| Naissance |
Calenzana (France) |
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| Nationalité |
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| Domaines | Hémodynamique |
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| Institutions | Université Paris VII |
| Diplôme | Angiologie |
| Renommé pour | Ultrasonographie Doppler et maladies des artères, veines et lymphatiques |
Claude Franceschi, né le à Calenzana, est un médecin angiologue français. Il est considéré comme un pionnier de l’exploration vasculaire ultrasonore Doppler. Ses travaux, reconnus mondialement, apportent une importante contribution à l’hémodynamique, la physiopathologie, le diagnostic et le traitement des maladies des artères, des veines et des lymphatiques.
Fin des années 1980, il bouleverse la conception de la maladie veineuse par une nouvelle approche hémodynamique. Cette nouvelle vision le conduit à écarter la destruction des veines, et lui permet de concevoir la cure conservatrice et hémodynamique de l’insuffisance veineuse en ambulatoire (CHIVA) Voir Varice.
Autre concept original, pour Claude Franceschi la cause principale de la maladie hémorroïdaire n'est pas directement liée aux veines hémorroïdaires, mais plutôt à l’irritation du canal anal. Il a appelé cette théorie "le quatrième facteur", en proposant un traitement curatif et préventif par un simple procédé d’hygiène.
Enfin, il découvre grâce à l’échographie Doppler une maladie du système lymphatique liée à l’obstruction intermittente du canal thoracique cervical.
Il est le neveu du peintre Gabriel Zendel.
Claude Franceschi s’inscrit à la Faculté de Médecine de Paris en 1960. Il étudie plus particulièrement la neuropsychiatrie à la Salpêtrière (Paris) avec le Dr Cyril Coupernik, et à Melun avec le Dr Tosquelles. Son intérêt particulier pour la circulation cérébrale l’amène à travailler dans le laboratoire d’exploration fonctionnelle cérébrale du Dr Jaquinot à l’hôpital de la Salpêtrière où il utilise l’une des premières machines ultrasonores à effet Doppler (Delalande Électronique).
Cependant, les informations fournies par cette méthode non invasive restaient trop pauvres pour concurrencer des méthodes agressives et dangereuses comme l’artériographie. Claude Franceschi cherche alors à décrypter plus profondément et en détail la signification hémodynamique du signal Doppler émis par les vaisseaux normaux et pathologiques.
Il aboutit ainsi à une méthode d’investigation vasculaire Doppler de grande fiabilité diagnostique. Il en publie les résultats lors de nombreux congrès puis dans son livre princeps « L’investigation vasculaire par ultrasonographie Doppler » en 1977.
En 1975, il travaille avec le Pr Jean Michel Cormier, pionnier de la chirurgie vasculaire, à l’Hôpital Henry Dunant puis à l’Hôpital Saint Joseph de Paris. Ce dernier le soutiendra de manière décisive dans ses recherches et sera le premier à reconnaitre et à défendre la valeur diagnostique de leurs résultats. Ces premiers travaux porteront d’abord plus particulièrement sur les artères carotides puis s’étendront à l’ensemble des vaisseaux.
Conseiller scientifique de la Société ESAOTE, il participe aux progrès technologiques et ergonomiques des machines d’Echographie Doppler.
Par ailleurs, il dépose des brevets d’invention destinés à améliorer le diagnostic et la prise en charge des patients.
Il enseigne dès 1978 en France dans le cadre du Diplôme de Pathologie Vasculaire (Université Paris IV puis Paris VII). Il enseigne également dans de nombreux autres pays, notamment en Algérie, Argentine, Chili, Espagne, Italie, Tunisie et USA. Il est invité régulièrement à communiquer dans de nombreux Congrès Internationaux et publie de nombreux livres et articles en France et à l’étranger.
Il est actuellement consultant au Centre Marie Thérèse (Fondation Hôpital Saint Joseph Paris France) et à la Casa di Cura delle Figlie di San Camillo Cremona (Italie), et enseigne dans le cadre du diplôme d’angiologie et d’écho-doppler vasculaire au CHU Pité-Salpétrière Paris.
L'apport majeur de Claude Franceschi a été de mettre en correspondance les principes de la Mécanique des fluides avec l’Hémodynamique artérielle et veineuse, principes décelables par l’analyse des réflexions du signal ultrasonore Doppler émis dans le flux sanguin.
En effet, selon cette théorie, au même titre que les œdèmes et ulcères, les varices ne sont pas la cause de l’insuffisance veineuse, mais seulement la conséquence d’obstacles veineux et/ou d’incontinence des valvules. De plus, la destruction des varices, en faisant obstacle au drainage naturel de la peau, serait responsable de récidives par effet de compensation. La méthode CHIVA supprime la surcharge en débit et pression, ce qui aboutit à la guérison des ulcères et au retour à la normale des veines dilatées, notamment variqueuses. Il s’agit tout simplement de fractionner avec précision la pression hydrostatique gravitationnelle de la colonne veineuse et de réaliser une déconnexion des shunts fermés selon la configuration particulière de chaque patient au moyen de 1 à 5 sections/ligatures réalisées sous simple anesthésie locale et sans hospitalisation (ambulatoire). Autre avantage, les saphènes sont ainsi conservées. En effet, elles constituent le meilleur matériel de pontage des artères obstruées des membres, et peuvent aussi compléter les pontages coronariens, d’autant que la population se fait plus vieillissante. La cure CHIVA fait l’objet de plusieurs études randomisées et contrôlées. Elle fait la preuve de ses avantages par rapport aux techniques destructrices de référence habituelles, notamment par l’ablation chirurgicale des saphènes, ou « stripping »,,,,,,,,,
L'insuffisance veineuse du pelvis et des membres inférieurs - Rationnel hémodynamique (PDF)