Chris Bryant

Chris Bryant
Illustration.
Portrait officiel de Chris Bryant en 2024.
Fonctions
Secrétaire d'État pour l'Irlande du Nord
En fonction depuis le
(3 mois et 2 jours)
Premier ministre Andy Burnham
Gouvernement Burnham
Prédécesseur Hilary Benn
Ministre d'État au Commerce
–
(10 mois et 14 jours)
Premier ministre Keir Starmer
Gouvernement Starmer
Prédécesseur Douglas Alexander
Successeur Anas Sarwar
Ministre d'État à la Protection des données et aux Télécommunications
–
(1 an, 1 mois et 29 jours)
Premier ministre Keir Starmer
Gouvernement Starmer
Prédécesseur Julia Lopez
Ministre d'État aux Industries créatives, aux Arts et au Tourisme
–
(1 an, 1 mois et 29 jours)
Premier ministre Keir Starmer
Gouvernement Starmer
Prédécesseur Julia Lopez (Industries créatives & Tourisme)
Stephen Parkinson (Arts)
Sous-secrétaire d'État parlementaire pour l'Europe et l'Asie
–
(6 mois et 28 jours)
Premier ministre Gordon Brown
Gouvernement Brown
Prédécesseur Glenys Kinnock
Successeur David Lidington
Sous-secrétaire d'État parlementaire aux Affaires étrangères et au Commonwealth
–
(11 mois et 2 jours)
Premier ministre Gordon Brown
Gouvernement Brown
Prédécesseur Gillian Merron
Successeur Henry Bellingham
Député britannique
En fonction depuis le
(25 ans, 4 mois et 15 jours)
Élection 7 juin 2001
Réélection 5 mai 2005
6 mai 2010
7 mai 2015
8 juin 2017
12 décembre 2019
4 juillet 2024
Circonscription Rhondda (2001-2024)
Rhondda and Ogmore (depuis 2024)
Législature 53e, 54e, 55e, 56e, 57e, 58e et 59e
Prédécesseur Allan Rogers
Biographie
Nom de naissance Christopher John Bryant
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance Cardiff (Pays de Galles, Royaume-Uni)
Nationalité Britannique
Parti politique Parti conservateur (avant 1986)
Parti travailliste (depuis 1986)
Diplômé de Mansfield College (Oxford)

Christopher John Bryant, né le à Cardiff, est un homme politique britannique, membre du Parti travailliste.

Depuis juillet 2026, il est secrétaire d'État pour l'Irlande du Nord dans le gouvernement d'Andy Burnham.

Biographie

Bryant passe une partie de sa jeunesse en Espagne, où travaille son père. Durant ses études à Oxford, il est proche du Parti conservateur. Il rejoint une école théologique et devient prêtre de l'Église d'Angleterre en 1986. En 1991, Bryant quitte l'église en raison de son homosexualité.

Il travaille par la suite pour un député travailliste et préside le Christian Socialist Movement. Il est élu au conseil du borough londonien de Hackney puis est battu de justesse aux élections législatives de 1997, dans la circonscription de Wycombe. Il devient alors directeur des affaires européennes à la BBC.

Lors des élections législatives de 2001, il est élu dans la circonscription de Rhondda, un bastion du Parti travailliste au Pays de Galles. En 2003, une photographie du député en sous-vêtement, initialement publiée sur un site de rencontre gay, est diffusée dans la presse,.

En 2006, pourtant réputé blairiste, il écrit avec son collègue Siôn Simon une lettre demandant la démission du Premier ministre Tony Blair. L'année suivante, il est l'un des rares députés signataires de la lettre à ne pas être nommé ministre par Gordon Brown. Quelques années plus tard, il rejoint cependant le gouvernement Brown en tant que secrétaire d'État aux affaires européennes.

En 2010, Bryant et Jared Cranney sont le premier couple homosexuel à s'unir dans l'enceinte du Parlement britannique,.

Après la défaite des travaillistes en 2010, il participe au cabinet fantôme d'Ed Miliband puis de Jeremy Corbyn, notamment à l'immigration, à la culture et aux relations avec le parlement.

Le , il fait partie des 66 députés travaillistes à rompre avec la ligne du chef du parti Jeremy Corbyn en soutenant le gouvernement conservateur lors d'un vote parlementaire sur l'autorisation de bombardements en Syrie contre l'État islamique.

Comme la large majorité des députés travaillistes, il fait campagne en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne lors de la campagne en vue du référendum de . Après le référendum, il démissionne du cabinet fantôme pour protester contre le manque d'investissement de Corbyn en faveur du remain lors de la campagne. Il soutient ensuite la candidature malheureuse d'Owen Smith pour remplacer Corbyn à la direction du Parti travailliste lors de l'élection interne organisée après le vote d'une motion de défiance contre Corbyn par les députés travaillistes.

Bryant est réélu député lors des élections générales anticipées de . Après le scrutin et la démission de Jeremy Corbyn de la tête du Parti travailliste, il apporte son soutien à la candidature de Jess Phillips lors de l'élection à la direction du parti.

Il est nommé ministre d’État à l'infrastructure numérique, le 8 juillet 2024, dans le gouvernement Starmer. Il devient ministre d’État au ministère du Commerce le 6 septembre 2025.

Notes et références

  1. 1 2 3 4 5 (en) Stephen Moss, « Chris Bryant: 'I don't think of myself as a gay MP' », sur theguardian.com, (consulté le ).
  2. ↑ « Un député en sous-vêtements sur un site de rencontres », sur fugues.com, (consulté le ).
  3. ↑ (en) Andrew Pierce, « Tony Blair coup MPs handed government jobs », sur telegraph.co.uk, (consulté le ).
  4. ↑ « Le français est une langue "inutile", selon un ancien ministre britannique », sur lepoint.fr, (consulté le ).
  5. ↑ Luc Lebelge, « Première union d’un couple gay dans l’enceinte du Parlement britannique », sur yagg.com, (consulté le ).
  6. ↑ « Immigration : le Labour adoucit ses critiques contre Tesco et Next », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  7. ↑ Olivier Bories, « Le "shadow cabinet" du Labour, révélateur de la stratégie de Jeremy Corbyn », sur nouvelobs.com, (consulté le ).
  8. ↑ (en) Jon Stone, « The 66 Labour MPs who voted for bombing in Syria listed », sur The Independent, (consulté le )
  9. ↑ (en) « EU vote: Where the cabinet and other MPs stand », sur BBC News, (consulté le )
  10. ↑ (en) Tom Goodenough, « Which Labour MPs are backing Owen Smith? », sur The Spectator, (consulté le )
  11. ↑ (en) Chloe Chaplain, « Labour leadership nominations: full list of MPs who backed the five candidates battling to succeed Jeremy Corbyn », sur The I Paper, (consulté le )

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes