| Nom de naissance | Karl Ernestovitch Choubersky (Карл Эрнестович Шуберский) |
|---|---|
| Naissance |
Toula (Empire russe) |
| Décès |
(à 57 ans) Paris (France) |
| Nationalité | Russe |
| Profession |
Ingénieur, inventeur, homme d'affaires |
Charles de Choubersky (en russe : Карл Эрнестович Шуберский, romanisation : Karl Ernestovitch Chouberski ; Toula, 1835 - Paris, 1892) est un ingénieur ferroviaire, industriel et inventeur d'origine russe. Il a accumulé une immense fortune à la fin du XIXe siècle grâce à ses brevets d'invention. Il a partagé son activité entre Saint-Pétersbourg et Paris .
Sur les traces de son père, ingénieur ferroviaire, il s'inscrit à l'Institut du Corps des ingénieurs des voies de communication. En 1855, il publie une nouvelle méthode de calcul des poutres de ponts dans le Journal Pouteï Soobchtcheniya (ru).
Après ses études, le directeur général des Chemins de fer et des bâtiments publics l'envoie en mission de recherche à l'étranger (notamment chez Maffei à Munich). De retour en Russie, il inspecte des lignes telles que Varsovie-frontière prussienne et conçoit des innovations pour les wagons et la réduction des coûts de construction. Il se voit proposer un poste de direction technique au ministère.

Après un séjour à Vienne et à Bruxelles, il arrive à Paris. Il fonde la Société de Choubersky, dotée d'un département spécial pour le développement de ses inventions, parmi lesquelles figurent des poêles mobiles, connus sous le nom de « poêles Choubersky ». Il s'agit d'un poêle conique à double paroi pouvant fonctionner au charbon ou au bois, précurseur direct des systèmes de chauffage mobiles du XXe siècle, appelés salamandre.
L'usine où il les fabriquait et son hôtel particulier étaient au numéro 3 du square Lamartine. Il ouvre cinq magasins à Paris, dont le dernier, situé sur le boulevard Montmartre, est conçu par l'architecte Charles Garnier.

Il conçoit les patins-bicyclettes. Ils possèdent un centre de gravité bas et deux roues en ligne. Les roues ont un grand diamètre et sont équipées de pneumatiques en caoutchouc, ce qui permet de patiner sur des terrains irréguliers,.

L'hebdomadaire Le Panthéon de l'industrie consacre son numéro du 26 décembre 1880 à Choubersky et Émile Brélay. Il apparaît aussi dans l'œuvre Histoire du Siècle 1789-1889 lors de l'Exposition universelle de Paris de 1889. Il met fin à ses jours en janvier 1892, à 57 ans.
En 1902, un cheval pur-sang français est nommé Chouberski en son honneur. Fils de Gardefeu (1895) et de la jument Campanule (1891), il remporte le prix Reiset en 1905 avant de se blesser, après quoi il est retiré de la compétition pour devenir étalon.