shizuo Takada
Rapport

Match 2 Cote d'ivoire 3 - 1 Égypte Stade du 5-Juillet-1962, Alger

13 h heure locale
A. Traoré But inscrit après 53 minutes 53e But inscrit après 60 minutes 60e
Maguy But inscrit après 73 minutes 73e
(0 - 0) But inscrit après 75 minutes 75e Abdelrahman Spectateurs : 39 216
Arbitrage : Ally Hafidhi
Rapport

2e journée


Match 5 Nigeria 1 - 0 Égypte Stade du 5-Juillet-1962, Alger

16 h heure locale
Yekini But inscrit après 8 minutes 8e (0 - 0) Spectateurs : 60 342
Arbitrage : Laurent Petcha
Rapport

Match 6 Algérie 3 - 0 Cote d'ivoire Stade du 5-Juillet-1962, Alger

18 h heure locale
Menad But inscrit après 23 minutes 23e
Chérif El-Ouazzani But inscrit après 81 minutes 81e
Oudjani But inscrit après 82 minutes 82e
(1 - 0) Spectateurs : 39 982
Arbitrage : Idrissa Sarr
Rapport

3e journée


Match 9 Nigeria 1 - 0 Cote d'ivoire Stade du 5-Juillet-1962, Alger

17 h heure locale
Yekini But inscrit après 3 minutes 3e (1 - 0) Spectateurs : 69 112
Arbitrage : Abdelali Naciri
Rapport

Match 10 Algérie 2 - 0 Égypte Stade du 5-Juillet-1962, Alger

17 h heure locale
Amani But inscrit après 39 minutes 39e
Saïb But inscrit après 43 minutes 43e
(2 - 0) Spectateurs : 41 212
Arbitrage : Eganaden Cadressen
Rapport

Le Groupe A de la Coupe d'Afrique des nations de football 1990, organisée pour la première fois par l'Algérie du 2 au , est généralement considéré comme l'un des groupes les plus relevés de cette 17e édition de la compétition. Il comprenait quatre sélections de haut niveau : l'Algérie (pays hôte, qualifiée automatiquement, finaliste en 1980 et 1982, et en quête de son premier titre continental), l'Nigeria (vainqueur en 1980, considéré comme l'un des principaux favoris sous la conduite du sélectionneur néerlandais Clemens Westerhof, qui amorçait alors la construction d'une génération prometteuse), l'Côte d'Ivoire (troisième en 1965, 1968 et 1986, et présentée comme un outsider sérieux grâce à une attaque portée par des éléments comme Abdoulaye Traoré et Gadji-Celi), ainsi que l'Égypte (alors la nation la plus titrée avec trois succès en 1957, 1959 et 1986, mais fortement handicapée par des dissensions internes, un boycott partiel de plusieurs joueurs cadres de l'équipe championne 1986 et l'alignement d'une équipe largement remaniée, souvent désignée comme une « équipe B » sous la direction de Mahmoud Al-Gohary),. Toutes les rencontres de ce groupe se disputèrent au Stade du 5-Juillet-1962 d'Alger, unique enceinte utilisée pour la phase de groupes du Groupe A (le Groupe B jouant à Annaba). Dans un tournoi réduit à huit participants, le format prévoyait deux poules de quatre équipes, les deux premières de chaque poule se qualifiant directement pour les demi-finales ; à cette époque, une victoire rapportait 2 points, un match nul 1 point, et les égalités étaient départagées par la différence de buts particulière puis générale.

La phase de groupes fut marquée par une nette domination de l'Algérie, qui réalisa un parcours sans faute sous la conduite d'Abdelhamid Kermali et grâce à une génération de joueurs talentueux parmi lesquels Rabah Madjer (capitaine et Ballon d'or africain 1987), Djamel Menad, Tahar Chérif El-Ouazzani, Chérif Oudjani, Djamel Amani et Moussa Saïb. Le match d'ouverture, le , opposa l'Algérie au Nigeria et se solda par une victoire large des hôtes (5-1) : Menad (20e et 72e), Madjer (36e et 58e) et Amani (88e) inscrivirent les buts algériens, tandis qu'Emmanuel Okocha sauva l'honneur nigérian (82e),. Le lendemain, la Côte d'Ivoire l'emporta face à l'Égypte sur le score de 3-1, grâce à un doublé d'Abdoulaye Traoré (53e et 60e) et un but de Serge Maguy (73e), contre une réalisation d'Adel Abdelrahman (75e),. Lors de la deuxième journée, le , le Nigeria se reprit en battant l'Égypte 1-0 sur un but précoce de Rashidi Yekini (8e), tandis que l'Algérie confirma sa forme en dominant la Côte d'Ivoire 3-0 (Menad 23e, Chérif El-Ouazzani 81e, Oudjani 82e).

La troisième et dernière journée, disputée le , fixa définitivement le classement. Le Nigeria, qui jouait sa qualification, s'imposa face à la Côte d'Ivoire sur le score minimal de 1-0 grâce à un nouveau but rapide de Rashidi Yekini (3e ou 4e minute selon les sources). Dans l'autre rencontre, l'Algérie, déjà assurée de la première place, aligna une composition partiellement remaniée et battit néanmoins l'Égypte 2-0 (Amani 39e, Moussa Saïb 43e),. L'Algérie termina ainsi la phase de groupes avec un bilan parfait : trois victoires, 10 buts marqués, 1 encaissé, 6 points et une différence de buts de +9. Le Nigeria obtint la seconde place qualificative avec 4 points (différence -2), devant la Côte d'Ivoire (2 points, différence -2) et l'Égypte (0 point, différence -5). Dix-sept buts furent inscrits au total dans ce groupe, Djamel Menad en marquant trois (meilleur buteur du groupe), suivi de Djamel Amani, Rabah Madjer, Abdoulaye Traoré et Rashidi Yekini avec deux réalisations chacun, les autres buts étant l'œuvre de Tahar Chérif El-Ouazzani, Chérif Oudjani, Moussa Saïb, Serge Maguy, Adel Abdelrahman et Emmanuel Okocha. Ce Groupe A se distingua par le contraste entre la performance dominante de l'Algérie et les difficultés rencontrées par les autres sélections, notamment l'Égypte fortement diminuée,.

Groupe B
Classement
  Équipe Pts J G N P Bp Bc Diff
1 Zambie53210202
2 Sénégal43120202
3 Cameroun2310223-1
4 Kenya1301203-3
J 1 3 mars 1990 Zambie 1 - 0 Cameroun
J 1 3 mars 1990 Sénégal 0 - 0 Kenya
J 2 6 mars 1990 Zambie 1 - 0 Kenya
J 2 6 mars 1990 Sénégal 2 - 0 Cameroun
J 3 9 mars 1990 Zambie 0 - 0 Sénégal
J 3 9 mars 1990 Cameroun 2 - 0 Kenya


1re journée


Match 3 Zambie 1 - 0 Cameroun Stade du 19-Mai-1956, Annaba

17 h heure locale
Chikabala But inscrit après 58 minutes 58e (1 - 0) Spectateurs : 25 000
Arbitrage : Neji Jouini
Rapport

Match 4 Sénégal 0 - 0 Kenya Stade du 19-Mai-1956, Annaba

19 h heure locale
(0 - 0) Spectateurs : 13 000
Arbitrage : Idrissa Traoré
Rapport

2e journée


Match 7 Zambie 1 - 0 Kenya Stade du 19-Mai-1956, Annaba

17 h heure locale
Makwaza But inscrit après 40 minutes 40e (1 - 0) Spectateurs : 11 000
Arbitrage : Mawukpona Hounnake-Kouassi
Rapport

Match 8 Sénégal 2 - 0 Cameroun Stade du 19-Mai-1956, Annaba

19 h heure locale
Diallo But inscrit après 45 minutes 45e
N'Dao But inscrit après 56 minutes 56e
(1 - 0) Spectateurs : 22 000
Arbitrage : Jamal Al Sharif
Rapport

3e journée


Match 11 Zambie 0 - 0 Sénégal Stade du 19-Mai-1956, Annaba

17 h heure locale
(0 - 0) Spectateurs : 6 000
Arbitrage : Mohamed Hussam El-Dine
Rapport

Match 12 Cameroun 2 - 0 Kenya Stade du 19-Mai-1956, Annaba

17 h heure locale
Maboang But inscrit après 28 minutes 28e But inscrit après 57  minutes 57 e (1 - 0) Spectateurs : 3 000
Arbitrage : Badou Jasseh
Rapport

Le Groupe B de la Coupe d'Afrique des nations de football 1990, organisée en Algérie du 2 au , réunissait quatre sélections et était perçu comme déséquilibré en raison de la présence du Cameroun, double tenant du titre (vainqueur en 1984 et 1988), avec des joueurs expérimentés tels que Thomas Nkono, Emmanuel Kundé et François Omam-Biyik, sous la direction du sélectionneur soviétique Valeri Nepomniachtchi,. Les autres participants étaient la Zambie (finaliste en 1974, nation émergente malgré l'absence pour la possible blessure de sa star Kalusha Bwalya joueur du PSV Eindhoven, et entraînée par Samuel Ndhlovu), la Sénégal (meilleure performance : quatrième en 1965, outsider discipliné dirigé par le Français Claude Le Roy) et la Kenya (modeste participant, de retour en phase finale après plusieurs absences et faisant office de moins expérimenté du groupe),. Toutes les rencontres se disputèrent au Stade du 19-Mai-1956 à Annaba, avec des affluences généralement modestes contrastant avec l'atmosphère plus fervente d'Alger pour le Groupe A. Dans un tournoi à huit équipes, le format prévoyait deux poules de quatre, les deux premières de chaque accédant directement aux demi-finales, avec 2 points pour une victoire et 1 pour un nul.

La phase de groupes fut marquée par une surprise majeure avec l'élimination précoce du Cameroun, malgré son statut de favori. La première journée, le , débuta par une victoire de la Zambie sur le Cameroun (1-0, but de Webster Chikabala à la 58e minute), suivie d'un nul entre le Sénégal et le Kenya (0-0). Lors de la deuxième journée, le , la Zambie confirma en battant le Kenya (1-0, but souvent attribué à Linos Makwaza), tandis que le Sénégal infligea une seconde défaite au Cameroun (2-0, buts généralement crédités à Moussa Ndao et Mamadou Diallo).

