François Marty, né le à Vaureilles (Aveyron) et mort le au hameau de Farrou, près de Villefranche-de-Rouergue, est un prêtre ecclésiastique catholique français qui fut cardinal et archevêque de Paris.
Il naît au village de Pachins, commune de Vaureilles, dans une famille pieuse d'agriculteurs, et il est baptisé Gabriel, Auguste, François . En , il entre au petit séminaire de Villefranche-de-Rouergue. En , après un pèlerinage à Lourdes avec son père, il prend la décision d'entrer au grand séminaire.
Charles Challiol, évêque de Rodez, l'ordonne prêtre le en sa cathédrale. En , il est nommé vicaire à Villefranche-de-Rouergue, puis, en , à la paroisse Saint-Amans de Rodez. De à il est mobilisé. À son retour, il devient curé à Bournazel, puis, en , à Rieupeyroux. En , il devient archiprêtre de Millau, puis, en , vicaire général du diocèse de Rodez.
Le , il est nommé à l'évêché de Saint-Flour. C'est Marcel-Marie Dubois, évêque de Rodez, qui le consacre évêque le . Le , il est nommé coadjuteur de l'archevêque de Reims, Louis-Augustin Marmottin. Il reçoit la titulature d'archevêque d'Emesa. À la mort de Louis-Augustin Marmottin, le , il lui succède comme archevêque de Reims. C'est là, le , qu'il reçoit le général de Gaulle et le chancelier allemand Konrad Adenauer lors d'une rencontre pour la paix entre les deux pays. En , il est nommé prélat de la Mission de France.
Le , il devient archevêque de Paris, un mois après la mort du cardinal Veuillot. Son accent rocailleux (il roule les [r] comme un paysan aveyronnais) provoque la joie (et les moqueries) des Parisiens. Il est créé cardinal au consistoire du avec le titre de cardinal-prêtre de Saint-Louis-des-Français. Fidèle au concile Vatican II, il affronte la période d'effondrement de la pratique catholique qui démarre après et se poursuit durant les années 1970-1980. Il irrite certains croyants en déclarant « Dieu n'est pas conservateur ». En , il célèbre la messe à Notre-Dame de Paris en hommage funèbre au général de Gaulle, en présence du président Georges Pompidou, du gouvernement et des chefs d'État étrangers. En , il se rend à Jérusalem. En , il accueille le pape Jean-Paul II en visite apostolique pour la première fois en France. Cela marque la fin de la théologie de l'enfouissement chère au cardinal. Le , Jean-Marie Lustiger lui succède comme archevêque de Paris.
Dès le , il se retire dans l'Aveyron, à Monteils au couvent des Dominicaines. En , il meurt accidentellement, happé par un train, au passage à niveau de Farrou, alors qu'il se rendait à Pachins déjeuner avec sa sœur Madeleine. Il conduisait la Citroën 2CV que les catholiques de Paris lui avaient offerte pour son départ et dont il aurait alors dit : « Elle me conduira au paradis »,.
Dans son testament rédigé en 1984 à Gironde, près de Saint-Parthem, il déclarait : « Je demande pardon à tous ceux que j’ai peinés, déçus ou scandalisés […] ; je demande pardon pour tout ce que j’ai omis de faire et tout ce que j’ai mal fait […]. Le Christ m’a dit “Suis-moi” et toute ma vie j’ai voulu dire aux autres “Suivez-le” ».
François Marty a ordonné les évêques suivants :