| Charles-Louis Gay | ||||||||
| Biographie | ||||||||
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| Naissance | Ancien 2e arrondissement de Paris |
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| Ordination sacerdotale | ||||||||
| Décès | (à 76 ans) 7e arrondissement de Paris |
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| Évêque de l'Église catholique | ||||||||
| Ordination épiscopale | par le card. Louis-Édouard Pie |
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| Dernier titre ou fonction | Évêque auxiliaire émérite de Poitiers | |||||||
| Évêque titulaire d'Anthédon (de) | ||||||||
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| Évêque auxiliaire de Poitiers | ||||||||
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Charles Louis Gay, né le à Paris et mort le dans la même ville, est un évêque français qui fut évêque auxiliaire de Poitiers avec le titre d'évêque in partibus d'Anthédon (de).
Fils du négociant Pierre Gay, fondateur d'une maison de commerce à Paris, et de Constance Clausse (dont le père fut maire de Versailles), frère de l'architecte et archéologue Victor Gay, cousin de Gustave Clausse et de Charles de Varigny, Charles Gay naît dans une famille bourgeoise des lendemains de la Révolution française. Bien que baptisé, son éducation religieuse est plutôt négligée par sa famille et assurée dans une certaine mesure au collège Saint-Louis où il est interne. Musicien, il fait ses études supérieures au Conservatoire de Paris où il noue des liens avec Franz Liszt et son élève Hermann Cohen qui deviendra prêtre de le l'ordre du Carmel. Sa recherche du beau et de l'un le conduit à Dieu: « l'unité est tout, l'unité est Dieu ». Il met alors résolument le christianisme au centre de sa vie puis embrasse le sacerdoce. Il est ordonné prêtre le à Saint-Sulpice par Mgr Affre.

Il se lie d'une amitié étroite avec Charles Gounod dès le lycée. En effet, ils se rencontrent au lycée Saint-Louis en 1829, faisant partie tous deux du chœur de la chapelle. Ils se sont ensuite retrouvé à l'Opéra, lors d'une représentation de La Juive. Ils s'occupaient tous deux de composition musicale. « Depuis lors, nous ne nous somme plus perdus de vue. »
D'une santé fragile, il s'engage sur la voie d'abandon et d'enfance spirituelle. Il conduit sur cette voie nombre d'âmes dont il devient directeur spirituel: « l'enfance, l'abandon par là même, c'est la grâce propre du christianisme ». Devenu collaborateur de l'évêque de Poitiers Mgr Pie en 1857, il participe au Concile Vatican I en tant que théologien du pape Pie IX et devient évêque auxiliaire de Poitiers en 1877. Il est consacré le de la même année par l'évêque de Poitiers Louis-Édouard Pie avec comme co-consécrateurs l'évêque titulaire d'Hébron Gaspard Mermillod et l'évêque de Saint-Dié Camille-Albert de Briey. Sa théologie comme sa direction spirituelle trouvent leur source dans son « union vivante à Jésus-Christ » à laquelle il ramène tout.
Il meurt à Paris en 1892 en laissant de nombreux ouvrages de spiritualité, dont De la vie et des vertus chrétiennes qui, avec sa correspondance de direction spirituelle, fut abondamment lue dans les maisons religieuses françaises jusqu'au milieu du XXe siècle.