Charles Patin

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Charles Patin
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PadoueVoir et modifier les données sur Wikidata
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Fratrie
Robert Patin (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Charles Patin, né le à Paris et mort le à Padoue, est un médecin et numismate français.

Biographie

Fils du médecin et épistolier Guy Patin, Charles étudia, après s’être fait recevoir avocat, la médecine, prit le grade de docteur et exerça avec distinction. Menacé de poursuites par Colbert pour contrebande de livres interdits, il quitta, sur les conseils de son père, la France, parcourut l’Allemagne et l’Italie avant de s’établir à Padoue où il occupa successivement les chaires de médecine et de chirurgie. Il fut membre de l’académie des Ricovrati et de celle des Curieux de la nature (Leopoldina).

La Famille de Charles Patin, gravure d'après l'original (1684) de Noël Jouvenet († 1698). Charles Patin et son épouse Madeleine, née Hommetz, avec leurs filles Charlotte-Catherine (à gauche) et Gabrielle-Charlotte.

Patin s’occupa également longuement de numismatique et d’archéologie, et publia entre autres ouvrages : Traité des tourbes combustibles (Paris, 1663), Familiæ romanæ ex antiquuis numismatibus (Paris, 1665, in-fol.) ; Introduction à l’histoire par la connaissance des médailles (Paris, 1665, in-12), ouvrage souvent réimprimé, sous le titre d’Histoire des médailles, et que de Sallo, le directeur du Journal des Savants , accusait bruyamment de plagiat ; Imperatorum romanorum numismata, Strasbourg, 1671, in-fol.) ; Thesaurus numismatum e museo Patini (Amsterdam, 1672, in-4°) ; Relations de voyages (Bâle, 1673, in-12), où l’on remarque surtout ce qui est relatif aux musées d’Allemagne ; Lyceum Patavinum (Padoue, 1681, in-4°), etc.

Charles Patin a donné quelques éditions, notamment celle de Suétone avec les médailles (Bâle, 1675, in-4°). Il avait épousé Madeleine Homanet dont il eut deux filles, Charlotte-Catherine et Gabrielle-Charlotte.

Œuvres

Indépendamment de quelques Thèses, d’une édition des Voyages de Loménie, des Lettres de Pierre Martyr d'Anghiera, Amsterdam, 1670, in-fol., de l’Éloge de la folie, d’Érasme, avec les figures d’Holbein, Bâle, 1676, in-12, de Suétone, avec les médailles, ibid., 1673, 1707, in-4°, et de quelques Opuscules, dont on trouvera la liste dans les Mémoires de Niceron, t. 2, on a de Ch. Patin :

Imperatorum romanorum numismata (1671)
(Fonds ancien de la Médiathèque protestante de Strasbourg).
Portrait de Charles Patin par Martial Desbois.

Notes et références

  1. ↑ Waquet p.127.
  2. ↑ Nicolas Shilliam, Charlotte Catherine Patin : A seventeenth-century female art historian ? (en ligne) sur le site de la Princeton University Library library.princeton.edu.
  3. ↑ L’explication qu’il donna de ce monument ayant été critiquée par les journalistes de Leipzig, sa fille Charlotte leur adressa, en réponse, une lettre insérée dans les Acta Eruditorum, ann. 1691, p. 237.

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes