| Naissance | Rochejean |
|---|---|
| Période d'activité |
- |
| Nationalité |
française |
| Activités |
Peinture, dessin |
| Autres activités |
Édition |
| Site web |
Charles Belle est un peintre français né à Rochejean dans le Doubs.
Son œuvre est connue pour sa représentation des éléments de la nature dans des formats souvent monumentaux. En 40 ans de carrière, il a réalisé près de 10 000 peintures et plus de 20 000 dessins. Les titres de ses œuvres sont poétiques et mystérieux.
Charles (Alfred Louis) Belle naît dans la maison de ses parents, au-dessus de leur boulangerie à Rochejean.
Il fait des études à l’école régionale des beaux-arts de Besançon (actuel Institut supérieur des beaux-arts de Besançon Franche-Comté – ISBA). Il obtient un Diplôme national supérieur d'expression plastique (DNSEP) en 1979 ; il devient photographe pour le Musée du Temps de Besançon, professeur d’art plastique en collège, puis professeur de dessin à l’école des beaux-arts de Mulhouse (actuelle Haute École des arts du Rhin – HEAR) jusqu’en 1998.
Ses premiers dessins représentent des gens, des paysages, des chaussures, des objets d’un quotidien humble. Dans le contexte artistique de la fin des années 70, il est peu soutenu, ses dessins détonnent avec ce qui est enseigné. Ils sont repérés et achetés par des collectionneurs ainsi que par le Fonds National d’Art Contemporain (collections du Centre National des arts plastiques - CNAP).
Il réalise de grandes peintures sur des thèmes de la nature. Son travail autour des fleurs rencontre le succès. Il continue de s'impliquer dans des thèmes très différents,.
Son travail se retrouve dans les foires d’art contemporain telles que Art Basel, Art Basel-Miami, la FIAC, Art Brussel, Art Paris, etc. Il est exposé à Paris, en Europe, en Suisse, à New York, Séoul, et à Beyrouth,.
Il est admis à l’École Régionale des Beaux-Arts de Besançon en 1974 (actuel Institut Supérieur des Beaux-Arts - ISBA). Il travaille beaucoup, fait le travail attendu par l’École, et réalise en plus une grande série de dessins. Il dessine sur du papier kraft récupéré, avec du fusain qu’il fabrique lui-même. Il représente des moments du quotidien, des gens d’origine modeste et rurale, le plus souvent de dos,avec tendresse. L’une de ses professeurs l’encourage à suivre sa voie. D'autres enseignants le découragent.
Ce travail d’étudiant de troisième année suscite l’intérêt de collectionneurs et fait l’objet d’acquisitions par le CNAP (Centre National des Arts Plastiques).
Après sa sortie de l’École des Beaux-Arts, il continue son travail de dessin au fusain et au pastel, sur des paysages, des arbres, des champs, des fruits, des portraits, des détails de son environnement. En 1987, il entame un travail de peinture sur les fleurs de géranium. Il choisit ce thème par provocation. Il veut montrer que l’essentiel en peinture n’est pas le sujet. Le mobile de la peinture se situe ailleurs, dans une forme d’abstraction. Il n’a pas alors les moyens financiers de se procurer des toile : il recouvre certaines peintures. À partir de cette contrainte, un mouvement sans fin dirige son travail : aucune toile n'est finie tant qu’elle reste dans son atelier.
Au début des années 1990, le frère aîné de Charles Belle tombe gravement malade. Une sorte de déclic se produit en lui. Il réalise son privilège d’être vivant et d'avoir des projets. À 38 ans, il se lance dans le projet de construire un atelier. Il entame un travail avec un architecte avec l'objectif de : « créer un atelier de rêve ».
Une convalescence de trois mois l’empêche de travailler. Il reprend le dessin sur de grandes feuilles de papier, réalise cinq autoportraits. Il peint et dessine ensuite les betteraves, restées plusieurs mois dans l’atelier, desséchées. Cette série, dans des couleurs sombres et profondes, présente une tension dramatique particulière.
Depuis 1978, plus de 80 expositions personnelles et 110 expositions collectives lui ont été consacrées. Son travail est présent notamment en Grèce, au Liban, en Corée du Sud, en Suisse, en France et aux États-Unis.
Ses œuvres ont été acquises par plusieurs collections :
Bernard Kudlak, le directeur du Cirque Plume, est un ami de longue date de Charles Belle. Ils partagent les mêmes valeurs,. Pour deux tableaux du spectacle La Dernière Saison, Bernard Kudlak a choisi de mettre en scène un grand dessin au fusain (2015-2017, fusain sur toile, 3 x 8 m. inv.no 11) : Confiés à la forêt. Ce dessin représente une branche symbolique ou abstraite. Il a été réalisé dans les forêts d’épicéas du Doubs où Charles Belle a passé son enfance.
En 2009, Charles Belle souhaite travailler autour du thème du taureau. Il rencontre un éleveur et envisage de faire venir un taureau dans son atelier. Peu de temps avant, un collègue de l’éleveur a été tué par une bête. Charles Belle installe une structure métallique dans son atelier pour Balou, le taureau. Pendant douze jours, le taureau reste dans l’atelier et devient le modèle de l’artiste. Il réalise plusieurs dizaines de dessins, et une série de peintures.
Charles Belle tend une toile de 1,80 m x 10 m au milieu de la forêt primaire du Gabon et réalise au fusain un dessin de feuilles. Cette toile, Employant le futur (2012, fusain sur toile, 180 x 1000 cm. inv.no 233) est exposée en 2013 dans Regards d’artistes au Parc André Citroën.
En 2017, avec la collaboration de son agent Noémie Paya, Charles Belle crée les Éditions Sources. Cette maison est spécialisée dans la publication de livres d'artistes, livres objets et monographies. Le premier ouvrage paraît en ; il s'intitule Sources,,.