Le Classique du thé

Le Classique du thé
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Le Classique du thé ou Ch'a Ching (chinois traditionnel : 茶經 chinois simplifié : 茶经 pinyin : chájīng) est le tout premier ouvrage au monde traitant du thé, écrit par Lu Yu entre les années 760 et 780 de notre ère.

Selon une légende populaire, Lu Yu était un orphelin du canton de Jinling (aujourd'hui canton de Tianmen, dans la province de Hubei), qui fut adopté par un moine bouddhiste du monastère du Nuage du Dragon. Préférant la doctrine confucianiste aux enseignements zen de son beau-père, Lu Yu fut régulièrement puni. Il finit par fuir et s'engagea dans un cirque ambulant. À 14 ans, un gouverneur local nommé Li Qiwu le découvrit et lui accorda la permission d'utiliser sa bibliothèque et d'étudier avec un précepteur. Pendant les rébellions An Lushan et Shi Siming, Lu Yu se retira à Shaoqi (aujourd'hui canton de Wuxing, dans la province de Zhejiang). Il devint alors ami avec de nombreux écrivains de son temps, dont le calligraphe Yian Zhenqing et le poète Huang Pu Zheng et écrivit le Chá jīng.

Les dix chapitres

Le Chá jīng (茶经) fut le premier ouvrage au monde de littérature du thé.

Ce chapitre développe l'origine mythologique du thé en Chine. Il contient également une étude horticole de la plante et une recherche étymologique.
Ce chapitre décrit quinze outils pour récolter, presser, sécher et conserver les feuilles et gâteaux de thé.
Ce chapitre détaille le procédé de production du gâteau de thé (thé compressé).
Ce chapitre décrit vingt-huit objets employés pour la fermentation et la dégustation du thé.
Ce chapitre énumère les étapes de la préparation du thé.
Ce chapitre décrit les différentes propriétés du thé, l'histoire de sa consommation et les différents types connus en Chine en ce temps-là.
Ce chapitre contient plusieurs anecdotes à propos du thé, de Shennong à la dynastie Tang.
Ce chapitre classe les huit régions productrices de thé en Chine.
Ce chapitre énumère les procédures qui peuvent être omises et les conditions dans lesquelles elles peuvent l'être.
Ce chapitre consiste en cinq pages de soie qui résument les neuf chapitres précédents.

Bibliographie

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