Claude-Marc Costel

Claude Marc Costel
Fonctions
Député de l'Assemblée constituante
Assemblée nationale constituante
-
Curé
Lasson
Coursan-en-Othe
Cérilly
Foissy-sur-Vanne
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
signature de Claude-Marc Costel
Signature.

Claude-Marc ou Claude-Marie, né le à Coursan (Généralité de Paris) et décédé le au même lieu (Aube), est un homme politique français.

Bibliographie

Origines

Claude-Marc,, parfois Claude-Marie,, Costel naît le à Coursan, (certains auteurs ont donné par erreur Courson-les-Carrières), située au bailliage de Troyes, dans la généralité de Paris,.

Carrière religieuse

De condition modeste, sa formation n'est pas connue. Ordonné, il est curé de Lasson, en 1758, curé de Cérilly.

En 1781, il est curé de Foissy-sur-Vanne et de son annexe des Clérimois,. L'année suivante, il est doyen de la Rivière de la Vanne, circonscription ecclésiastique située dans le diocèse de Sens.

Carrière politique

À la suite de la reception du courrier du roi ordonnant la convocation des États généraux, le , Louis-Clément Bonaventure Jodrillat, lieutenant général du bailliage, réunit les représentants des trois ordres.

Les membres du clergé se réunissent le et élisent 12 membres, dont l'abbé Costel, afin de rédiger les cahiers de doléances. Le , l'abbé Costel fait partie des député élus aux États généraux de 1789, pour le bailliage de Sens,.

Il est considéré comme « hostile à la hiérarchie ». Un fonctionnaire d'Auxerre note qu'il « se montra d'abord avec courage contre la majorité des évêques. Il réclacitra ensuite, ne se conforma pas à la loi du serment et de démit de sa cure ». Réticent, il prête cependant serment, selon Dugenne. Dodet (2014) conclue qu'il na ni démissionné ni « quitté sa cure de son plein gré ». Il est considéré comme réfractaire, il est alors remplacé.

Ne siégeant plus, il se retire à Chaumont, chez un neveu, curé du village, en 1791,. Alors qu'il se présente en mairie, au mois d'avril 1793, afin d'obtenir un passeport intérieur, les agents communaux le suspecte et font une demande au Directoire du district de Joigny. Le Directoire invite le maire de Chaumot à « de « s'assurer de la personne de Costel dont l'attitude est suspecte et la rétractation probable ». À la suite de l'enquête, il est considéré comme suspect et on envoie la gendarmerie l'arrêter. Il s'est enfui.

Ses biens sont saisis et l'inventaire de ceux-ci comporte la mention « les effets restant appartenant à Costel, Déporté », suivie d'une annotation : « Costel, prêtre émigré... ». Le 3 brumaire an IV (), il s'est pourtant bien rendu à l'administration, qui en raison d'un manque de place, le renvoie et il set retire à Coursan,.

Il reste cependant sous le coup d'une sanction. Dénoncé, il est arrêté le 10 thermidor an VII (), condamné et enfermé à Auxerre jusqu'à sa relace le 27 nivôse an VIII (),. Lors de la signature du Concordat de 1801, trop agé, il n'est pas réaffecté. En 1808, il devient curé de Coursan,.

L'abbé Costel meurt le à Coursan, dans le département de l'Aube,,.

Notes et références

  1. 1 2 3 4 « Claude, Marc Costel », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale (consulté le )
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 Dodet.
  3. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 Paul-Camille Dugenne, Dictionnaire biographique, généalogique et historique de l'Yonne, t. I : A.-C., Société généalogique de l'Yonne, , p. 315.
  4. 1 2 Dodet, A.D.Y. L 827.
  5. ↑ Dodet, A.D.Y. L 496.

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes