Charles Cotin

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Charles Cotin
Description de l'image Charles Cotin (1604-1681).jpg.
Naissance
à Paris (France)
Décès
à Paris (France)
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres
Essais philosophiques, politiques et religieux, pamphlets, poésie

Charles Cotin, né vers 1604 à Paris, où il est mort en décembre 1681, est un ecclésiastique, poète, essayiste et polémiste français du Grand Siècle. Il n'est plus connu aujourd'hui que pour avoir été l'une des principales "victimes" des satires de Boileau et le modèle avéré de Trissotin, le pédant coureur de dot des Femmes savantes de Molière ; un double "assassinat littéraire" dont il ne s'est pas encore relevé, en dépit de quelques tentatives de réhabilitation et de rares études modernes sur son œuvre.

Biographie

Après avoir étudié les langues anciennes (latin, grec, hébreu, syriaque), il entre dans les ordres vers le milieu des années 1630 et devient prédicateur et aumônier du roi Louis XIII.

Dès ce temps, semble-t-il, il fréquente les salons littéraires, celui de la marquise de Rambouillet en particulier, et mène une triple carrière, de prédicateur, de philosophe politico-religieux et de poète galant.

Ainsi fait-il paraître, au cours de la même année 1646, un Recueil des énigmes de ce temps, qui connaîtra de multiples rééditions et dans lequel il théorise ce genre littéraire à la mode, et un essai philosophique en forme de dialogue, intitulé Théoclée ou la vraie philosophie des principes du monde, où est exposée, pour la première fois en langue française, la philosophie atomiste d'Épicure et de Lucrèce, dont Cotin a traduit et adapté en alexandrins de longs passages du De natura rerum.

Le , il est reçu à l'Académie française. Il s'y montrera jusqu'à sa mort particulièrement assidu et laborieux, ce qui lui vaudra d'être choisi en 1659 pour prononcer l'oraison funèbre du surintendant Abel Servien.

En 1666 il fait publier un "méchant pamphlet contre Molière et Boileau" qui lui attirera les représailles de ces deux auteurs. C'est Molière qui lui asséna le plus grand coup, en 1672, en faisant de lui le Trissotin des Femmes savantes.

À sa mort, en 1681, un anonyme composa cette épitaphe :

Savez-vous en quoi Cotin
Diffère de Trissotin?
Cotin a fini ses jours
Trissotin vivra toujours.

Œuvres

Bibliographie

Notes et références

  1. ↑ Voir les études d'Edmond Buisson, d'Abel Lefranc et de Florence Vuilleumier-Laurens signalées dans la bibliographie.
  2. ↑ Pierre Bayle terminait son article sur l'abbé Cotin par ces lignes: «Je ne sais si la mémoire de Cotin sera jamais réhabilitée; j'en doute un peu, car les traits dont M. Despréaux l'a percé sont tournés d'une manière que tout le monde les sait par cœur et les applique à tout propos. Cela fomente et perpétue la prévention, de sorte qu'on ne sera guère disposé à examiner les ouvrages de Cotin ou à leur rendre justice, quand même ils mériteraient au fond quelques éloges, et en le voyant tout couvert de plaies, comme le Déiphobe de Virgile, on ne s'écriera point: Quis tam crudelis optavit somere pœnas ? Quelle étrange fureur / D'un pareil attentat put concevoir l'horreur ?»
  3. ↑ Pierre-Aimé Touchard, préface des Femmes savantes; Molière: Œuvres Complètes, Éditions du Seuil, 1962
  4. 1 2 Pierre-Aimé Touchard 1962, p. 600.
  5. ↑ Cotin n'est que l'éditeur de ce recueil, dont la plupart des pièces sont signées d'autres noms.

Liens externes

Articles connexes