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Calogero Volpe, né à Montedoro le , mort à Rome le , est un homme politique italien.
Fils d'ouvrier travaillant dans le secteur soufrier avant de partir travailler à l'étranger, Calogero Volpe milite à l'Action catholique et devient chirurgien.
Lié à la mafia, réputé proche de Giuseppe Di Cristina, il mène avec l'aval de Giuseppe Genco Russo les séparatistes de la vallée du Platani qui intègre la Démocratie Chrétienne.
Avec Salvatore Aldisio et Giuseppe Alessi, il implante la Démocratie chrétienne naissante dans la province de Caltanissetta. Député sans interruption depuis l'Assemblée constituante de la République italienne jusqu'à sa mort, Calogero Volpe est l'homme fort de la Démocratie Chrétienne de cette province contre Alessi, et après avoir rejoint le courant d'Amintore Fanfani.
Il est sous-secrétaire d’État aux Transports dans les gouvernements Tambroni et Fanfani III (1960-1962). En 1964, il est appelé gouvernement Moro II à la Santé et le reste dans les cabinets suivants Moro III et Leone II. Après la chute de ce dernier, il devient sous-secrétaire d'État auprès du ministre des Postes dans les gouvernements Rumor I et II (1968-1970).
Il est maire de Montedoro jusqu'en 1975, date à laquelle il conduit la liste démocrate-chrétienne aux municipales à Palerme. Il préside l'Office italien du soufre.
Décrit à la fin des années 1960 dans L'Ora comme membre de la mafia, Volpe poursuit en justice le journaliste Michele Pantaleone lequel est acquitté par le tribunal de Turin. En 1967, avec Bernardo Mattarella, il fait en revanche condamner Danilo Dolci pour les mêmes propos par le tribunal de Rome. Les deux démocrates chrétiens sont à nouveau cités comme membres de la mafia en 1996, par le boss repenti d'Altofonte, Francesco Di Carlo. Salvatore Lupo le cite parmi les mafieux réprimés sous Mori et renaissant après guerre.
Il meurt à l'hôpital Gemelli de Rome.