La troisième journée, le , valida les qualifications : la Zambie et le Sénégal se neutralisèrent (0-0), assurant la première place aux Zambiens, tandis que le Cameroun sauva l'honneur en battant le Kenya (2-0, doublé d'Emmanuel Maboang). La Zambie termina invaincue en tête avec 5 points (différence de buts +2) et aucune encaissée, rejointe par le Sénégal (4 points, +2, également imperméable défensivement). Le Cameroun prit la troisième place (2 points, -1) et le Kenya la dernière (1 point, -3). Seulement 6 buts furent inscrits dans ce groupe, le plus défensif de l'édition, avec Emmanuel Maboang comme meilleur réalisateur (2 buts), suivi de Webster Chikabala, Linos Makwaza, Moussa Ndao et Mamadou Diallo (1 but chacun),. Ce Groupe B se distingua par sa compétitivité inattendue, la solidité défensive des qualifiés et la déception du favori camerounais,.

Tableau final


Demi-finales Finale
12 mars 16h, Stade du 5-Juillet-1962, Alger 16 mars 15h, Stade du 5-Juillet-1962, Alger
Algérie 2
Sénégal 1    
Algérie 1
12 mars 19h, Stade du 19-Mai-1956, Annaba
    Nigeria 0
Zambie 0
Nigeria 2
Match pour la troisième place
15 mars 17h, Stade du 5-Juillet-1962, Alger
Zambie 1
Sénégal 0


Demi-finales


Match 13 Algérie 2 - 1 Sénégal Stade du 5-Juillet-1962, Alger

16 h heure locale
Menad But inscrit après 4 minutes 4e
Amani But inscrit après 62 minutes 62e
(1 - 0) But inscrit après 20 minutes 20e (csc) Serrar Spectateurs : 85 000
Arbitrage : Shizuo Takada
Rapport

La demi-finale de la Coupe d'Afrique des nations de football 1990 opposant l'Algérie au Sénégal s'est tenue le au Stade du 5-Juillet-1962 à Alger, devant une affluence estimée à 85 000 spectateurs. Arbitrée par le Japonais Shizuo Takada, la rencontre a vu les Fennecs l'emporter 2-1 après un match intense et équilibré. Le Sénégal, dirigé par Claude Le Roy et emmené par des joueurs comme Jules Bocandé, Cheikh Seck et Roger Mendy, a ouvert le score à la 20ᵉ minute sur un but contre son camp d'Abdelhakim Serrar. L'Algérie, sous les ordres d'Abdelhamid Kermali et avec Rabah Madjer comme capitaine, a réagi immédiatement grâce à Djamel Menad (4ᵉ minute) puis a scellé la victoire en seconde période par Djamel Amani (62ᵉ minute). Ce succès a permis aux hôtes de se qualifier pour la finale face au Nigeria.

Cette rencontre, disputée dans une atmosphère électrique propre au Stade du 5-Juillet-1962, a symbolisé la solidité mentale et la résilience de l'équipe algérienne tout au long du tournoi. Malgré une entame défavorable, les Algériens, portés par des éléments clés tels que Tahar Chérif El-Ouazzani, Moussa Saïb, Chérif Oudjani et Antar Osmani, ont su renverser la situation grâce à une meilleure maîtrise collective et à l'appui enthousiaste du public. Pour le Sénégal, qualifié deuxième du Groupe B derrière la Zambie, cette défaite a mis fin à un parcours honorable mais a souligné les limites face à la pression du pays organisateur. Cette victoire reste l'un des moments forts de la campagne parfaite des Fennecs (cinq victoires en cinq matchs), qui aboutira à leur premier titre continental trois jours plus tard,.



Match 14 Zambie 0 - 2 Nigeria Stade du 19-Mai-1956, Annaba

19 h heure locale
(0 - 1) But inscrit après 18 minutes 18e Okechukwu
But inscrit après 77 minutes 77e Yekini
Spectateurs : 27 000
Arbitrage : Badara Sène
Rapport

La rencontre opposant le Nigeria à la Zambie lors de la demi-finale de la Coupe d'Afrique des nations de football 1990 s'est déroulée le au Stade du 19-Mai-1956 à Annaba. Arbitrée par le Sénégalais Badara Sène, la victoire est revenue aux Super Eagles sur le score de 2-0. Le Nigeria, dirigé par l'entraîneur néerlandais Clemens Westerhof, a ouvert le score à la 18ᵉ minute grâce à Uche Okechukwu, avant que Rashidi Yekini ne double la mise à la 77ᵉ minute. À la mi-temps, le score était de 1-0 en faveur des Nigérians. Le gardien Alloysius Agu s'est illustré par plusieurs arrêts décisifs, contribuant à la solidité défensive de son équipe.

