| Présidente Société d'histoire religieuse de la France |
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André Vauchez, Michèle Pradalier-Schlumberger (d) |
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Catherine Vincent, née le , est une historienne médiéviste française. Actuellement professeur émérite à l'université Paris-Nanterre et présidente de la Société d'histoire religieuse de la France depuis 2011, elle appartient au Centre d'histoire des sociétés médiévales et modernes (MéMo). Elle est l'une des principales spécialistes de l'histoire des pratiques religieuses et des dévotions dans la Chrétienté latine.
Élève à l'École Normale Supérieure de Jeunes Filles de 1976 à 1981, elle est reçue troisième à l'agrégation d'histoire en 1979. Elle soutient en 1984, sous la direction d'André Vauchez, une thèse de troisième cycle sur les confréries dans les diocèses normands de la fin du XIIIe siècle au début du XVe siècle. Elle exerce comme maître de conférences à l'université de Rouen (1985-1989), puis à l'université de Paris-I Panthéon Sorbonne (1989-2000). Son habilitation obtenue en 1999, elle est élue l'année suivante professeur à l'université de Rouen. Elle achève sa carrière à l'université de Paris-Nanterre (2003-2021), tout en étant nommée entre-temps membre senior de l'Institut universitaire de France (2011-2016). Elle enseigne en parallèle à l'Institut catholique de Paris dans le cadre de la formation "Premier cycle soir".
Entre 2009 à 2023, elle a animé à l'École normale supérieure (Paris) le séminaire « Pratiques et cultures religieuses du XIIIe siècle au début du XVIe siècle » qu'avait créé André Vauchez, et elle pilote depuis 2002 l'inventaire des sanctuaires et lieux de pèlerinage chrétiens en France.
Membre du jury de l'agrégation d'histoire en 2011, elle a été accusée par le site Mediapart d'avoir proposé comme commentaire de texte, pour les écrits d'admissibilité, un pastiche dû à la plume de Palémon Glorieux. L'épreuve est maintenue, mais par solidarité avec sa collègue responsable de la « bourde », Catherine Vincent démissionne du jury.
En rupture avec l'image d'un christianisme latin monolithique, ses recherches mettent en relief la prolifération des pratiques religieuses médiévales, avec une attention marquée pour les clivages et les contacts qui différencient autant qu'ils unissent clercs et laïcs, villes et campagnes, langues latine et vulgaire, régions septentrionales et méridionales de l'Europe. Elles portent plus spécialement sur les gestes et les objets de la dévotion en vigueur à la fin du Moyen Âge, tels que les pèlerinages, les indulgences, le culte des saints ou encore le culte eucharistique.
Présidente de la Société d'histoire religieuse de la France.
Présidente de l'Association des amis de la basilique romane de Paray-le-Monial.
Membre résidant de la Société nationale des antiquaires de France.
Membre correspondante de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen.