Chinqai

Chinqai
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Naissance
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Chinqai, également connu sous son nom sinisé Tian Zhenhai, né en 1169 et mort en 1259, est un conseiller de Gengis Khan, et scribe en chef durant l'empire mongol. Nestorien d'origine Kereit selon l'Histoire de Yuan, ouïghoure selon le Tarikh-i Jahangushay (en) d'Ata Malik Juvayni, voire encore d'origine Öngüd.

Biographie

Né en 1169, il commence sa carrière comme marchand et espion au service de Temüjin. Il participe à la bataille des sables de Khalakhaljid et fait partie de l'alliance de Baljuna en 1203. Il est ensuite promu commandant et participe à l'élection de Gengis Khan en 1206. Il est nommé cherbi (chambellan) du kheshig en 1212. Simultanément, il devient également yarguchi (arbitre) impérial assistant Shigi Qutuqu.

Sur ordre de Gengis Khan, il fonde la ville de Chinqai Balgasun situé près de l'actuelle Sharga. Celle-ci est composée de 10.000 prisoniers chinois. Plus tard, il est chargé d'emmener Qiu Chuji rencontrer Gengis Khan et de le conduire à la cour du khan.

Il reste au service du khan Ögedei et est chargé de recenser les trésors et les bien de la dynastie Jin. Gardien du sceau du khan, il supervise les réformes de Yelü Chucai. Xu Ting (徐霆), fonctionnaire de la dynastie Song, remarque que Chinqai a choisi de rédiger ses documents en écriture ouïghoure, de sorte que Chucai ne peut lui transmettre aucun document sans qu'il l'ait préalablement examiné. A la mort d'Ogedei, et durant la régence de Töregene, il est victime de ses purges et doit fuir la cour pour rejoindre celle de son fils Koten.

Il peut reprendre ses fonctions en 1246, après l'accession au trône de Güyük Khan Il rencontre Giovanni da Pian del Carpine la même année et participe à la rédaction de la lettre du khan au pape. Cependant, le khan meurt deux ans plus tard et est remplacé par Oghul Qaimish, qui assura la régence. La mort de Köden en 1251 le prive définitivement de protecteur. Chinqai est alors victime d'une purge menée par Möngke Khan, qui fait exécuter de nombreux rivaux Ögedeid et Chagataid. Il est exécuté en novembre ou décembre 1252.

Famille

Il a deux épouses, toutes deux données par des khans. La première lui est donnée par Gengis Khan, la seconde est une princesse jurchen donnée par Ögedei en 1234. Il a au moins dix enfants, dont son fils aîné Yashmut, qui devient un yarguchi comme son père. Les autres s'appellent Joseph, Bacchus et Georges.

Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Chinqai » (voir la liste des auteurs).
  1. 1 2 3 Buell, « Chinqai - Architect of Mongolian Empire », East Asian Studies Press, vol. Studies on East Asia, Volume 19,‎ , p. 168–186 (DOI 10.25710/rv6j-wk45, lire en ligne)
  2. 1 2 3 4 (en) Christopher Pratt Atwood, Encyclopedia of Mongolia and the Mongol Empire, Facts On File, (ISBN 978-0-8160-4671-3, lire en ligne), p. 103
  3. ↑ Rachewiltz et al. 1993, p. 99.
  4. ↑ (en) Doeke Eisma, Chinggis Qan and the Conquest of Eurasia: A Biography, Lulu.com, , 163 p. (ISBN 978-1-84728-974-2, lire en ligne)
  5. ↑ (en) Tabish Khair, Other Routes: 1500 Years of African and Asian Travel Writing, Signal Books, , 110 p. (ISBN 978-1-904955-11-5, lire en ligne)
  6. ↑ (en) Reuven Amitai et Michal Biran, Mongols, Turks, and Others: Eurasian Nomads and the Sedentary World, BRILL, , 237 p. (ISBN 978-90-474-0633-4, lire en ligne)
  7. ↑ (en) Denise Aigle, The Mongol Empire between Myth and Reality: Studies in Anthropological History, BRILL, , 168–169 p. (ISBN 978-90-04-28064-9, lire en ligne)
  8. 1 2 (en) Tjalling H. F. Halbertsma, Early Christian Remains of Inner Mongolia: Discovery, Reconstruction and Appropriation, BRILL, , 50 p. (ISBN 978-90-474-4323-0, lire en ligne)