Du côté zambien, sous la direction du sélectionneur Samuel Ndhlovu, l'équipe a fait preuve de combativité mais n'a pas réussi à concrétiser ses occasions. Les sorties de Lucky Msiska et Timothy Mwitwa à la 73ᵉ minute ont reflété une certaine fatigue en fin de match. Malgré une résistance honorable, les Zambiens n'ont pu revenir au score face à une équipe nigériane mieux organisée. Cette victoire a permis au Nigeria de se qualifier pour la finale contre l'Algérie (perdue 1-0). La rencontre s'est déroulée devant une affluence estimée à 12 000 à 27 000 spectateurs, dans un Stade du 19-Mai-1956 qui a accueilli la majeure partie des matchs du Groupe B et cette demi-finale.

Match pour la troisième place


Match 15 Zambie 1 - 0 Sénégal Stade du 5-Juillet-1962, Alger

17 h heure locale
Chikabala But inscrit après 73 minutes 73e (0 - 0) Spectateurs : 3 000
Arbitrage : Neji Jouini
Arbitres assistants :
Badu Gassa
Mawukpona Hounnake-Kouassi
Rapport

Le , la Zambie affrontait le Sénégal pour le match de la troisième place de la Coupe d'Afrique des Nations au Stade du 5-Juillet-1962 à Alger, devant une affluence de 3 000 spectateurs. Les deux équipes, éliminées en demi-finales, cherchaient à obtenir une médaille en clôture du tournoi. La Zambie, qui avait terminé première du Groupe B avec un parcours invaincu et une défense solide, s’était inclinée 2-0 face au Nigeria en demi-finale, tandis que le Sénégal, deuxième du même groupe, avait perdu 2-1 contre l'Algérie, pays hôte, malgré un but contre son camp qui avait temporairement relancé l’espoir.

Le match s'est terminé sur un score de 1-0 en faveur de la Zambie, grâce à un but de Webster Chikabala à la 73e minute. Le match avait été très disputé, mais les deux équipes n'avaient pas trouvé le chemin des filets durant la première mi-temps, qui s'est soldée sur un score nul et vierge (0-0). Le Sénégal n'a pas réussi à réagir après l'ouverture du score zambienne et n'a pas réussi à égaliser malgré quelques changements tactiques en fin de match. Ce résultat a permis à la Zambie de terminer à la troisième place de la compétition, un succès symbolique pour l’équipe zambienne dirigée par Samuel Ndhlovu,.

Le match a été arbitré par Neji Jouini de Tunisie, assisté de Badu Gassa (Gambie) et Mawukpona Hounnake-Kouassi (Togo).

Finale


Match 16 Algérie 1 - 0 Nigeria Stade du 5-Juillet-1962, Alger

15 h heure locale
Historique des rencontres
(Passe décisive Saïb) Oudjani But inscrit après 38 minutes 38e (1 - 0) Spectateurs : 80 000
Arbitrage : Jean-Fidèle Diramba
Arbitres assistants :
Idrissa Sarr
Abdelali Naciri
Rapport

La finale de la Coupe d'Afrique des Nations 1990, disputée le au Stade du 5-Juillet-1962 à Alger, opposait l'Algérie, pays hôte, au Nigeria dans un remake de la finale de 1980 remportée par les Super Eagles nigérians. Devant une affluence estimée entre 80 000 et 114 000 spectateurs, selon les sources, l'atmosphère était électrique, avec un public algérien fervent soutenant les Fennecs qui cherchaient à décrocher leur premier titre continental après une campagne impressionnante. L'Algérie, dirigée par l'entraîneur Abdelhamid Kermali, avait dominé son groupe en battant notamment le Nigeria 5-1 en match d'ouverture, puis éliminé le Sénégal en demi-finale (2-1). Les Super Eagles nigérians, sous la houlette du Néerlandais Clemens Westerhof, avaient quant à eux surmonté un début difficile pour atteindre la finale en battant la Zambie (2-0) en demie, malgré une défense parfois fragile exposée lors de la lourde défaite initiale contre les Algériens. Ce match revêtait une importance symbolique pour l'Algérie, qui organisait la compétition pour la première fois et visait à effacer les échecs passés, comme la finale perdue de 1980 ou les éliminations précoces dans les éditions précédentes.

Les compositions reflétaient des stratégies offensives : l'Algérie alignait une équipe expérimentée avec Rabah Madjer en capitaine, Djamel Menad et Chérif Oudjani en attaque, soutenus par une milieu solide incluant Moussa Saïb et Djamel Amani, tandis que le Nigeria comptait sur Rashidi Yekini et Friday Elahor pour menacer, avec Alloysius Agu comme gardien et capitaine. L'arbitrage était confié au Gabonais Jean-Fidèle Diramba, assisté d'Abdelali Naciri (Maroc) et Idrissa Sarr (Mauritanie), dans un contexte où les tensions entre les deux nations ajoutaient du piment à cette confrontation nord-africaine contre ouest-africaine,.

Le match débuta sur un rythme élevé, avec l'Algérie imposant son pressing dès les premières minutes, forçant les Nigérians à reculer. À la 38e minute, sur une passe décisive de Moussa Saïb, Chérif Oudjani ouvrit le score d'une frappe précise, déclenchant l'euphorie dans les tribunes et donnant l'avantage aux Algériens à la mi-temps (1-0),. En seconde période, le Nigeria tenta de réagir avec des incursions de Rashidi Yekini et Friday Elahor, mais la défense algérienne, emmenée par Ali Benhalima et Fodil Megharia, tint bon malgré des cartons jaunes pour Djamel Amani (62e) côté algérien, et Oliha (31e) et Elahor (44e) pour les Nigérians. Des changements tactiques furent opérés : l'Algérie remplaça Tahar Chérif El-Ouazzani par Mahieddine Meftah à la 85e et Oudjani par Mohamed Rahem à la 90e, tandis que le Nigeria introduisit Aminu Abdul à la 13e pour Andrew Uwe et Daniel Amokachi à la 69e pour Ayodele Ogunlana, sans parvenir à égaliser. Les Fennecs gérèrent intelligemment la fin de match, repoussant les assauts nigérians et sécurisant une victoire méritée 1-0, synonyme de premier sacre pour l'Algérie dans la compétition. Ce triomphe marqua un tournant pour le football algérien, boostant la popularité du sport dans le pays et inscrivant des noms comme Rabah Madjer et Chérif Oudjani dans l'histoire, tandis que le Nigeria, finaliste pour la troisième fois, dut attendre 1994 pour remporter son deuxième titre. Le rapport officiel et les archives historiques confirment ces détails, soulignant l'impact de cette finale sur le football africain,.


Statistiques

Résumé par équipe

Selon la convention statistique dans le football, les matchs décidés en prolongation sont comptés comme des victoires et des défaites, tandis que les matchs décidés par des tirs au but sont comptés comme des matchs nuls.

Place Équipe Matchs Victoires Nuls Défaites BP BC Diff. Progression
Médaille d'or Algérie 5 5 0 0 13 2 +11 Vainqueur
Médaille d'argent Nigeria 5 3 0 2 5 6 -1 Finaliste
Médaille de bronze Zambie 5 3 1 1 3 2 +1 Troisième
4 Sénégal 5 1 2 2 3 3 0 Quatrième
Premier Tour
5 Cameroun 3 3 1 0 2 3 -1 Premier Tour
6 Côte d'Ivoire 3 3 0 2 3 5 -2 Premier Tour
7 Kenya 3 0 1 2 0 3 -3 Premier Tour
8 Égypte 3 0 0 3 1 6 -5 Premier Tour
Pays qualifiés plus classement du tournoi.
  • Vainqueur
  • Finaliste
  • Troisième
  • Quatrième
  • Premier tour

Meilleurs attaque et défense

Lors de la Coupe d'Afrique des Nations 1990, les performances offensives et défensives ont joué un rôle déterminant dans le parcours des équipes. En termes de meilleure attaque, c'est l'Algérie qui s'est distinguée en inscrivant un total de 13 buts en 5 matchs, soit une moyenne de 2,6 buts par match. Cette efficacité offensive a été l'un des principaux moteurs de la réussite des Fennecs, qui ont atteint la finale et remporté leur premier titre continental. Le Nigeria, avec 5 buts en 5 matchs, a terminé à la deuxième place de ce classement, réalisant une moyenne de 1 but par match. Le Sénégal se classe en troisième position avec 3 buts inscrits en 5 matchs, soit une moyenne de 0,6 but par match. D'autres équipes comme la Cote d'ivoire et la Zambie ont marqué 3 buts en 3 matchs.

En ce qui concerne la meilleure défense, l'Algérie et la Zambie partagent la première place, ayant concédé seulement 2 buts en 5 matchs, ce qui donne une moyenne de 0,4 but par match. Ces deux équipes ont montré une grande solidité défensive tout au long du tournoi, ce qui leur a permis de progresser jusqu'aux phases finales. Le Sénégal, avec 3 buts encaissés en 5 matchs (une moyenne de 0,6 but par match), occupe la troisième position. Le Kenya et le Cameroun, chacun ayant encaissé 3 buts en 3 matchs, se classent également dans cette catégorie, avec une moyenne de 1 but par match. Ces statistiques mettent en évidence l'importance de l'équilibre entre une attaque efficace et une défense solide pour obtenir de bons résultats dans une compétition comme la Coupe d'Afrique des nations 1990.

Meilleure attaque
Place Sélection Buts Matchs Moyenne buts par matchs
Médaille d'or Algérie13 5 2.6
Médaille d'argent Nigeria5 5 1
Médaille de bronze Sénégal3 5 0.6
4 Cote d'ivoire3 3 1
5 Zambie3 5 0.6
Meilleure défense
Place Sélection Buts Matchs Moyenne buts par matchs
Médaille d'or Algérie2 5 0.4
Médaille d'argent Zambie2 5 0.4
Médaille de bronze Sénégal3 5 0.6
4 Kenya3 3 1
- Cameroun3 3 1

Buteurs

Bilan par joueur

4 buts

3 buts

2 buts


1 but


Contre son camp Inscrit contre son camp (csc)

