| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités |
| A travaillé pour |
Centre national de la recherche scientifique (depuis le ) Délégation Midi-Pyrénées (d) ( - |
|---|---|
| Membre de | |
| Site web | |
| Distinction |
Christophe Cassou, né le à Dax, est un climatologue français, spécialisé dans les télécorrélations atmosphériques et l'un des co-auteurs du sixième rapport d'évaluation du GIEC.
Christophe Cassou naît à Dax (Landes) le de parents fonctionnaires à la Sécurité sociale ; il passe son enfance à Bretagne-de-Marsan et s'intéresse déjà à la météorologie.
Jeune adulte, il s'oriente vers des études d'ingénieur en physique des matériaux, avant de bifurquer vers un DEA sur le climat, à l'âge de 24 ans, suivi d'une thèse, au terme de laquelle il obtient en 2001 un doctorat de l'université Toulouse-III-Paul-Sabatier.
Il travaille en tant que climatologue directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) — où il est entré en 2002 —, au laboratoire Climat Environnement Couplage & Incertitude du Cerfacs (Centre européen de recherche et de formation avancée en calcul scientifique) à Toulouse. Il est spécialisé dans « la compréhension de la variabilité climatique et de sa prévisibilité aux échelles de temps mensuelles à décennales »,
Il est un des auteurs principaux du sixième rapport du GIEC. Il intervient dans le groupe 1 de l'organisation, qui se consacre aux bases physiques du changement climatique.
Il obtient l'habilitation à diriger des recherches en 2018.
Vulgarisateur des questions liées au changement climatique, il intervient dans les médias, sur Twitter (où il est confronté à l’agressivité des climatosceptiques), auprès de jeunes publics, et il est le cofondateur des Trains du climat, une exposition itinérante,,. Il témoigne par ailleurs comme expert lors d'un procès de militants écologistes ayant décroché des portraits officiels d'Emmanuel Macron.
En 2022, il intervient dans une série de trois documentaires diffusée sur Arte durant la COP 27, intitulée Un monde nouveau, écrite et racontée par Cyril Dion et réalisée par Thierry Robert,,.
Après les élections législatives de 2022, il fait partie d'un groupe de trente-six scientifiques proposant aux députés une formation sur la crise climatique. Il se dit toutefois par la suite « frappé par leur résignation. Soumis à tellement d’injonctions contradictoires, certains semblaient abandonner l’idée de bâtir des lois pour l’intérêt général ».
À la suite des vœux du président Macron, en , qui déclare à cette occasion : « Qui aurait pu prédire la crise climatique ? », il l'interpelle sur Twitter : « Le GIEC avait prévenu depuis trente ans. Vous n'avez pas reçu leurs derniers rapports, le sixième ? ».
À l'été 2023, il aurait été victime, à l'instar d'autres collègues, de cyberharcèlement à la suite du rachat de Twitter par le milliardaire Elon Musk. Il décide finalement de suspendre son compte, estimant que le réseau social est devenu une véritable « foire, emplie d'attaques ad hominem ».
Pendant la campagne des élections législatives françaises de 2024, il appelle sans réserve à faire barrage à l'arrivée du Rassemblement national au pouvoir.
En 2025, il déclare sur France Info : « On ne s'adapte pas à un effondrement de la biodiversité, on meurt avec ».
Lors des canicules du début d'été 2026, Christophe Cassou et d'autres climatologues — notamment Valérie Masson-Delmotte et Jean Jouzel — remettent en cause l'action politique et son manque d'anticipation, malgré les alertes récurrentes de la communauté scientifique. Il déclare notamment : nous allons vers des canicules « FLIP » (fréquentes, longues, intenses, précoces). « On n'est pas capable de s'adapter sans casse » à la trajectoire de réchauffement en cours. Nous sommes dans « un déni de responsabilité et un déni de vulnérabilité ». Il faut « pointer la responsabilité de l'inaction […] parce que l'impréparation n'est pas une fatalité ». « La sobriété est un impensé »,,.

Christophe Cassou a publié en 2008 un lien statistique entre les régimes climatiques européens qui dépendent de l’oscillation nord-atlantique (ONA) et l’oscillation de Madden-Julian (OMJ). L’onde atmosphérique causant l’OMJ peut entrer en interaction avec le courant-jet polaire venant des latitudes moyennes de la Terre. Le chercheur mentionne que l’interaction qui affecterait le climat de l’Europe se produirait généralement à deux endroits : à l’est de l'océan Pacifique et à l’ouest de l'océan Atlantique. Le courant-jet servirait alors de courroie de transmission de l’OMJ vers les régimes européens de ONA.
Il démontre que l'Europe de l'Ouest est affectée par une rivière atmosphérique baptisée « Rhum Express », provenant directement des Caraïbes ou plus largement de l'Atlantique Tropical Ouest. Ce phénomène est exacerbé par le réchauffement climatique.
Il a publié de nombreux ouvrages,, dont des ouvrages de vulgarisation, des articles scientifiques et des contributions au GIEC.