| Développeur | |
|---|---|
| Éditeur | |
| Distributeur | |
| Réalisateur |
Rasheed Abueideh |
| Producteur |
Alex Hayter |
| Compositeur |
J.D. Spears |
| Date de sortie |
Microsoft Windows (Epic Games Store), PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series Microsoft Windows (Steam) |
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| Genre |
Jeu d'action, hack 'n' slash, combat médiéval |
|---|---|
| Mode de jeu |
Multijoueur (jusqu'à 64 joueurs) |
| Plate-forme | |
| Langue |
Textes et voix multilingues (dont français, anglais, allemand, espagnol, italien) |
| Moteur |
| Ventes |
2 M () |
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| Évaluation | |
| Site web |
Chivalry II (commercialisé sous la graphie Chivalry 2) est un jeu vidéo d'action et de combat médiéval en vue à la première et à la troisième personne, développé par le studio indépendant canadien Torn Banner Studios et édité par Tripwire Interactive en partenariat avec Deep Silver pour la distribution physique. Successeur direct de Chivalry: Medieval Warfare (sorti en 2012), le jeu a été lancé mondialement le sur les consoles PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox One, Xbox Series ainsi que sur Microsoft Windows en exclusivité temporaire sur l'Epic Games Store, avant de paraître sur la plateforme Steam le .
Se déroulant dans un univers de médiéval-fantastique réaliste dénué de magie directe, le jeu plonge jusqu'à 64 participants au cœur d'une guerre civile impitoyable opposant trois factions : les nobles et fiers Chevaliers d'Agatha, les redoutables insurgés de l'Ordre de Mason, et l'empire méridional de Ténosia. Conçu pour reproduire le souffle épique et sanglant des grandes fresques de batailles du cinéma hollywoodien tout en conservant une tonalité satirique inspirée des Monty Python, Chivalry II a reçu un accueil critique très favorable, salué pour la refonte de son système d'escrime virtuelle, la fluidité de ses combats de masse et son humour noir omniprésent.
Chivalry II propose des affrontements massifs à la première ou à la troisième personne, réunissant jusqu'à 64 joueurs par serveur. Alors que la vue à la première personne favorise l'immersion viscérale et la précision des coups d'estoc, la vue à la troisième personne permet une meilleure surveillance périphérique, prévenant les attaques de flanc dans les mêlées confuses.
Conscient des abus d'animations qui avaient dénaturé les parties de haut niveau dans le premier épisode (où les joueurs tournaient sur eux-mêmes à 360° pour frapper instantanément), Torn Banner Studios a développé un système cinématique rigoureux baptisé real-time strike sous Unreal Engine 4, :
Les participants incarnent l'une des quatre classes principales, chacune subdivisée en trois sous-classes débloquant des arsenaux, caractéristiques de santé, vitesses de course et aptitudes uniques :
| Classe | Santé | Vitesse | Endurance | Sous-classe | Équipement principal | Armes secondaires | Outil tactique | Aptitude spéciale |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Archer | 90 PV | 100 % | 50 | Archer long (Longbowman) | Arc long d'infanterie | Dague, hachette | Pieu défensif | Brasero incendiaire (enflamme les flèches) |
| Arbalétrier (Crossbowman) | Arbalète lourde perce-armure | Hache courte, massue | Grand pavois déployable | Bannière de régénération de santé | ||||
| Tirailleur (Skirmisher) | Javelots de jet, pique légère | Targe légère, épée courte | Pots d'eau | Trousse de réapprovisionnement de munitions | ||||
| Avant-garde (Vanguard) |
130 PV | 120 % | 100 | Dévastateur (Devastator) | Espadon (Greatsword), marteau de guerre | Masse, maillet | Couteaux de lancer | Pot d'huile incendiaire de zone |
| Maraudeur (Raider) | Doubles haches danoises, hache d'armes | Seconde arme lourde principale | Hachettes de jet | Trompe de ralliement (vitesse temporaire) | ||||
| Embusqueur (Ambusher) | Katars, dague de poing, épée courte | Couteaux de lancer x7 | Chausses-trapes | Attaque sournoise (+50 % dégâts dans le dos) | ||||
| Fantassin (Footman) |
150 PV | 100 % | 80 | Armier (Poleman) | Hallebarde, pique longue, lance d'hast | Épée courte, hachette | Barricades en bois | Trousse de secours médicale projetable |
| Homme d'armes (Man-at-Arms) | Épée large, morgenstern, masse | Écu en bois moyen | Barricades en bois | Réduction du temps de recharge de l'esquive | ||||
| Ingénieur de terrain (Field Engineer) | Masse de forgeron, pioche, pelle | Poings, outils de mine | Pièges à ours, murs de pics | Réparation d'objectifs (+100 % dégâts aux structures) | ||||
| Chevalier (Knight) |
175 PV | 80 % | 80 | Officier (Officer) | Épée longue bâtarde, épée de guerre | Dague, hachette, couteaux | Couteaux de jet | Trompe de guerre curative (soigne la ligne de front) |
| Gardien (Guardian) | Marteau de guerre à une main, masse d'armes | Grand pavois lourd en acier | Couteaux de jet | Bannière de zone (soin continu des alliés) | ||||
| Croisé (Crusader) | Hache de bourreau, épée à deux mains | Hachette, masse d'armes | Pot incendiaire | Résistance passive aux dégâts contondants |
En hommage à la satire médiévale des Monty Python, Torn Banner Studios a intégré une physique poussée pour les objets du quotidien : les soldats peuvent attraper des tabourets de taverne, des tonneaux, des roues de charrette brisées, des pots de chambre, des pains rassis géants, des jambons séchés, des poissons crus ou des crânes humains décapités pour les jeter à la face des opposants. Enflammer un poulet vivant permet de s'en servir comme torche de corps-à-corps infligeant des dégâts de feu continus.
