Cenelle

Cenelles, fruit.
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La cenelle, parfois écrit senelle, est le fruit du houx ou celui de l'aubépine. Celle-ci est d'ailleurs parfois appelée cenellier.

Cenelles de houx

Cenelles de houx

Les fruits du houx n'apparaissent que sur les pieds femelles et sont de petites drupes sphériques de 8 à 10 mm de diamètre, longtemps vertes puis jaunes et rouge éclatant (parfois restant jaunes) à maturité, qui contiennent deux quatre noyaux jaunâtres striés, enserrant une graine lignifiée. Ces fruits qui murissent en fin d'été ont une toxicité légère et persistent tout l'hiver. Leurs graines sont dispersées naturellement par les oiseaux (merles et grives), assez friands de la chair farineuse des fruits (dispersion par ornithochorie).

Cenelles d'aubépine

Cenelles de Crataegus altaica
Cenelles de Crataegus monogyna

Les cenelles de l'aubépine sont en fait des faux-fruits, la partie comestible étant constituée par le réceptacle floral hypertrophié et charnu, le vrai fruit étant le noyau interne.

La cenelle a aussi pour noms locaux poire à bon Dieu, poire d’oiseau, poire à cochons, poiriette, hague en Normandie (cf. norvégien hagtorn, anglais hawthorn), Mehlbeere « baie à farine » en Allemagne où on en fait du pain.[réf. souhaitée]

Utilisations

Les cenelles d'aubépine ont été traditionnellement utilisées, comme les fleurs, en cas de palpitations cardiaques de l'adulte (si le cœur est sain), et de troubles du sommeil (grâce à la présence de composés procyanidiques et de flavonoïdes qui ont un effet sédatif et sur la circulation coronarienne),

Représentation artistique

La Vendeuse de cenelles, par Goya

Espèces fruitières

La cenelle est souvent insipide (léger arôme de pomme), farineuse et de petite taille. Toutefois, il existe des espèces et variétés d'aubépine utilisées comme des arbres fruitiers classiques :

Étymologie

L’étymologie du terme cenelle n'est pas assurée. Un dérivé non attesté *acinella du latin acinus signifiant « baie » fait difficulté, car on doit supposer une aphérèse du a- initial, en outre le correspondant provençal (occitan) est de type assan(h)a, ce qui s'accorde mal avec cette hypothèse. Il faut plutôt penser à un étymon prélatin, mais il n'a pas été identifié avec certitude.

Notes et références

  1. ↑ « Cenelle, lexicographie », sur TLFi (consulté le ).
  2. 1 2 Michel Botineau, Guide des plantes à fruits charnus comestibles et toxiques, Lavoisier, , p. 140
  3. ↑ « Annuaire des plantes toxiques - Le Houx ».
  4. ↑ « Aubépine », sur passeportsante.net, (consulté le ).
  5. 1 2 François Couplan, Eva Styner, Guide des plantes sauvages comestibles et toxiques, Delachaux et Niestlé, , p. 89.
  6. ↑ Michel Botineau, Guide des plantes médicinales, Belin, , p. 208.
  7. ↑ « Cenelle, étymologie », sur TLFi (consulté le ).

Voir aussi