| Cadavérine | |||
| Représentations typologique et 3D de la cadavérine. | |||
| Identification | |||
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| Nom UICPA | pentyl-1,5-diamine | ||
| Synonymes |
pentaméthylènediamine |
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| No CAS | |||
| No ECHA | 100.006.664 | ||
| No CE | 207-329-0 | ||
| No RTECS | SA0200000 | ||
| PubChem | 273 | ||
| SMILES | NCCCCCN , |
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| InChI | InChI : InChI=1/C5H14N2/c6-4-2-1-3-5-7/h1-7H2 InChIKey : VHRGRCVQAFMJIZ-UHFFFAOYAX Std. InChI : InChI=1S/C5H14N2/c6-4-2-1-3-5-7/h1-7H2 Std. InChIKey : VHRGRCVQAFMJIZ-UHFFFAOYSA-N |
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| Apparence | liquide incolore à jaunâtre, odeur désagréable | ||
| Propriétés chimiques | |||
| Formule | C5H14N2 [Isomères] |
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| Masse molaire | 102,178 1 ± 0,005 4 g/mol C 58,77 %, H 13,81 %, N 27,42 %, |
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| Propriétés physiques | |||
| T° fusion | 14 °C | ||
| T° ébullition | 178 à 180 °C | ||
| Masse volumique | 0,87 g·cm-3 (20 °C) | ||
| Point d’éclair | 62 °C (coupelle fermée) | ||
| Pression de vapeur saturante | 0,9 mbar à 20 °C | ||
| Propriétés optiques | |||
| Indice de réfraction | 1,458 | ||
| Précautions | |||
| SGH | |||
| H314, P280, P310 et P305+P351+P338 H314 : Provoque de graves brûlures de la peau et des lésions oculaires P280 : Porter des gants de protection/des vêtements de protection/un équipement de protection des yeux/du visage. P310 : Appeler immédiatement un CENTRE ANTIPOISON ou un médecin. P305+P351+P338 : En cas de contact avec les yeux : rincer avec précaution à l’eau pendant plusieurs minutes. Enlever les lentilles de contact si la victime en porte et si elles peuvent être facilement enlevées. Continuer à rincer. |
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| NFPA 704 | |||
| Transport | |||
Code Kemler : 88 : matière très corrosive Numéro ONU : 2735 : AMINES LIQUIDES, CORROSIVES, N.S.A. ; ou POLYAMINES LIQUIDES, CORROSIVES, N.S.A. Classe : 8 Étiquette : 8 : Matières corrosives |
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| Écotoxicologie | |||
| LogP | -0,150 | ||
| Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire. | |||
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La cadavérine, 1,5-diaminopentane ou encore pentaméthylènediamine est un composé organique de formule NH2(CH2)5NH2 appartenant à la famille des diamines. Structurellement proche de la putrescine, avec laquelle elle partage la toxicité et une odeur nauséabonde, elle est comme elle issue, sous l'action des enzymes protéolytiques bactériennes, de l'hydrolyse de certaines protéines lors de la putréfaction de plantes ou de cadavres d'animaux, d'où elle tire son nom.
La putrescine et la cadavérine furent décrites pour la première fois en 1885 par le médecin berlinois Ludwig Brieger (1849–1919).
La cadavérine est le produit de la décarboxylation de la lysine par la lysine décarboxylase. Ce sont les micro-organismes saprophytes qui sont les principaux responsables de sa production. Cependant, la cadavérine n'a pas strictement pour origine la putréfaction. Elle est aussi produite en petite quantité par les êtres vivants.
Histamine, tyramine, putrescine et cadavérine se retrouvent dans la plupart des fromages, proportionnellement à la durée de maturation et ces amines sont normalement « dégradées, au niveau du foie » ; on constate que les personnes qui ne les dégradent pas normalement sont sujettes à des troubles tels que des vertiges en cas de saturation (ingestion de fromage) voire d'effets secondaires graves à la prise d'antidépresseurs activant ou désactivant les récepteurs d'amines (en particulier ceux de la sérotonine).
La structure chimique des amines « peut être aliphatique (putrescine, cadavérine, agmatine, spermine, spermidine), aromatique (tyramine, 2-phényléthylamine) ou hétérocyclique (histamine, sérotonine, tryptamine) », de plus on en trouve trace dans des produits laitiers dont des yaourts.
Des niveaux élevés de cadavérine dans l'urine peuvent être un indice d'une déficience du métabolisme de la lysine chez le patient.[réf. souhaitée]
La cadavérine est toxique à haute dose. Chez les rats sa toxicité aigüe orale est toutefois faible, plus de 2 000 mg·kg-1.