Cette famille compte parmi ses membres des bourgeois de la ville de Toul, des officiers, deux ambassadeurs de France dont l'un fut un collaborateur du général de Gaulle, l'épouse de Jacques Chirac (cinquième président de la VeRépublique française).
La famille Chodron, originaire de Metz, s'est établie à Toul au XVIesiècle (territoires des Trois-Évêchés), où elle appartenait à la haute bourgeoisie avant la Révolution française.
Alphonse Chodron de Courcel a reçu en 1867 le titre de baron. Seule sa branche est titrée.
Bernadette Chirac, née Chodron de Courcel, appartient à une autre branche.
Antérieurement à la Révolution française, la famille Chodron appartient au cercle des familles de notables de la ville de Toul.
Nicolas Chauldron (1591-1674), nommé en 1628 premier enquêreur de Toul. Il a laissé un manuscrit intitulé Livre des enquêreurs de Toul.
François Chodron (début de la filiation suivie), né en 1628, député de la paroisse Saint-Jean à l'assemblée des notables de Toul de 1661 à 1687, décède en 1692.
Claude Chodron, né en 1727, greffier en chef au bailliage et siège présidial de Toul, syndic receveur électif des deniers patrimoniaux et d'octroi de Toul.
Claude-François Chodron (ou Chodron d'Orly), (né à Toul en 1755, décédé en 1836 à Paris, inhumé à Orly, aux sources de la Jonchère, puis à Athis), doyen et président de la chambre des notaires de Paris, chevalier de l'Ordre de Saint-Michel, officier de la Légion d'honneur. Il acquiert le château d'Orly en 1808, qui sera cédé à M. Schaeffer en 1874
Claude Adolphe Chodron (1802–1868)
Alfred Chodron (-1887)
Louise Chodron
Louis-Jules Chodron de Courcel (1804 à Paris – 1870)
François Chodron, commandant de la place de Toul en 1814, qu'il défend contre les armées alliées, officier de la Légion d'honneur, meurt en 1859
Deux branches de cette famille, alliées aux Bapterosses, deviennent actionnaires des manufactures de Gien et de Briare, dans le Loiret, fabriquant, respectivement, des faïences de Gien et des Émaux de Briare.
Le , un décret de Napoléon III permet à Louis-Jules Chodron (1804-1870), secrétaire de légation, et à ses enfants d'adjoindre à leur nom celui de Courcel, devenu plus tard de Courcel par un décret impérial du .
Louis Jules Chodron de Courcel (1804 à Paris-1870), un temps secrétaire de M. de Talleyrand, fait carrière dans la diplomatie, épouse en 1834 Henriette Boulay de la Meurthe (1809-1884), fille d'Antoine Boulay de la Meurthe qui fut président du Conseil des Cinq-Cents, ministre d'État, comte d'Empire en 1808. Installé depuis 1823 à Athis avec l'achat de la ferme d'Athis , il achète également la ferme de Mons en 1840 puis le château de Mont-Courcel à Athis-Mons en 1842 sur la rive gauche de la Seine et plusieurs centaines d'hectares à Vigneux sur la rive droite. Il devient également propriétaire de Port-Courcel et de la ferme de Noisy. Parmi leurs enfants, quatre fils:
Alphonse Chodron de Courcel (1835-1919), diplomate, créé baron héréditaire par lettres patentes de l'empereur Napoléon III du . L'un de ses petits-fils sera Geoffroy Chodron de Courcel (1912-1992). Seul l'aîné à chaque génération de descendants d'Alphonse Chodron de Courcel a droit au titre de baron. Il achète le domaine du château d'Athis en 1881, effectue des aménagements du bâtiment (tourelles, kiosque rustique en 1893, pont sur l’Orge en 1899, bibliothèque en 1906); il fait détruire le bâtiment principal du moulin de Mons en 1888 et devient acquéreur du Prieuré St Denis (dont a fait partie l’église paroissiale) à Athis en 1895 pour le transformer en orangerie; président du congrès olympique de 1894; président de la société historique et archéologique de l'Essonne et du Hurepoix.
