Caisson Phoenix

Port artificiel d'Arromanches.

Les « digues Phoenix » étaient des digues faites d'assemblages de caissons de béton armé (« Caissons Phoenix »), flottants, destinés à faire un port artificiel pour le débarquement allié en Normandie à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Histoire

Fin mai 1942, comme le montre une note à l'amiral Mountbatten (alors chargé de toutes les questions concernant la guerre amphibie), Winston Churchill songe déjà à un port artificiel à préparer et acheminer en mer pour un débarquement en France ; Les caissons des digues de Phoenix ont été construits dans le cadre des « ports artificiels Mulberry », assemblés dans le cadre du débarquements en Normandie. Ils ont été construits par des entrepreneurs en génie civil sur les côtes britanniques, puis rassemblés sur le littoral anglais à Dungeness et à Selsey avant d’être tractés en mer par des remorqueurs jusqu’outre-Manche en Normandie. Plus de 200 caissons Phoenix ont ainsi été remorqués (pesant chacun 6 000 tonnes pour les plus gros), permettant de débarquer 5 000 000 d'hommes et 80 000 véhicules sur le territoire français à partir de la flotte de débarquement. Pour cela les caissons ont été alignés pour former les digues du « Port Mulberry » (nom de code du port artificiel à construire sur la plage d’Arromanches), remplaçant ainsi les premiers navires dits « Gooseberry ». D'autres caissons ont été apportés à l'automne 1944 pour renforcer la structure existante, afin que le port puisse être utilisé un peu plus longtemps que prévu.

Caractéristiques techniques

Il existe six modèles de caissons Phoenix, les plus légers pesant 1 670 t et les plus gros plus de 6 000 t pour 70 m de long, 20 de haut et 15 de large.

Au total, 212 caissons ont été construits, ayant nécessité le travail de 20 000 ouvriers en 147 jours.

Aujourd’hui

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. 1 2 3 4 Desquesnes (1989). Les Ports artificiels: Arromanches, Omaha. FeniXX. (extraits).
  2. 1 2 Hughes M & Momber G (2000). "The Mulberry Harbour Remains". In Allen, Michael J; Gardiner, Julie (eds.). Our Changing Coast: A Survey of the Intertidal Archaeology of Langstone Harbour, Hampshire. York: Council for British Archaeology. p. 127–128. (ISBN 1-902771-14-1).
  3. 1 2 JEAN-FRANÇOIS PREVÉRAUD, « 6 juin 1944 - Faire flotter des structures de 7 000 tonnes en béton », sur usinenouvelle.com, .
  4. ↑ « Vestiges en danger ».