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Marie Lang |
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| data.gouv.fr |
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Le Centre national de gestion des essais de produits de santé (CeNGEPS) est un groupement d'intérêt public créé fin (publication au Journal officiel du ) pour une durée de quatre ans. Prorogé en 2011 pour un second mandat (2011/2015). Il est présidé par le Pr Régis Bordet, neuro-pharmacologue au CHU de Lille. Son directeur est Marie Lang, directeur d'hôpital.
« Recruter plus, plus vite et mieux » dans les essais cliniques industriels en France ». Il a pour mission de renforcer les performances de l’organisation de l’expérimentation médicale en France afin d’en faciliter la réalisation, d’augmenter le nombre de sujets inclus et d’accélérer l’obtention des résultats. La vocation du CeNGEPS n’est pas de réaliser lui-même des essais cliniques ou de conduire une activité d’expérimentation médicale. Il est de garantir que cette expérimentation pourra se dérouler sans heurts dans les meilleures conditions avec l’infrastructure nécessaire.
L’expérimentation humaine des produits de santé fait partie des étapes de développement des innovations médicales et conditionne leur utilisation et leur commercialisation. Elle est précédée d’études in vitro et d’expérimentations animales en particulier dans le domaine de la pharmacodynamie, de la pharmacocinétique et de la toxicologie. L’expérimentation clinique sur l’homme du médicament comprend trois phases successives qui permettent de tester sur un nombre de plus en plus important, d’abord de volontaires sains, puis de patients, l’efficacité et l’innocuité d’une nouvelle molécule ou d’un nouveau dispositif médical. Ce développement en trois étapes permet également de déterminer la posologie et les indications d’utilisation. Cette expérimentation est assurée par des médecins, qui sont appelés investigateurs.
L’expérimentation du médicament ne s’arrête pas une fois obtenue l’autorisation de mise sur le marché (AMM) qui autorise sa commercialisation. Les essais cliniques peuvent être réalisés tout au long du cycle de vie d’un produit et ne sont pas cantonnés aux étapes qui précédent sa commercialisation. Un médicament, même lorsque son efficacité et ses conditions d’utilisation ont été définies, est susceptible d’extensions d’indications dans des pathologies ou des groupes de patients où son efficacité n’avait pas été testée au départ.
Parce que leur réalisation dépend de la mobilisation de patients, les essais cliniques associent, à des niveaux d’implication variable, l’ensemble des opérateurs de santé :
Même si les français reconnaissent l'utilité scientifique des essais cliniques, 76 % d'entre eux n'y participeraient pas . Or sans volontaires sains ou malades, il n'est pas possible de réaliser d'essais cliniques.
Exemple même de partenariat public/privé en matière de recherche, le GIP CeNGEPS a été initié lors des rencontres du Conseil stratégique des industries de santé (CSIS). Cette instance de discussion a été mise en place en 2005 par le Premier ministre de l’époque, Jean-Pierre Raffarin, pour renforcer l’attractivité de la France pour les industries de santé, sur le modèle du « Pharmaceutical Industry Competitiveness Task Force » (PICTF) créé par Tony Blair en Grande-Bretagne. Elle associe au plus haut niveau les pouvoirs publics représentés par le 1er ministre, les ministres de la santé, de la Recherche, de l’Économie, Finances et Industrie et des représentants des laboratoires pharmaceutiques.
Le CeNGEPS est un groupement d’intérêt public, une formule juridique créée par l’article 21 de la loi 83-610 du qui permet d’associer, dans un objectif commun, au sein d’une même personne morale de droit public structure des personnes morales de droit public et de droit privé.
Le GIP est composé de neuf membres :
Quatre partenaires associés participent à ses instances avec compétence consultative :
L’organisation du GIP CeNGEPS repose sur deux instances collégiales : une assemblée générale délibérative qui se réunit deux fois par an et un Conseil scientifique et technique, composé d’experts hospitaliers, académiques et industriels de la recherche clinique, à compétence consultative. L'assemblée générale inaugurale du GIP CeNGEPS s’est tenue le jeudi au ministère de la Santé.
Le CeNGEPS dispose du produit d’une taxe additionnelle sur le chiffre d’affaires de l’industrie pharmaceutique instaurée par l’article 23 de la Loi de finances rectificatives 2005 du . Son rapport a été pour ses deux premières années de collecte par l’AFSSAPS de 9 995 250 euros en 2009 et de 10 329 912 euros en 2010, soit une augmentation sur 2 ans de 3,3 %.
Agence de moyens et non opérateur de recherche, le CeNGEPS a des frais de fonctionnement limités, inférieurs à 5 % de ses ressources (3,7 % en 2010). Ceci afin de consacrer la quasi-totalité des moyens dont il dispose au financement d'actions opérationnelles pour faciliter la réalisation des essais cliniques industriels.
Le CeNGEPS attribue des financements aux opérateurs de recherche clinique, au travers d'appels à projets annuels, ce qui constitue l'un de ses modes d'actions privilégiés. Le caractère annuel de ces appels à projets lui permet de suivre à intervalle régulier l'engagement des crédits accordés et leur impact.
L'activité du GIP « CeNGEPS » se déploie dans quatre directions, selon un plan d'ensemble devant permettre d'agir de manière complémentaire sur un certain nombre de points de blocage ou de faiblesses de la recherche clinique industrielle :
Le site du CeNGEPS compte deux volets complémentaires :