Ciste

Cistus

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Cistus
Description de cette image, également commentée ci-après
Cistus ladanifer et les taches pourpres à la base des pétales, servant de guide de nectar.
Classification de Cronquist (1981)
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Dilleniidae
Ordre Violales
Famille Cistaceae

Genre

Cistus
L., 1753

Classification APG II (2003)

Ordre Malvales
Famille Cistaceae

Les cistes Écouterⓘ ou cystes sont des arbrisseaux dicotylédones du genre Cistus et de la famille des Cistacées poussant le plus souvent sur le pourtour méditerranéen. Les cistes ont un feuillage persistant et fleurissent entre le printemps et l'été (avril-juin), leurs fleurs sont souvent voyantes, roses ou blanches, à cinq pétales. Ils apprécient particulièrement les sols secs (généralement siliceux mais aussi calcaires) et ensoleillés. De plus ils sont pyrophytes, ayant la particularité de se régénérer facilement et même de se multiplier après les incendies. Ce sont des espèces courantes dans les maquis ou les garrigues méditerranéens.

Classés traditionnellement dans l'ordre des Violales, les cistes appartiennent aujourd'hui à celui des Malvales.

Étymologie

Le nom cistus a été donné à ces plantes par Joseph Pitton de Tournefort. Il est assez proche des formes utilisées dans l'Antiquité grecque et latine (en grec ancien, κίσθος, et en latin, cisthos chez Pline). « Ciste » est la francisation du grec kistos, « boîte, capsule » qui évoque la forme du fruit.

Intérêt apicole et pollinisation

Bien que les fleurs de ciste soient dépourvues de nectaires et ne produisent pas de nectar, elles offrent une abondante production de pollen très recherchée par les abeilles mellifères au début du printemps. Ce pollen, caractérisé par sa couleur jaune à orange vif, constitue une ressource protéique essentielle pour le développement du couvain dans les zones méditerranéennes,

Caractéristiques générales

Les arbrisseaux ont une hauteur allant de 30 cm à 1 m. Les racines sont peu développées, superficielles.

Les feuilles sont persistantes, opposées le long des tiges; souvent velues, parfois gluantes, elles sont simples, elliptiques (ou ovales) ou linéaires.

Les fleurs sont solitaires, souvent voyantes, hermaphrodites. Elles comportent cinq pétales, le nombre de sépales étant de trois ou cinq. La floraison à lieu entre le printemps et l'été (avril-juin), chaque fleur ne dure qu'une journée.

Les fruits se présentent sous forme de capsules qui produisent de nombreuses petites graines disséminées par le vent (anémochorie) ou les animaux (zoochorie) dont la germination, provoquée par des températures estivales élevées et lorsqu'il y a une faible présence de concurrents, favorise la colonisation de milieux secs (garrigues, zones bouleversées par des débroussaillements ou d'anciens champs cultivés abandonnés).

Les cistes sont également pyrophytes : leur germination favorisée par le feu, leur permet de coloniser des zones incendiées lorsque l'intervalle entre les incendies ne dépasse pas trois ans (des feux plus fréquents empêchent la régénération et éliminent ces végétaux des écosystèmes méditerranéens).

Liste des espèces

On peut classer les espèces de cistes en deux catégories : ceux qui ont des fleurs roses à violettes (parfois rouges), ceux qui ont des fleurs blanches. Le pistil et les étamines sont en revanche jaune-orangé.

Cistes à fleurs roses

Cistes à fleurs blanches

Des Cistes hybrides

Utilisations

Plusieurs espèces indigènes sont cultivées comme plantes ornementales. Leurs feuilles sont utilisées comme thé aromatique (Ciste de Crète en Grèce, Ciste cotonneux et Ciste à feuilles de sauge en Algérie). Les graines écrasées du Ciste de Montpellier étaient consommées sous forme de farine en Provence tandis qu'en Catalogne, ses branches servaient à parfumer la viande et les châtaignes grillées. Les feuilles séchées pouvaient servir de tabac aux bergers du Luberon.

Le labdanum

Cistus ladaniferus.

Le labdanum, également appelé ladanum (à ne pas confondre avec le laudanum), est une gomme produite par les feuilles et les rameaux de Cistus ladaniferus, Cistus creticus et Cistus cyprius. L'essence obtenue entre dans la composition des parfums appartenant aux familles des chyprés ou des ambrés, comme note de fond (c'est un des rares végétaux à posséder des notes animales). On recueille la gomme par immersion des rameaux feuillus dans de l'eau chaude carbonatée. De cette gomme, on extrait le résinoïde labdanum à l'aide d'éthanol. Le labdanum et l'eau florale de ciste ladanifère peuvent aussi être utilisés en médecine, pour leurs propriétés stimulantes, hémostatiques, cicatrisantes et antirides.

Références

  1. ↑ Informations lexicographiques et étymologiques de « cyste » dans le Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
  2. ↑ Jean-Claude Rameau, Dominique Mansion, Gérard Dumé, Flore forestière française: Plaines et collines, Forêt privée française, , p. 407
  3. ↑ Henri Clément, Le Traité Rustica de l'apiculture, Rustica Éditions, (ISBN 978-2815312387), p. 164-165
  4. ↑ Henri Clément⁠, Le Traité Rustica de l'apiculture⁠, ⁠Rustica Éditions,
  5. 1 2 Chris Thorogood, Guide des fleurs sauvages de méditerranée occidentale, Delachaux et Niestlé, (ISBN 978-2-603-02561-1)
  6. ↑ Jean-Paul Barry, « Contribution à l'étude de la végétation de la région de Nimes », Année Biologique, t. 36,‎ , p. 347
  7. ↑ Jean-Claude Rameau, Dominique Mansion, G. Dumé, Flore forestière française : Région méditerranéenne, Forêt privée française, 2008, p. 17.
  8. ↑ cette espèce est confondue avec Cistus creticus. Par exemple la taxonomie Cistus incanus creticus n´existe pas en actuelle taxonomie botanique, uniquement pour le marketing. - Cistus Incanus Creticus aus Wildsammlung direkt aus Kreta - ✿ (cistus-creticus.de)
  9. ↑ (en) « cistus incanus - Search Results - PubMed », sur PubMed (consulté le )
  10. ↑ François Couplan, Le régal végétal. Plantes sauvages comestibles, éditions Ellebore, (lire en ligne), p. 289
  11. ↑ Roger, ... Jouve, Roger : une vie de berger entre Durance et Luberon : les mémoires de Roger Jouve, Arnoult Seveau, dl 2016 (ISBN 978-2-7466-9080-6 et 2-7466-9080-2, OCLC 989668544, lire en ligne), p44
  12. ↑ François Dorvault, L'officine, Paris, Vigot, , 2089 p. (ISBN 2-7114-1190-7), p. 959
  13. ↑ Lydia Bosson, Hydrolathérapie. Guérir avec les eaux subtiles des plantes, Amyris, , p. 121

Voir aussi

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Articles connexes

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