Louise Chodron de Courcel (1870-1926),
Louis Chodron de Courcel (baron Chaudron de Courcelles, 1874-1951), chef d'escadrons de cavalerie,
Christian Chodron de Courcel (1909-1940), capitaine au 4e Régiment d'Infanterie, blessé mortellement, près de Valenciennes le
Valentin Chodron de Courcel (1838 à Paris-1917 à Paris, sépulture à Athis-Mons), avocat, maire d'Athis-Mons [1871-1881 (désigné) et 1884-1907 (élu)] contribuant à la restauration de l’église Saint-Denis, membre de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France; il a commencé une histoire de la seigneurie d’Athis,. Parmi ses fils,
Valentin Chodron de Courcel (1879-1968), archiviste paléographe.
Jean Chodron de Courcel (1955), directeur financier de Schneider Electric (1990-95), directeur adjoint du cabinet du Premier ministre (Alain Juppé 1995-1997), directeur général et membre du directoire de Crédit agricole Indosuez (1997-2000), directeur général délégué de Penauille Polyservices et président-directeur général de Servisair-Globeground (2003-2005).
Georges Chodron de Courcel (1840-1904), lieutenant de vaisseau. Il épouse Marthe Lorin.
Bernard Chodron de Courcel (1873-1928), lieutenant-colonel de cavalerie. Il épouse Marguerite Le Reffait.
Maurice Chodron de Courcel (1917-1972) épouse Élisabeth Gautier.
Gilles-Denis Chodron de Courcel (1951), diplômé ESSEC, épouse Marie de Saxcé (1951), maire d'Écutigny (depuis 2008).
Robert Chodron de Courcel (1875-1966), secrétaire d'ambassade. Épouse Henriette Bacot.
Jean Chodron de Courcel (1907-1985) épouse Anne de Brondeau d'Urtières (1910-2000)
Chodron de Courcel: De gueules, à trois chaudrons ronds d'or, les anses de même, posés 2 et 1
Anciennes armes de la famille Chodron: D'or, à quatre chaudrons de gueules; au franc quartier d'azur chargé d'un arc encoché d'argent, accompagné de quatre billettes du même
Titre de baron depuis 1867 pour les aînés de la branche d'Alphonse Chodron de Courcel.
Notes et références
Notes
↑Le château de Mont-Courcel a été détruit dans les années 1970 pour céder la construction d'immeubles des Clos Nollet, Clos Brétigny et Clos Perrault.
Références
1234Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXesiècle, tome 10, pages 360 à 362. Chodron d'Orly et de Courcel.
↑Charondas, Un juge d'armes au Jockey-club, 2000, sans pagination, ICC.
↑Brigitte Blanc, «Cimetière privé de la famille Chodron de Courcel: Dossier d’œuvre architecture IA91000503», inventaire topographique, sur inventaire.iledefrance.fr, Athis-Mons, (consulté le ) : «Le 24 octobre 1851, le maire d'Athis-Mons autorise M. Chodron de Courcel à créer au lieu-dit le Guyard un cimetière destiné à la sépulture de sa famille, à condition que celui-ci soit enclos d'un mur de 2 mètres de hauteur au moins; la famille de Courcel, installée à Athis-Mons à partir de 1823, y acquit les anciens biens seigneuriaux: les fermes d'Athis en 1823 et de Mons en 1840, puis le château d'Athis en 1881. Le cimetière comporte 20 tombes et un monument à la mémoire des ancêtres de la famille originaires de Metz, Toul et Orly; la tombe la plus ancienne est celle de Claude François Chodron, président de la chambre des notaires de Paris, né à Toul en 1755, décédé à Paris en 1836 et d'abord inhumé sur les terres de son domaine d'Orly; y figure aussi celle de Valentin de Courcel, maire d'Athis-Mons de 1871 à 1907.»
↑Transcription de jugement de changement de nom aux registres de l'état civil du 8e arrondissement de Paris: naissances 1867, acte n° 559 https://archives.paris.fr