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Forces armées françaises (à partir de ) |
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Claude Guy (-) est un officier français connu principalement pour avoir été l'aide de camp de Charles de Gaulle entre 1946 et 1949. Au cours de cette période, il tient un journal qui sera publié après sa mort sous le titre En écoutant de Gaulle. Journal 1946-1949.
Il est pensionnaire à l'École des Roches à Verneuil-sur-Avre, promotion 1925 « Bien armé pour la vie ».
Jeune officier aviateur en 1939, capturé en 1940, Claude Guy s'est évadé trois fois. Il rejoignit en 1941 les Forces françaises libres. En 1944, un accident lors d'un saut en parachute interrompit sa carrière. De Gaulle qui recherchait un nouvel aide de camp « grand et bien pensant » lui confia ce poste qu'il occupa du jusqu'en 1949. Le général retira à Claude Guy sa fonction d'aide de camp sur un incident de propos déplacés de la part de Guy, par lesquels il affirmait n'avoir aucun intérêt financier dans sa fonction, ses voyages occasionnant de petites dépenses qu'il ne se faisait pas rembourser.
Claude Guy fut candidat aux élections législatives de 1956 pour les Républicains sociaux dans le Finistère. Sa liste n'obtint que 3,62 % et il ne fut pas élu.
Le capitaine Guy tint presque chaque jour son journal à partir de juin 1946, moment où le général quitta le pouvoir pour entamer à Colombey-les-Deux-Églises sa traversée du désert.
Gaulliste de la première heure, curieux, vif et intelligent, Claude Guy joua auprès du général un rôle que personne ne tint avant ou après lui[source insuffisante], sinon Gaston de Bonneval. Claude Guy partagea son intimité et celle de sa famille pendant trois ans mais Gaston de Bonneval eut ce privilège durant près de vingt ans.
Dans le journal de Claude Guy, on y apprend que l'épouse du général, Yvonne de Gaulle, contestait certaines idées émises par son mari, comme celle de refaire le ou de fonder un parti[source insuffisante].
On y apprend qu'entre 1946 et 1949, la perspective d'un nouveau conflit mondial est récurrente dans les propos du général[source insuffisante].
De Gaulle évoque les figures de la politique et de la guerre[source insuffisante].
Charles de Gaulle, dont le père lisait L'Action française et qui fut jusqu'aux accords de Munich proche de Maurras selon sa sœur Marie-Agnès Caillau,, fit des réflexions témoignant de la vision très négative qu'il avait de la Révolution française : il affirma ainsi[source insuffisante] : « À entendre les républicains, la France a commencé à retentir en 1789 ! Incroyable dérision : c'est au contraire depuis 1789 que nous n'avons cessé de décliner. »
De Gaulle se montre sceptique sur l'utilisation de l'étiquette de résistants par nombre de ceux qui en font usage : « J'avais toujours pensé que la médaille de la Résistance serait l'objet de tout un trafic et je ne me suis pas trompé, puisque, si au moment de mon départ [janvier 1946], il n'y avait pas vingt mille médaillés, il y en actuellement [mars 1948] plus de soixante mille. »
Le général révéla à son aide de camp que depuis son adolescence, il avait toujours eu la certitude de devenir le chef de l'État : « J'ai toujours pensé que je serais un jour à la tête de l'État. Oui, il m'a toujours semblé que ça allait de soi. À quarante ans, ma certitude était la même qu'à quinze ans. »
Le journal rapporte des propos acerbes envers le Mouvement républicain populaire (MRP), parti censément fidèle à de Gaulle, et son dirigeant Maurice Schumann.
Congédié par de Gaulle en 1949, Claude Guy en garda jusqu'à ses derniers jours un profond regret, mais qui ne joua aucun rôle sur son ouvrage En écoutant de Gaulle, celui-ci étant composé de verbatim de ses entretiens, immédiatement dactylographiés par sa secrétaire Simone Millaud (témoignage de celle-ci en annexe de En écoutant de Gaulle.
Le journal est publié de façon posthume en 1996.
Jean Lacouture écrit de Claude Guy qu'il avait « une imagination dont la fécondité deviendra légendaire - confinant selon certains à la mythomanie.[réf. souhaitée] ».
Odile Rudelle met en garde en 1997 contre « le genre littéraire d'un Journal, entièrement fait de confidences qui sont des soupirs et non des pensées ». Elle rappelle que les propos prêtés à de Gaulle s'expliquent à la lumière du contexte difficile pour lui des années 1946-1949, le MRP ayant échoué à donner à la IVe République des institutions qui satisfassent le général.
Dans la mini-série De Gaulle, l'éclat et le secret (2020), son rôle est interprété par Xavier Robic.