Il s'agit de petits mammifères campagnards ayant plus ou moins l'allure d'une souris, de couleur brune, à tête plus arrondie et à la queue relativement courte. Ils sont souvent confondus avec les «mulots», plus proches morphologiquement des souris avec une longue queue, voire parfois avec les musaraignes, qui ne sont pourtant pas des rongeurs. Le rat des moissons (Micromys minutus) peut aussi être pris pour un campagnol selon le sens commun.
Étymologie et histoire
Il semble que les campagnols aient été autrefois englobés dans le terme «rat des champs,».
En 1758, le mot «campagnol» est employé pour la première fois par Buffon dans son Histoire naturelle, en adaptant l'adjectif italien campagnoli (qui vivent à la campagne), lui-même dérivé de campagna (campagne),.
Le mot «campagnol» n'apparaît qu'assez tardivement dans les dictionnaires. Le Dictionnaire de L'Académie française ne le mentionne qu'au XIXesiècle dans sa 6eédition (1832-1835), le distinguant du mulot et de la souris par sa couleur brune et sa queue courte.
Les caractéristiques générales des campagnols sont celles des rongeurs de la sous-famille des Arvicolinae, avec des différences pour chaque espèce: voir les articles détaillés pour plus d'informations, notamment sur leur constitution physique ou leur mode de vie respectif.
Le campagnol-taupe caucasien a une particularité au niveau de ses chromosomes: le chromosome Y a disparu.
Caractéristiques communes
On distingue de façon générale les campagnols des autres muridés par leur allure plus trapue, leur queue courte, des yeux et des oreilles peu proéminents. Ils se distinguent des rats ordinaires par leur queue velue, leurs pieds sans palmures, et leurs pouces de devant engagés sous la peau.
La différenciation avec les souris ou les mulots se fait par leur couleur généralement brune et leur queue plus courte. Certains auteurs précisent qu'ils ont trois molaires à chaque mâchoire,.
Ils mènent généralement une vie souterraine. Certaines espèces sont soumises à des pullulations périodiques qui en font des ennemis redoutés pour l'agriculture.
Noms français et noms scientifiques correspondants
Les campagnols se subdivisent en une vingtaine d’espèces, dont quatre ou cinq se rencontrent en Palestine. Liste alphabétique des noms vulgaires ou des noms vernaculaires attestés en français. Note: certaines espèces peuvent avoir plusieurs noms différents).
En France les espèces sujettes à des pullulations périodiques sont principalement le Campagnol terrestre (Arvicola terrestris) et dans le sud le Campagnol provençal (Microtus duodecimcostatus), dans une moindre mesure par exemple, car ils fréquentent moins les vergers, le Campagnol commun (Microtus arvalis) et le Campagnol agreste (Microtus agrestis). Ils causent dans ce cas de gros dégâts aux cultures. L'homme a développé de nombreux moyens de lutte contre ce fléau, aidé par de nombreux prédateurs naturels pour qui le campagnol est un menu de prédilection, comme la Chouette chevêche, le Busard cendré, la belette, le renard, le grand hamster d'Europe, etc.
↑«Campagnol», dans les dictionnaires des XVIIe, XVIIIe, XIXe et XXesiècles, sur portail.atilf.fr, Dictionnaires d'autrefois (consulté en ).
↑Florence Rosier, «Dossier XY Chez un mini-rongeur, le mystère du Y disparu…», Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
↑[Coupin 1909] Henri Coupin, Animaux de nos pays, Paris, libr. Armand Colin, coll.«Bibliothèque de dictionnaires manuels», , 500p., sur gallica (lire en ligne), p.22.
12345678[Meyer 2009] Christian Meyer, Dictionnaire des Sciences Animales, Montpellier, Cirad, , sur dico-sciences-animales.cirad.fr (lire en ligne).
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↑[Deblock & Pétavy 1983] S. Deblock et A.F. Pétavy, «Les larves hépatiques de cestode, parasites du grand campagnol Arvicola terrestris en Auvergne (France)», Annales de parasitologie humaine et comparée, t.58, no5, , p.423-437 (ISSN0003-4150, https%3A//www.parasite-journal.org/articles/parasite/pdf/1983/05/parasite1983585p423.pdf [PDF] sur parasite-journal.org, consulté en ).