Laurence Chanfro

Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voir Chanfreau.

Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus.
Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus.

Cet article ne cite pas suffisamment ses sources ().

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références ».

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Comment ajouter mes sources ?
Laurence Chanfro
Laurence Chanfro en 2012.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 53 ans)
Montfrin (Gard)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Laurence Françoise Marie Chanfreau
Autres noms
Chanfro
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Maître
Site web

Laurence Chanfreau dite Chanfro, née le à Paris et morte le 3 juillet 2012, à Montfrin (Gard), est une militante lesbienne et féministe et une artiste queer plasticienne, photographe, graphiste, vidéaste française.

Biographie

Laurence Chanfreau est née le à Paris.

Elle est diplômée de l’École spéciale d'architecture. Son mémoire intitulé L'architecture inconsciente ou L'architecture des rêves de la nuit, fut inspiré par Maurits Cornelis Escher. Elle est l'élève de Paul Virilio et Sophie Calle préside son jury de soutenance. Elle exerce dans différentes agences à Paris et Marseille de 1988 à 1995.

Militante lesbienne et féministe, Laurence Chanfro s’implique dans la Maison des femmes de Paris puis à Act Up ; elle est présidente d'Act Up Marseille de à .

Elle ouvre, avec 3 amies-amantes, en 1996, le bar lesbien féministe Aux 3G à Marseille.

Elle siège au conseil d’administration du « Festival de Films Gays et Lesbiens de Paris » et est une artiste moteur du collectif artistique Queer Factory (créé en 2002).

Artiste

Dans sa vie créative, elle performe sa vie intérieure. Elle voue un culte à Barbara. Elle a rejeté les normes et les carcans du statut de femme, de lesbienne, et se veut iconoclaste.

Elle s'inspire de Niki de Saint Phalle, Valie Export ou Barbara Kruger. Elle s'inscrit dans un courant « d'art politique ». Elle fait parfois scandale par ses sujets crus. Son expression est multiforme : dessin, peinture, gravures. Elle a trouvé son public en photographie et vidéo. Elle a créé des affiches, livres, écrits satiriques...

En 2009, elle publie un livre de ses œuvres photographiques intitulé : Chanfro 1959-2009.

Expositions, vidéos et festivals

Sa 1re exposition a lieu en 1995 à Marseille et s'articule autour de son projet photos : Et si nous nous regardions ? , une série de vulves. Elle déclenchera à chaque présentation de fortes réactions ; Anne Julien réalisera L' origine du monde, le retour, film sur l'exposition et la réaction du public. Ce documentaire a reçu le prix du public à Cineffable en 1999.

Laurence Chanfreau devient l'artiste « Chanfro ». Elle se définit comme une plasticienne, photographe, vidéaste qui invite à une prise de conscience et à une prise de « corps ».

Elle regarde les tabous à la loupe. Son œuvre reste poétique, politique, réaliste, remplie de dérision, voire parfois de cynisme.

Dans ses photos, elle met en lumière des corps féminins, et des sexualités lesbiennes invisibilisés ou décriées. Elle photographiait ses amies, ses amantes, ses proches dans des mises en scène militantes. Et elle choque par sa vision du sexe féminin et son rapport aux plaisirs.

« Je veux juste rassurer les femmes, les lesbiennes en prenant exemple sur ma vie, sur un chemin de vingt ans qui a démarré sur la terrreur [sic], le noir, la pudeur, la honte, la frigidité, la peur, les complexes... et qui arrive aujourd'hui dans une clairière de plaisirs, de bonheurs et de jouissances d'être une femme, une lesbienne.[réf. nécessaire] »

Elle participe à de nombreuses expositions personnelles ou collectives.

En 2004, elle passe à la vidéo « pour que les photos bougent » avec un premier film : rossY. Le sexe au féminin reste le sujet de ses opus suivants et elle réalise des films expérimentaux décalés et militants. Son premier long-métrage, Le bruit des chaussons, regroupe les vidéos réalisées entre 2004/2007 ; il se présente comme un journal intime composé de séquences « poétiques, intimistes, politiques, parodiques, féministes réalistes et ironiques. »

En 2006, à Paris, elle se rapproche d'artistes queers et s'implique dans Queer Factory. Elle participe collectivement à trois compilations de films : Queerft, à des expositions et événements artistiques plastiques et performatifs. Elle s'oriente vers un art plus politique et plus trash, et se radicalise.

Ses films sont projetés dans de nombreux festivals, en France et à l'étranger, et sont actuellement diffusés par le Collectif jeune cinéma.

En 2009, elle revient à la photo avec un photorama personnel à partir de Valérie Solanas et Scum Manifesto. C'est son ultime œuvre publique.

Mort

En 2010, elle se retire à Montfrin. « La demeure infinie », son lieu de vie et résidence pour artistes queer, devient sa dernière création : toutes les surfaces sont utilisées : peintures, slogans, sculptures, architectures.... Elle se sent inspirée par Frida Kahlo et sa Maison bleue (Casa Azul) au Mexique : comme elle, elle veut en faire un lieu ouvert. Son projet n'aboutira pas.

Son état de santé s'aggrave, des hernies discales cervicales la torturent et l'handicapent.

Elle se suicide le à Montfrin, pour refuser cette longue maladie qui paralysait son corps et troublait son esprit. Dans ses notes posthumes, elle revendique cet acte comme une force de liberté face à la souffrance.

Hommages

À Marseille, le , à l’occasion de la Journée de la visibilité lesbienne, une passerelle située dans le 6ème arrondissement est nommée Passerelle Chanfreau,.

Filmographie

Artiste de la Queer Factory de 2002 à 2007, elle co-supervisa les trois films de compilations de courts-métrages (les deux premiers avec Hervé Joseph Lebrun et le troisième avec Mino D.C. :

Elle fut co-monteuse du film Roof d'Émilie Jouvet avec Hervé Joseph Lebrun dit HJL (montage musique et générique).

Projections

Les films sont projetés dans les Festivals de Films Gays et Lesbiens Internationaux : Festival de films gays & lesbiens de Paris (FFGLP), Festival du film gay et lesbien de Turin, Festival Pink Screens, Bruxelles...

Publication

Notes et références

  1. ↑ Alexia Conrath, « La fête est finie Aux 3G, QG lesbien de Marseille », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  2. ↑ Maëlle Le Corre, « Marseille : la mairie honore l'artiste lesbienne Laurence Chanfro malgré l'extrême droite », Têtu,‎ (lire en ligne)
  3. ↑ « Féminisation de l'espace public », sur marseille.fr (consulté le ).
  4. ↑ rupTUrE, CJC
  5. ↑ Mâne, CJC
  6. ↑ « Genres d'à côté », sur Genres d'à côté, (consulté le ).
  7. ↑ Queerft 3
  8. ↑ Faites de l’image
  9. ↑ Côté Court

Liens externes