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Christine Armengaud, ethnologue, née en 1947, est auteur et commissaire d’expositions. Elle poursuit, à travers ses livres et les collections réunies, l’exploration des gestes et des contextes de la création d’objets de tradition populaire modestes, statuettes rituelles ou jouets oubliés dans un angle mort de l’histoire de l’Art, aujourd’hui en voie de disparition partout dans le monde.
Après des études de lettres à Londres et d’histoire de l’Art à la Sorbonne, et un stage auprès de Pierre Schaeffer au Service de la recherche de l'ORTF, elle s’est fait connaître par son enquête ethnomusicologique sur les instruments sonores fabriqués dans la nature, réalisée en Provence-Côte d'Azur dans le cadre de l'année du patrimoine 1980, avec l’aide du fonds d'intervention culturelle (FIC) et de l'Association régionale de coordination des activités musicales du ministère de la Culture, et publiée sous le titre « La Musique Verte », puis « Musiques vertes »,,,. Cette recherche a ouvert un nouveau chapitre de l'histoire des instruments de musique et a donné lieu à des opérations de transmission entre les générations et à de nombreux stages en France, en Suisse et en Belgique, à des films documentaires notamment pour Antenne 2 et FR3, à la création de l’exposition itinérante « Musiques Vertes » présentée au Centre Georges-Pompidou au Carrefour des régions en 1981.[réf. souhaitée]
Elle a consacré plusieurs autres livres aux jouets de nature, aux jouets populaires ou d’artistes (Calder, Roland Roure, Jackie Matisse, Curt Asker), créé l’Atelier 82 en 1982, le DIAB (Domaines Inconnus de l’Art Brut) en 1988, et « The Traveling Toy Museum » sur internet, qui ont permis d’organiser des expositions de jouets dans des centres culturels et des musées, notamment au Musée-Conservatoire ethnologique de Haute-Provence de Salagon en 1994, 1997, 2007, au Musée du jouet de Poissy en 1999 et au Eretz Museum de Tel-Aviv en 2008.
Après avoir voyagé dans toute l’Europe pour préparer l’exposition « L'Europe des créateurs » au Grand Palais en 1989, dont elle était commissaire-adjointe, et publié deux livres « culinaires » chez Actes Sud, elle s’est intéressée aux représentations comestibles du corps humain en pain et sucre, à la signification profonde de ces pratiques rituelles, et leur a consacré une exposition à la Villette en 2000, et un livre, « Le Diable sucré », publié par La Martinière, qui a reçu le « Best of the world bred book » des Gourmand World Cookbook Awards 2001. L’exposition a circulé sous le titre « Les hommes de pain » dans plusieurs musées. La collection est aujourd’hui conservée au MUCEM de Marseille. Les recherches menées sur la figuration en sucre en Inde, en Chine, en Égypte, en Sicile et au Mexique lui ont aussi permis de créer des expositions, « Les hommes de sucre », au musée de Tienen (Tirlemont) en Belgique en 2002, 2003, 2004 et 2005, au Eretz Museum de Tel-Aviv en 2004, au MIAM de Sète en 2005, et au Musée des marionnettes de Palerme[Selon qui ?].
Récemment, après avoir repris une pratique de la poterie commencée par des stages chez les Pierlot à Ratilly lorsqu’elle était étudiante, elle a publié en 2025 « Musiques du Vivant », en grande partie consacré à la fabrication d’instruments sonores en argile.
Un disque intitulé Musiques vertes est produit par le musicologue et compositeur Jean-Yves Bosseur, dans le cadre d'un projet pédagogique (éveil musical) et de recherche et enregistré chez Jean-Claude Roché. L'album composé dans la gamme dodécaphonique compte 11 morceaux joués grâce à des instruments improvisés. Le compositeur indique s'être inspiré des travaux de l'anthropologue pour créer son œuvre.
L'écrivain allemand de romans pour adolescents Ralf Isau fait référence au livre Musiques éoliennes et à cette écrivaine au chapitre 30 de son roman Die Dunkeln (Les Sombres), paru en 2007.