L'assaut des forteresses repose sur des machines de siège manoeuvrables en temps réel par les joueurs :
Introduite avec la mise à jour Tenosian Invasion (2022), la cavalerie lourde intègre des destriers caparaçonnés. En pleine charge, les cavaliers peuvent abaisser leur lance d'arçon (couch lance) pour empaler instantanément l'infanterie, ou faire ruer leur monture pour projeter les assaillants approchant par l'arrière. Pour contrer ces montures rapides, les fantassins équipés d'armes d'hast (hallebardes, piques) peuvent planter la crosse de leur arme dans le sol : le destrier s'empale de face et son cavalier est violemment désarçonné au sol.
L'univers de la franchise se déroule sur le continent imaginaire d'Agatha, une terre d'inspiration européenne médiévale bordée au sud par les déserts impitoyables de l'Empire de Ténosia. La narration se distingue par son approche réaliste, sombre et politique : l'univers est totalement dépourvu de magie active, d'enchantements, de monstres ou de dieux visibles.
Les Chevaliers d'Agatha incarnent l'aristocratie féodale traditionnelle, l'honneur chevaleresque et la piété religieuse orthodoxe sous le patronage du Lion d'Or. Ils vénèrent le culte du Haut Autel, une foi monothéiste sacralisant l'autorité royale de droit divin et vénérant des figures martiales martyres telles que Sir Feydrid Kearn. Toutefois, derrière cette façade vertueuse, le régime agathien impose un système de castes féodal rigide où la paysannerie est méprisée et corvéable à merci.
Fondé par des vétérans insoumis, l'Ordre de Mason arbore un Poing de Fer tenant une épée brisée. Les Masons rejettent l'Église agathienne, qu'ils considèrent comme une imposture cléricale destinée à anémier la bravoure des hommes. Ils instaurent un ordre martial spartiate et darwiniste : la naissance et le sang noble ne valent rien face à la force brute, au courage physique et au mérite sur le champ de bataille. Les Masons protègent et intègrent les croyances païennes des druides du Nord (culte de la nature sauvage, sacrifices animaux, vénération de cercles runiques).
Situé au-delà des mers australes, Ténosia est un empire aride gouverné par une lignée d'impératrices guerrières, dont l'impératrice Pashar. Placés sous les symboles sacrés du Serpent et du Scorpion, les Ténosiens vouent un culte mystique aux constellations. Alliant fanatisme religieux, raffinement architectural et avancées scientifiques notables (chimie de la poudre noire, astronomie, médecine), ils nourrissent une rancœur séculaire envers les royaumes du Nord à la suite des atrocités de la Première Croisade agathienne.
Pendant des siècles, Agatha ne fut qu'une mosaïque chaotique de duchés et de principautés en guerre perpétuelle. Le souverain Alfonso Argon Ier, guerrier charismatique doté d'une vigueur colossale, parvient par les armes et la diplomatie à soumettre tous les barons rivaux, unifiant le continent sous la bannière d'Agatha au Lion d'Or.
Désireux de consolider cette unité naissante et d'exporter la violence féodale au-delà des frontières, Argon Ier décrète la Première Croisade contre l'Empire de Ténosia. Une armada traverse la mer et débarque dans les déserts du Sud. L'expédition vire à la catastrophe humanitaire et militaire : vêtus d'armures de fer sous un soleil caniculaire, privés d'eau et harcelés par les cavaliers légers ténosiens, les croisés sont massacrés dans les défilés rocheux. Lors de la bataille des Dunes Rouges, le roi Alfonso Argon Ier refuse de battre en retraite et périt au combat, abandonnant son armée à l'anéantissement.
Les survivants de la débâcle sont ramenés sur le continent par le meilleur général d'Argon, le stratège vétéran Malric Terrowin. En regagnant Agatha, Malric découvre que le Conseil de Régence des nobles et les prélats du Haut Autel ont abandonné les troupes à leur sort et complotent déjà pour se partager les biens de la couronne. Furieux contre cette aristocratie qu'il juge lâche et corrompue, Malric fait sécession et fonde l'Ordre de Mason, jurant d'éradiquer la noblesse décadente.
La Première Guerre Civile (racontée dans le jeu Chivalry: Medieval Warfare) ensanglante le royaume. Les loyalistes agathiens se rallient derrière Sir Feydrid Kearn, paladin loyal au trône. Malric mène une campagne brutale de terre brûlée, balaie les armées loyalistes et met le siège devant la capitale royale de Stoneshill. La forteresse tombe dans le sang : la famille royale officielle d'Argon est exécutée et Feydrid Kearn est abattu. Malric Terrowin monte sur le trône et instaure une dictature militaire absolue pendant plus de vingt ans (la « Pax Masonica »).
Vingt ans après le couronnement de Malric, un jeune seigneur fait son apparition dans les forêts reculées du Nord : se proclamant fils caché et héritier légitime d'Alfonso Argon Ier, le prince Argon II rallie les clans exilés, relève la bannière du Lion et rallume la guerre civile.
L'intrigue narrative de Chivalry II se déploie chronologiquement à travers treize batailles majeures :
Afin d'étouffer dans l'œuf la rébellion naissante en bloquant les voies de ravitaillement maritime loyalistes, Malric envoie une armada assiéger la cité portuaire fortifiée de Lionspire. Les troupes masonnes débarquent sur les plages, poussent un bélier massif le long d'un colossal pont de pierre défendu par la garnison agathienne, forcent la grand-porte, capturent la place du marché et font sauter à la poudre noire les trois trébuchets côtiers agathiens qui pilonnaient leur flotte, sécurisant ainsi la mer intérieure.
Pour dissuader le peuple de rejoindre Argon II, Malric ordonne une expédition d'extermination contre le village agricole de Coxwell, réputé pour sa loyauté indéfectible au Lion agathien. Les Masons incendient les meules de blé, pillent les coffres d'or du manoir seigneurial, forcent les palissades du fortin de terre et massacrent méthodiquement jusqu'au dernier milicien, paysan et soldat de la garnison locale.
Refusant de courber l'échine, Argon II lance une contre-offensive foudroyante au cœur même des fiefs de l'Ordre de Mason en assiégeant Rudhelm, la formidable citadelle de l'héritier du trône mason. Les Agathiens escortent de monumentales tours de siège en bois contre les remparts, neutralisent la herse de la barbacane et investissent la cour d'honneur. Au terme d'un assaut acharné, les Chevaliers d'Agatha pénètrent dans le donjon et exécutent le jeune et brutal Prince héritier de Mason, privant Malric de sa descendance dynastique.
Dévasté par la mort de son fils unique, Malric ordonne à l'un de ses plus puissants soutiens financiers, le duc de Fogfern, de mobiliser ses régiments d'élite. Les éclaireurs agathiens interceptent le convoi ducal dans les marais de Darkforest. Les troupes loyalistes escortent un chariot barricadé à travers les bois, font exploser les barricades ennemies, mettent le feu au manoir fortifié du duc et exécutent le noble félon dans ses appartements privés.
Afin de doter ses armées d'un maître stratège expérimenté, Argon II ordonne un raid d'infiltration nocturne contre le complexe pénitentiaire insulaire de Falmire pour libérer Sir Thorne, grand héros agathien de la Première Guerre incarcéré depuis deux décennies. Les loyalistes brisent les cages des forçats, capturent les forges du campement, abaissent les ponts-levis sous les tirs d'arbalètes et escortent Thorne jusqu'à un navire d'évasion amarré sur les pontons.
Ivre de colère après l'évasion de Thorne, Malric dépêche sa flotte attaquer la sainte cité maritime de Galencourt, joyau spirituel et nécropole d'Agatha. Les assaillants masons forcent les défenses portuaires, coulent les navires royaux au mouillage, détruisent les reliques et s'emparent de la grande place de la cathédrale. À l'aide de tonneaux d'explosifs, ils pulvérisent le sarcophage de marbre de la crypte et profanent les ossements du saint patron Feydrid Kearn, portant un coup dévastateur à la foi des loyalistes agathiens.
En représailles directes à l'outrage de Galencourt, l'ost agathien fait voile vers l'île brumeuse d'Aberfell, terre ancestrale des clans païens alliés de l'Ordre de Mason. Les Agathiens pillent les villages côtiers, volent les troupeaux de porcs et de chèvres indispensables au ravitaillement mason, puis escaladent les collines sacrées pour abattre les menhirs runiques millénaires. La bataille se solde par le massacre sanglant des Grands Druides masqués protégeant le sanctuaire rituel au sommet de l'île.
Constatant que les deux puissances nordiques se saignent mutuellement, l'Empire de Ténosia passe à l'offensive sous la bannière du Serpent et du Scorpion :
Informé des préparatifs d'invasion sudistes, l'Ordre de Mason monte un raid préventif amphibie sur la métropole portuaire ténosienne d'Askandir. Les soldats de Malric brisent la digue défensive, renversent les grands phares guidant la flotte ténosienne et pénètrent dans la légendaire Grande Bibliothèque d'Askandir. Les Masons y mettent délibérément le feu, détruisant des millénaires de traités d'astronomie, de chimie et de philosophie.
En riposte immédiate, l'armée impériale ténosienne marche sur la frontière sud et entreprend de détruire le rempart de Baudwyn, une colossale barrière fortifiée protégeant le domaine mason. Déployant de gigantesques bombardes à poudre noire, les Ténosiens tirent des boulets géants qui font s'effondrer les murailles d'acier. Ils capturent ensuite la barbacane et rasent l'hôtel de ville mason.
Poussant leur avancée au cœur des territoires fertiles d'Agatha, les cavaliers ténosiens fondent par surprise sur la riche cité fluviale de Bridgetown en pleine fête des vendanges. Les envahisseurs brûlent les vergers, pillent le grand moulin à farine, massacrent la population bourgeoise désarmée et jettent les dignitaires du conseil municipal par-dessus les parapets du grand pont de pierre.
Devant la menace sudiste, les Chevaliers d'Agatha réagissent pour reprendre la forteresse de Montcrux, un ancien fief agathien perché au sommet de falaises escarpées que Ténosia a lourdement militarisé avec des scorpions géants. À l'aide de pétards et d'échelles de siège, les Agathiens escaladent les pitons rocheux, font sauter les contrepoids des herses et chassent définitivement la garnison ténosienne du fortin.
Cherchant à écraser définitivement la rébellion agathienne, Malric ordonne à ses meilleurs bataillons d'assiéger le quartier général secret d'Argon II : la forteresse glaciale de Thayic, bâtie sur les falaises arctiques du grand Nord. Les Masons pilonnent les défenses d'artillerie côtières, capturent les cours inférieures et font sauter les vantaux du donjon. C'est à cet instant désespéré que le roi Argon II apparaît en armure royale : galvanisant ses troupes, le jeune monarque mène lui-même une contre-charge héroïque et repousse les forces masonnes jusque dans la banquise gelée.
Fort de son triomphe à Thayic, Argon II mobilise toutes les légions loyalistes et marche droit sur la Citadelle de Trayan, cœur politique et forteresse personnelle de Malric Terrowin. Les Agathiens investissent les catacombes, sabotent les pièges de défense et font exploser la porte monumentale de la salle du trône. La guerre civile culmine dans un duel titanesque où deux joueurs incarnent simultanément les deux monarques : le vieux souverain d'acier Malric et le jeune prétendant Argon II croisent le fer dans un affrontement à mort qui décide du sort politique définitif du continent d'Agatha.
Le studio canadien Torn Banner Studios, établi à Toronto, a révolutionné le jeu d'action indépendant en 2012 avec Chivalry: Medieval Warfare, un projet issu à l'origine d'un mod développé pour Half-Life 2 nommé Age of Chivalry (2007). Vendu à plus de 5 millions d'exemplaires, ce premier succès est brutalement obscurci en 2017 par la sortie de Mirage: Arcane Warfare, un jeu de combat en arène fantastique qui subit un échec commercial total. Les serveurs déserts et les pertes financières colossales contraignent l'entreprise à licencier une partie majeure de ses effectifs et la mènent au bord de la banqueroute.
