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חיים אליעזר ולדר |
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- |
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(he) chaimwalder.co.il |
Chaim Eliezer Walder (hébreu : חיים אליעזר ולדר, Ḥayyim Eliʿezer Valder), né le à Haïfa et mort le à Petah Tikva en Israël, est un écrivain haredi israélien, auteur, entre autres, d'ouvrages de littérature pour la jeunesse.
En 1993, il devient célèbre avec sa série Kids Speak (en hébreu : Yeladim Mesaprim Al Atzmam). À la suite d'une enquête journalistique israélienne, publiée en dans le média Haaretz, alléguant des agressions sexuelles de femmes et d'enfants, il se suicide.
Chaïm Walder naît à Haïfa et grandit dans une famille haredie. Son père est originaire de Jérusalem et sa mère de Haïfa. Il fréquente la yeshiva Kol Torah et la knesses Chizkiyahu.
Il se marie à l'âge de 21 ans. Comme tous les Israéliens, il sert dans les Forces de défense israéliennes, en tant que soldat-enseignant.
Après sa démobilisation, il commence à enseigner dans un heder haredi à Bnei Brak. Confronté à des difficultés avec un enfant turbulent, il décide d'écrire une histoire de son point de vue et de la lire devant toute la classe, ce qui captive l'intérêt des enfants. Ce succès l'incite à écrire d'autres histoires de leur point de vue et à les lire à voix haute. Il encourage également ses élèves à écrire leurs problèmes et dilemmes et à lui envoyer leurs productions à une boite postale.

Walder devient un auteur à succès en 1993 avec sa série Des enfants parlent d'eux-mêmes (ילדים מספרים על עצמם, Yeladim Mesaprim Al Atzmam : Les Enfants parlent d'eux-mêmes), traduit en anglais sous le titre Kids Speak, destinée aux enfants haredim, présentant des jeunes qui évoquent leurs problèmes et de leurs sentiments, en écrivant à la première personne, inspirée d'histoires vraies rapportées par Walder,. Ce livre révolutionne la littérature pour enfants haredis et incite de nombreux autres auteurs à créer des œuvres de fiction originales pour la jeunesse haredie. Il publie une version pour adultes de Yeladim Mesaprim al Atzmam intitulée Anashim Mesaprim al Atzmam (אנשים מספרים על עצמם : Les gens parlent d'eux-mêmes ) qui présente des histoires à thèmes adultes évoquées dans son émission de radio mais dont la véracité n'est pas garantie dans ses publications.
Il publie plus de 80 livres à travers le monde. En 2011, il a publié 26 ouvrages, romans et nouvelles, pour enfants et adultes. Plus de deux millions d'exemplaires de ses livres sont en circulation.
Il anime également des camps d'été pour l'enfant et la famille en tant que conseiller pédagogique et directeur, utilisant une thérapie basée sur l’expression artistique. Il intervient aussi dans des thérapies familiales. Il dirige une structure d’accueil d'enfants en difficulté dans la ville ultra-orthodoxe de Bnei Brak située dans la banlieue nord-est de Tel Aviv, accolée à Ramat Gan. Il est chroniqueur de 1990 à 2021 sur les questions sociales pour le quotidien hébreu Yated Ne'eman.
En 2003, il reçoit le prix Magen LeYeled (Défenseur de l'enfant) du Conseil national israélien pour l'enfant.
En , après deux ans d'enquête israélienne, deux journalistes de Haaretz, Aaron Rabinowitz et Shira Elk, indiquent que Chaïm Walder aurait agressé sexuellement au moins 22 femmes, alors qu'elles étaient suivies en thérapie par lui et des enfants, filles et garçons, et ce depuis 25 ans,,. L'une des victimes présumées avait 12 ans au début des faits ; une autre en avait 15.
Cette enquêté met aussi en évidence, en , les agressions sexuelles d'une autre personnalité haredie Yehuda Meshi Zahav, cofondateur de l’association caritative ZAKA.
Le 16 novembre, la librairie judaïca Eichlers de Borough Park de Brooklyn (New York) annonce qu'elle ne vendra plus les livres de Walder, suivie dans cette décision par la chaîne de supermarchés israéliens Osher Ad le 17 novembre. Le lendemain, Aryeh Klapper, juge principal du Beit Din de Boston (Massachusetts), ordonne le retrait immédiat des livres de Walder des magasins et des rayons. Le même jour, Feldheim, la maison d'édition orthodoxe de Walder, qui avait auparavant publié plusieurs communiqués en soutien à l'auteur, annonce elle aussi la suspension de ses ventes aux États-Unis.
Walder est convoqué au Beth Din (tribunal rabbinique) de Safed mais refuse de comparaître.
En décembre 2021, le Beth Din de Safed conclut que, pendant vingt-cinq ans, Walder a agressé sexuellement des femmes, des garçons et des filles même mineurs venus le consulter. Le grand-rabbin de Safed, Shmuel Eliyahu (en), qui préside le Beth din de sa ville déclare que la culpabilité de Walder est incontestable et qu'il est interdit de conserver ses livres chez soi ou à l'école. Il ajoute que Walder représente un danger pour la société et que ses actes interdits ont détruit des vies. Il précise que sa décision se fonde sur des témoignages, des décisions de justice, des photographies et des enregistrements. Les juges les plus éminents du Beth Din de Bnei Brak, Yehuda Silman et Sariel Rosenberg, statuent également qu'il est interdit de lire ses livres. Walder profère alors des menaces contre Eliyahu, Silman et les femmes qui ont témoigné contre lui.
Le 26 décembre, la police israélienne ouvre une enquête sur Walder mais il ne peut encore l'interroger. Le même jour, sa famille signale sa disparition après plusieurs jours d'isolement. Chaim Walder âgé de 53 ans se suicide à l'aide d'une arme à feu le sur la tombe de son fils (mort en 2019 d'un cancer), à Petak Tikva,,.
Le grand-rabbin Eliyahu publie alors une déclaration après ce suicide : « C’est dommage qu’il ait choisi cette voie. Nous lui avions offert la possibilité de réparer ce qu’il avait cassé, de s’excuser auprès de ses victimes, de changer ses habitudes, de s’assurer qu’aucune autre femme ne serait blessée. Nous envoyons de la force aux nombreuses victimes en ces temps difficiles. Leur vie précède sa vie ».
Un mouvement de type #MeToo est lancé après sa mort, appelant les victimes de Walder à contacter une hotline. Dès les deux premiers jours, 200 appels arrivent, uniquement de Beit Shemesh, la ville où il exerçait.
Deux jours après l'enterrement de Chaïm Walder, Shifra Yocheved Horovitz, une de ses victimes, se suicide à l'âge de 24 ans, après avoir lu l'éloge funèbre de Walder dans la presse haredie. Un mois après l'enterrement de Walder, des images montrent des individus brûlant ses livres près de sa tombe.