Bilan par équipe

Équipe Joueur Buts Total Statistiques
Premier tour Phase finale
Algérie Djamel Menad 314 13 buts
5 matchs
2,60 buts/match
Djamel Amani 213
Rabah Madjer 2-2
Chérif Oudjani 112
Tahar Chérif El-Ouazzani 1-1
Moussa Saïb 1-1
Total
Cameroun Emmanuel Maboang 2-2 2 buts
3 matchs
0,67 but/match
Total
Côte d'Ivoire Abdoulaye Traoré 2-2 3 buts
3 matchs
1,00 but/match
Serge Maguy 1-1
Total
Égypte Adel Abdelrahman 1-1 1 but
3 matchs
0,33 but/match
Total
Kenya Aucun buteur000 0 but
3 matchs
0,00 but/match
Total
Nigeria Rashidi Yekini 213 5 buts
5 matchs
1,00 but/match
Emmanuel Okocha 1-1
Uche Okechukwu -11
Total
Sénégal Mamadou Diallo (football, 1971) 1-1 3 buts
5 matchs
0,60 but/match
Moussa Ndao 1-1
CSC-11
Total
Zambie Webster Chikabala 112 3 buts
5 matchs
0,60 but/match
Linos Makwaza1-1
Total
Bilan global : 8 équipes – 20 buteurs (+1 CSC) – 30 buts (dont 1 CSC) en 16 matchs – Moyenne : 1,88 but/match

Discipline

Bilan par joueur

1 carton rouge
2 cartons jaunes


1 cartons jaune


1 cartons jaune


Récompenses

Équipe type de la compétition

Équipe-type
Gardien Défenseurs Milieux Attaquants Sélectionneur
Antar Osmani Ali Benhalima
André Kana-Biyik
Arsène Hobou
Samuel Chomba
Djamel Amani
Rabah Madjer
Tahar Chérif El-Ouazzani
Moses Kpakor
Djamel Menad
Webster Chikabala
Abdelhamid Kermali

Trophée du Meilleur Joueur

Classement meilleur joueur
Place Joueur
Médaille d'or Rabah Madjer
Médaille d'argent Tahar Chérif El-Ouazzani
Médaille de bronze Rashidi Yekini

Le Trophée du Meilleur Joueur de la Coupe d'Afrique des Nations 1990 a été attribué à trois joueurs qui ont marqué l’histoire de la compétition par leurs performances sportive. Le premier prix est allé à Rabah Madjer, attaquant emblématique de l'Algérie, dont le rôle a été déterminant tout au long du tournoi, notamment en finale contre le Nigeria,. Son influence sur le jeu algérien, sa capacité à mener des attaques décisives et son leadership sur le terrain lui ont valu ce prestigieux trophée. À la deuxième place, Tahar Chérif El-Ouazzani, un milieu de terrain clé de l’équipe algérienne, a été salué pour son engagement sans faille, son abnégation défensive et son rôle important en attaque, notamment lors des matchs à élimination directe. Enfin, Rashidi Yekini, attaquant vedette du Nigeria, a pris la troisième place. Bien que son équipe n’ait pas remporté la finale, Yekini a été l'un des joueurs les plus influents de la compétition, avec des performances solides et des buts décisifs qui ont permis au Nigeria d'atteindre la finale. Ces trois joueurs ont été des figures essentielles de cette édition du tournoi, et leurs contributions ont été cruciales pour le parcours de leurs équipes respectives,.

Trophée du Meilleur Buteur

Djamel Menad.

Le classement des meilleurs buteurs est largement dominé par les Algériens, reflet du parcours parfait des Fennecs qui ont remporté le titre avec 13 buts marqués au total. Djamel Menad termine meilleur buteur avec 4 réalisations en 5 matchs (438 minutes jouées),, devant son coéquipier Djamel Amani (3 buts en 5 matchs, 419 minutes) et le Nigérian Rashidi Yekini (3 buts en 5 matchs, 450 minutes pleines), qui complète le podium malgré la défaite en finale de son équipe. Menad devient ainsi le deuxième joueur algérien de l'histoire de la CAN à être meilleur buteur, après Lakhdar Belloumi en CAN 1988, mais il est le premier Algérien à remporter seul ce titre individuel (Belloumi ayant partagé la première place ex æquo). Derrière ce trio, plusieurs joueurs ont marqué 2 buts chacun : l'Algérien Chérif Oudjani (dont le but décisif en finale), le capitaine Rabah Madjer, le Zambien Webster Chikabala (auteur du but de la troisième place), le Camerounais Emmanuel Maboang (ses deux réalisations contre le Kenya) et l'Ivoirien Abdoulaye Traoré (doublé contre l'Égypte). Aucun penalty n'a été converti par ces buteurs, soulignant l'efficacité dans le jeu courant d'une édition plutôt pauvre en buts (30 au total sur 16 matchs, soit 1,88 par rencontre).

Ce classement met en lumière la supériorité offensive de l'Algérie, qui place quatre joueurs dans le top 8, tout en honorant les performances individuelles des finalistes et du troisième.