Face à la faillite imminente, le fondateur Steve Piggott réunit son noyau dur d'ingénieurs et de graphistes pour lancer un projet de survie : concevoir une véritable suite ambitieuse à Chivalry. Afin d'obtenir les reins financiers nécessaires, Torn Banner Studios signe un partenariat avec l'éditeur américain Tripwire Interactive, qui finance le chantier et assure un appui technologique pour basculer la production sur le moteur Unreal Engine 4 d'Epic Games.
L'objectif créatif fixé par Steve Piggott refuse la stricte simulation historique : Chivalry II est pensé comme une « simulation de cinéma médiéval » reproduisant la démesure et la violence viscérale des grandes scènes de bataille du septième art. Les équipes de modélisation et de chorégraphie s'inspirent :
L'univers sonore de Chivalry II constitue l'un des aspects les plus salués du jeu. Plus de 10 000 répliques vocales contextuelles ont été écrites et enregistrées en studio par des comédiens professionnels prêtant leurs voix à des archétypes satiriques (le « Berserker enragé », le « Snob aristocrate agathien », le « Moine fanatique », « l'Imposteur », le « Chevalier déchu »). Les joueurs disposent d'une roue d'émotes complète permettant d'insulter leurs rivaux, de s'excuser avec hypocrisie, d'entonner des chants de taverne ou de hurler des cris de ralliement en pleine course. Les bruitages d'armes blanches ont fait l'objet d'enregistrements au microphone de véritables impacts de haches d'acier sur des cottes de mailles et des harnois complets d'époque. La bande originale orchestrale a été composée par J.D. Spears, contrastant des chœurs liturgiques latins pour Agatha avec des percussions tribales et des cors de guerre pour l'Ordre de Mason et Ténosia.
Conçu selon un modèle de jeu-service sans surcoût sur les cartes ou les armes, Chivalry II a bénéficié de onze extensions majeures gratuites :
Le , Steve Piggott publie un communiqué officiel annonçant la fin du développement de contenu pour Chivalry II. Le titre est déclaré « complet dans ses fonctionnalités et ses contenus » (feature-complete) après plus de trois années de support gratuit ininterrompu. Torn Banner Studios confirme que les serveurs multijoueurs restent actifs et maintenus, tandis que les forces vives du studio sont réaffectées au développement du jeu d'action-horreur coopératif No More Room in Hell 2 ainsi qu'à de futurs projets non annoncés prenant place dans l'univers de Chivalry,.
Chivalry II reçoit un accueil critique extrêmement favorable de la presse internationale lors de sa sortie en juin 2021. L'agrégateur de notes Metacritic recense des moyennes agrégées de 82/100 sur PC, 85/100 sur PlayStation 5 et 81/100 sur Xbox Series X.
Le journaliste Indee du portail français Jeuxvideo.com lui attribue la note de 16/20, saluant un titre « à l'action immédiate, jubilatoire et viscérale », magnifié par des animations de blocages crédibles, des démembrements spectaculaires et une autodérision constante, tout en déplorant un manque temporaire d'outils de groupe cross-play au lancement. Le magazine spécialisé américain PC Gamer accorde au jeu la note de 91/100, le qualifiant de « triomphe absolu du jeu d'action multijoueur » et affirmant que le nouveau système d'initiative, de feinte et de parade active représente « ce qui s'est fait de plus accompli dans le domaine du combat à l'épée virtuel ». Le site américain IGN lui attribue la note de 9/10, décernant à la production le label Editor's Choice et louant la conception architecturale remarquable des forteresses en mode Objectif d'équipe qui donne le sentiment de participer physiquement au tournage d'une fresque cinématographique historique.
Le , un peu plus de deux mois après sa sortie commerciale, l'éditeur Tripwire Interactive annonce que Chivalry II a officiellement franchi le seuil d'un million d'exemplaires vendus dans le monde tous supports confondus. L'éditeur précise avec ironie que les joueurs ont déjà cumulé plus de 420 millions d'éliminations, dont près de 8 000 effectuées en frappant un adversaire à mort à l'aide d'une flûte ou d'une mandoline de ménestrel,.
Le , un mois après son arrivée sur la plateforme Steam et le lancement de l'extension Tenosian Invasion, Torn Banner Studios annonce que le jeu a doublé ses scores pour atteindre les deux millions d'unités écoulées, consacrant le renouveau financier du studio et asseyant la franchise comme la référence commerciale du jeu de bataille médiévale en ligne.