Calpulli

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Le « calpulli » (pluriel « calpoltin » ou « calpolmeh ») est, en Mésoamérique, l'unité de base à la fois territoriale et sociale des Nahuas,.

Ce terme signifie littéralement, en nahuatl, « grande maison », c'est-à-dire « maison communale », et se réfère ainsi à un « groupe de maisons », un quartier, une commune. Il a été traduit le plus souvent par « quartier » (« barrio ») chez les chroniqueurs espagnols de l'époque de la conquête et par « clan » chez les auteurs américains modernes.

Les calpulli sont « la cellule essentielle de la tribu [aztèque] pendant la migration et jusqu'à la fondation de Tenochtitlan ». Dans la capitale aztèque, au début du xvie siècle, chaque calpulli élisait son chef (« calpullec », qui recevait le titre de « tecuhtli ») et répartissait les terres parmi ses membres selon leurs besoins. Chaque calpulli avait un temple ainsi que des « maisons de jeunes gens » (« telpochcalli »), où était dispensé un enseignement militaire et religieux.

Notes et références

  1. 1 2 3 4 5 Jacques Soustelle, Les Aztèques : À la veille de la conquête espagnole, Hachette Littératures, (réimpr. 2008) (ISBN 978-2-01-279437-5), p. 32-33
  2. ↑ Felipe Castro Gutiérrez, « Appropriation et privatisation des terres dans les pueblos d’Indiens du Mexique colonial », dans Éric Léonard (dir.), Terre, États et communautés en Amérique latine : Droits de propriété et construction politique dans la longue durée, Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté, coll. « Les Cahiers de la MSHE Ledoux », (ISBN 978-2-84867-916-7, DOI 10.4000/145i9, lire en ligne), p. 45–70
  3. ↑ Miguel León-Portilla, De Teotihuacán a los aztecas : antología de fuentes e interpretaciones históricas, Université nationale autonome du Mexique, , 611 p. (ISBN 978-968-58-0593-3, lire en ligne), p. 334
  4. ↑ Guido Gómez da Silva, Diccionario breve de Mexicanismos, 2001, page 34 : « Del náhuatl calpolli o calpulli "casa comunal", literalmente "casa grande", de calli "casa" + -pol, aumentativo ».
  5. ↑ Selon Rémi Siméon (cité en note 5 de la page 63 de l'ouvrage de Mario Humberto Ruz et María Dolores Biosca Sáiz, El magnífico Señor Alonso López, alcalde de Santa María de la victoria y aperreador de Indios : (tabasco, 1541), Plaza y Valdes, , 274 p. (ISBN 978-968-85-6857-6, lire en ligne)
  6. ↑ Aguilar-Moreno 2007, p. 93.

Bibliographie