Classement du meilleur buteur,
Place Joueur Buts Matchs Penalty Temps de jeu
Médaille d'or Djamel Menad450438
Médaille d'argent Djamel Amani350419
Médaille de bronze Rashidi Yekini350450
4 Emmanuel Maboang21090
5 Abdoulaye Traoré220180
6 Chérif Oudjani240347
7 Rabah Madjer240360
8 Webster Chikabala250450

Trophée de l’équipe du Fair play

Trophée de l’équipe du Fair play
Place Joueur
Médaille d'or Zambie

Le Trophée de l’équipe du Fair-play de la Coupe d'Afrique des Nations 1990 a été décerné à l'Équipe de Zambie, qui a montré une discipline exemplaire sur le terrain tout au long de la compétition. Avec un seul carton jaune et aucun carton rouge après ses cinq matchs, la Zambie a remporté ce prix honorifique, témoignant de son fair-play et de son respect des règles du jeu. En deuxième position, on retrouve l'Équipe du Cameroun, avec deux cartons jaunes et aucun carton rouge, ayant disputé trois matchs durant la compétition. Le Kenya partage également la deuxième place, ayant accumulé le même nombre de cartons jaunes (deux), tout en disputant trois rencontres. D'autres équipes, telles que l'Égypte et l'Algérie, ont également montré un comportement fair-play, bien que leur total de cartons jaunes ait été plus élevé (respectivement quatre pour l'Égypte et quatre pour l'Algérie), tout en participant à trois et cinq matchs respectivement. Ce trophée souligne l'importance du jeu propre et du respect des adversaires lors des compétitions internationales,.

Classement Fair play
Place Pays Carton jaune Carton rouge Match
Médaille d'or Zambie105
2 Cameroun203
- Kenya203
4 Égypte403
- Algérie405

Influence

La Coupe d'Afrique des nations 1990 a enregistré une affluence globale estimée à environ 768 000 spectateurs sur les 16 matchs disputés, soit une moyenne d'environ 48 000 personnes par rencontre. Cette forte fréquentation, exceptionnelle pour l'époque en Afrique, s'explique largement par l'engouement populaire autour de l'équipe nationale algérienne, pays hôte, et par la capacité du Stade du 5-Juillet-1962 à Alger (officiellement 110 000 places, parfois plus avec les tribunes debout et les accès exceptionnels).

Tous les matchs les plus suivis ont eu lieu dans ce stade mythique, où l'Algérie a disputé l'intégralité de ses rencontres (match d'ouverture, phase de groupes, demi-finale et finale). La finale contre le Nigeria (estimée à 105 000 spectateurs) reste l'une des plus grandes affluences de l'histoire de la CAN. À l'inverse, les matchs du Groupe B à Annaba ont connu des affluences beaucoup plus modestes (entre 3 000 et 25 000), reflétant un intérêt moindre pour les rencontres sans enjeu algérien,.

Bilan par match

Le tableau ci-dessous classe les 16 matchs par affluence décroissante, en s'appuyant sur les chiffres officiels provenant des rares sources disponibles :

Classement des affluences
Place Match Tour Affluence Stade
1Algérie – NigeriaFinale110 000 Stade du 5-Juillet-1962, Alger
2Algérie – Égypte1er tour (3e journée)85 000Stade du 5-Juillet-1962, Alger
3Algérie – SénégalDemi-finale80 000Stade du 5-Juillet-1962, Alger
=Nigeria – Côte d'Ivoire1er tour (3e journée)80 000Stade du 5-Juillet-1962, Alger
5Algérie – Côte d'Ivoire1er tour (2e journée)75 000Stade du 5-Juillet-1962, Alger
6Algérie – Nigeria1er tour (match d'ouverture)66 000Stade du 5-Juillet-1962, Alger
7Nigeria – Égypte1er tour (2e journée)45 000Stade du 5-Juillet-1962, Alger
8Zambie – NigeriaDemi-finale12 000Stade du 19-Mai-1956, Annaba
=Sénégal – Cameroun1er tour (2e journée)12 000Stade du 19-Mai-1956, Annaba
10Zambie – Sénégal1er tour (3e journée)10 000Stade du 19-Mai-1956, Annaba
=Cameroun – Kenya1er tour (3e journée)10 000Stade du 19-Mai-1956, Annaba
12Zambie – Cameroun1er tour (1re journée)8 000Stade du 19-Mai-1956, Annaba
=Sénégal – Kenya1er tour (1re journée)8 000Stade du 19-Mai-1956, Annaba
14Zambie – Kenya1er tour (2e journée)6 000Stade du 19-Mai-1956, Annaba
15Zambie – SénégalMatch pour la 3e place3 000Stade du 5-Juillet-1962, Alger
16Côte d'Ivoire – Égypte1er tour (3e journée)700Stade du 5-Juillet-1962, Alger

Notes : Les affluences les plus élevées concernent presque exclusivement les matchs impliquant l'Algérie au Stade du 5-Juillet-1962. Les chiffres varient légèrement selon les sources (presse algérienne, rapports CAF, archives FIFA). Le total global de la compétition est estimé à environ 768 000 spectateurs (moyenne ~48 000 par match).

Finale historique

Stade du 5-Juillet-1962.

La finale de la Coupe d'Afrique des nations 1990, disputée le au Stade du 5-Juillet-1962 à Alger, constitue la rencontre ayant enregistré la plus forte affluence physique de l'histoire de la compétition. Les estimations varient entre 100 000 et 111 000 spectateurs selon les sources (presse algérienne de l'époque, rapports de la CAF et archives historiques), un chiffre qui dépasse celui de toutes les autres finales de la CAN, y compris celles organisées dans des stades de capacité théorique supérieure lors des éditions ultérieures,.

Ce niveau d'affluence s'explique par plusieurs facteurs objectifs : l'Algérie disputait sa première finale continentale en tant que pays organisateur ; la victoire permettait d'obtenir le premier titre africain de son histoire ; l'adversaire était le Nigeria, finaliste de l'édition 1980 perdue par l'Algérie ; et le contexte national (crise économique liée à la chute des prix du pétrole depuis 1986, séquelles des événements d'Octobre 1988) conférait à l'événement une portée symbolique particulière. Le Stade du 5-Juillet-1962, rénové pour l'occasion et homologué à 110 000 places, a accueilli la finale dans des conditions de remplissage maximal.

Diffuseur

La compétition fut diffusée en Algérie par l’ENTV (alors RTA), qui assura une couverture intégrale avec tous les matchs en direct ou en différé, accompagnés d’émissions spéciales et de reportages quotidiens. Dans plusieurs pays francophones d’Afrique (Tunisie, Côte d’Ivoire, Congo…), des extraits ou certains matchs furent proposés par les télévisions publiques nationales. À l’international, la diffusion resta limitée : quelques reportages sur TV5 Monde et Eurosport, sans couverture paneuropéenne ou mondiale systématique, reflet du faible rayonnement médiatique global de la CAN à cette époque,.

Annexes

Articles connexes

Lien externe

Bibliographie

Notes et références

Notes

  1. ↑ L’Égypte est venue avec une équipe qualifiée d’« équipe B ». Les dirigeants égyptiens, à la suite de l’élimination de l’Algérie de la Coupe du monde 1990 par les Pharaons, craignaient des hostilités algériennes lors de la CAN 1990.
  2. ↑ Le Cameroun est le champion d'Afrique en titre, ayant remporté la CAN 1988. Les hommes de Valeri Nepomniachtchi réaliseront quelques mois plus tard un quart de finale en Coupe du Monde, ce qui sera une première dans l'histoire du football africain.
  3. ↑ Le jury était composé de : - Mustapha Fahmi (secrétaire général de la CAF) , Mohamed Raouraoua (directeur général de l'ANEP) , Hédi Hamel (DG de la revue : Afrique Football) , Rachid Mekhloufi (membre du comité technique de la FAF) et Bachir Chérif (président du comité de la presse et des médias du comité d'organisation de la CAN 1990 en Algérie) .
  4. ↑ (APS) Ce trophée a été offert par la revue Afrique Football et l'ANEP, le jeudi 15 mars 1990 à Alger. Les jurys composés de journalistes algériens et de la presse étrangère ont choisi le joueur Rabah Madjer comme le meilleur footballeur de cette CAN 1990.
  5. ↑ À la suite du sondage effectué, l'ensemble des 42 voix a choisi 22 joueurs cités. Rabah Madjer est classé premier avec 75 points, suivi de Tahar Chérif El-Ouazzani (Algérie) avec 46 points. En 3e position, on trouve le Nigérian Rashidi Yekini avec 21 points, Webster Chikabala (Zambie) avec 21 points et Djamel Menad (Algérie) avec 21 points.
  6. ↑ Djamel Menad décédera à l'âge de 64 ans le 22 mars 2025. Ancien attaquant de l'équipe nationale d'Algérie, il a remporté la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) en 1990 et a participé à la Coupe du Monde 1986. Il a évolué notamment avec la JS Kabylie, ainsi qu'en France et au Portugal. Après sa carrière de joueur, il s’est reconverti en entraîneur.
  7. ↑ Pour éviter que le classement soit trop long, il prend en compte uniquement les joueurs ayant marqué au moins 2 buts ou plus. Dans ce cas, il y en a 8. Pour plus de précisions, voir la section : Buteurs - Bilan par joueur.
  8. ↑ Le match où la Zambie a reçu son seul carton de la compétition a eu lieu lors de la première journée de son groupe B contre le Cameroun.
  9. ↑ Affluences officielles ou estimées les plus souvent citées (CAF, presse algérienne de l'époque et archives historiques). Les chiffres varient légèrement selon les sources (60 000 à 100 000+ pour la finale).

Ouvrages

  1. 1 2 Ayuk 2022, p. 233
  2. 1 2 Ayuk 2022, p. 213
  3. ↑ Ayuk 2022, p. 199
  4. ↑ Ayuk 2022, p. 198

Références

  1. 1 2 Luis Martinez, La guerre civile en Algérie, Karthala, , 78-85 p. (ISBN 978-2865376858)
  2. ↑ Jean-Pierre Peyroulou, Algérie 1990-2000 : un conflit oublié ?, La Découverte, , 45-52 p. (ISBN 978-2707146144)
  3. ↑ Adrien Pécout, « Histoires de CAN (4/4) : en 1990, l'unique triomphe de l'Algérie », Le Monde,‎ (lire en ligne)
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Liens externes