
Le Cheroot (ou Stogie) est un cigare coupé aux deux extrémités au cours de sa fabrication. Ils peuvent être fabriqués mécaniquement à bas prix, ce qui leur assure une grande diffusion. Les stogies ont une longueur de 9 à 16 cm, pour un diamètre d'environ 1,3 cm.
Le mot cheroot vient du français cheroute, lui-même issu du tamoul curuttu/churuttu/shuruttu - rouleau de tabac. Il serait passé en français au début du XVIe siècle, à l'occasion des premières implantations françaises dans le sud de l'Inde.



Les cheroots sont très populaires en Birmanie et en Inde ; il l'étaient aussi parmi les Britanniques au moment de l'Empire. Dans la littérature anglophone, ils sont souvent associés à la Birmanie :
Apparemment, l'usage du cheroot était aussi associé en Inde avec la résistance aux maladies tropicales. L'ethnologue Verrier Elwin écrit en 1957 dans l'avant-propos de son livre Leaves from the Jungle: Life in a Gond Village (Feuilles de la jungle : La vie dans un village Gond) :
Il est possible que le parfum du cheroot, adhérant à la peau du fumeur et dissimulant l'odeur de sa sueur, qui attire les moustiques, ait contribué à le rendre moins attractif pour ceux-ci[réf. souhaitée].
La composition des cheroots est très variée, certains contenant différents parfums, car certains fabricants rajoutent de la pulpe de fruits (tamarin), des épices, des substances dérivées du sucre, etc.

Mark Twain était un grand amateur de stogies. C'est aussi le cas de Rush Limbaugh (1951-2021) et du cinéaste Francis Ford Coppola, qui possède sa propre marque de stogies[Laquelle ?].