
Le camp Oddo est un des lieux d'hébergement mis à la disposition des réfugiés arméniens rescapés du génocide, à la suite de leur première arrivée massive à Marseille en .
Le camp Oddo occupe les baraquements, d’un ancien camp militaire de la guerre de 1914-1918, situé dans le quartier du Canet à l’extrémité Est du boulevard Oddo prolongé, le long du ruisseau des Aygalades.
Ces baraquements devaient accueillir temporairement quelques centaines de familles. À la date du , 780 réfugiés y sont logés. Mais les chiffres augmentent très vite : 1 430 le , 2 327 le . Albert Londres dans Marseille, porte du Sud évoque la surpopulation du camp. En , le préfet des Bouches-du-Rhône Louis Thibon signale au gouvernement français que les réfugiés arméniens y sont installés de façon permanente et préconise une évacuation progressive.
Au total 5 441 réfugiés arméniens sont passés par le camp.
Le camp Oddo ne ferme que le . Le terrain du camp, concédé pendant la guerre de 1914-1918 au ministère de la Guerre par la compagnie de chemin de fer PLM, est ensuite utilisé pour la construction de la gare de fret du Canet livrée à l’exploitation en .