| Rédacteur en chef Le Canard enchaîné |
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L'avant-garde (d) |
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| Parti politique | ex membre du Parti communiste français |
Claude Angeli, né le à Champigny-sur-Marne, est un journaliste français, rédacteur en chef du Canard enchaîné de 1991 à 2012.
Il est à la fin des années 1950 l'un des principaux animateurs de la rédaction de L'Avant Garde, l'hebdomadaire du Mouvement de la Jeunesse communiste. En 1964, il est exclu du Parti communiste. Il rejoint Le Nouvel Observateur pour son premier numéro. Il participe à la confection du premier numéro du journal belge de gauche Le Point, en 1967. Il quitte Le Nouvel Observateur pour un nouvel hebdomadaire Politique hebdo, créé en par un autre exclu du parti communiste : Paul Noirot.
Il entre au Canard enchaîné en 1971, recruté par Jean Clémentin. Il devient chef des informations, puis rédacteur en chef adjoint pour l'information politique, et rédacteur en chef.
Claude Angeli est motivé par le journalisme d’investigation, « notamment sur les dossiers politico-judiciaires et sur l’utilisation des différentes polices par le pouvoir politique ».
Son premier scoop est la publication des feuilles d'impôts de Chaban-Delmas. Celui ci a utilisé un moyen alors légal, l'avoir fiscal, pour ne pas payer d'impôt sur le revenu.
C'est lui qui engage, en 1972, Nicolas Brimo qui deviendra directeur du Canard enchaîné.
Il est chargé d'une rubrique sur les sujets de politique étrangère et dispose de nombreuses sources dans les milieux du renseignement militaire, de la diplomatie et de la police,.
Mercredi , le journal annonce que Louis-Marie Horeau succède à Claude Angeli comme rédacteur en chef mais que celui ci continuera néanmoins d'assurer sa chronique de politique étrangère,. À la retraite il reste pigiste au Canard.
Le journaliste du Canard enchaîné, délégué syndical et membre du CSE Christophe Nobili publie un livre, Cher Canard. De l’affaire Fillon à celle du Canard enchaîné, dans lequel il dénonce l'emploi fictif lié à André Escaro à la suite de son départ à la retraite ; il est mis à pied fin et convoqué à un entretien préalable au licenciement. Claude Angeli et une vingtaine de salariés du Canard enchaîné se désolidarisent de l’article incendiaire contre le journaliste publié le dans ses colonnes par la direction. Angeli demande « qu'on mette fin à cette procédure »,.
En , Michel Gaillard, président du Canard de 1992 à , Nicolas Brimo, qui lui a succédé, ainsi que l'ancien dessinateur André Escaro et sa compagne Edith Vandendaele, sont jugés devant la 11e chambre correctionnelle du tribunal de Paris dans l'affaire de soupçon d'emploi fictif. Claude Angeli se porte partie civile comme Frédéric Pagès, le dessinateur Jacek Woźniak et 3 autres journalistes,.
Lors de l'affaire des écoutes téléphoniques, il fut le plus surveillé des collaborateurs du journal, et reçut le code de table d'écoutes téléphoniques du nom d'Astrée. Au printemps 1971, il mit en défaut, avec le concours de journalistes d'autres quotidiens, les policiers pris en flagrant délit de filature (il s'agissait d'agents de la Direction de la Surveillance du territoire (DST)). Il porta plainte, et l'affaire se termina deux ans et demi plus tard par une amnistie. Le , il fait publier par Le Canard enchaîné une transcription manuscrite de ses conversations téléphoniques effectuées par le service spécialisé des écoutes (le Groupement interministériel de contrôle), en indiquant son organisation, les destinataires politiques des notes, les procédés utilisés, le nombre d'écoutes réalisées.
Après la tentative avortée de la DST, qui voulait installer des micros dans les bureaux du Canard (qui publiera les principaux noms de ces « plombiers »), débute, cinq ans plus tard, celle des diamants. Le , sous le titre « Pourquoi Giscard a organisé la casse des archives de Bokassa », Claude Angeli y décrit sur une pleine page la générosité intéressée de Bokassa envers Valéry Giscard d'Estaing. C'est le début de l'affaire des diamants de Bokassa.