Club des Pins

Club des Pins
Club des Pins
Plage du Club des Pins.
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Alger
Commune Chéraga

Staoueli

Statut Quartier
Géographie
Coordonnées 36° 46′ 11″ nord, 2° 53′ 03″ est
Localisation
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Club des Pins

Le Club des Pins ou directement Club-des-Pins est une station balnéaire située à 25 km à l'ouest d'Alger, dans les communes de Chéraga et Staoueli, en Algérie.

Histoire

Le Club des Pins tire son nom de la forêt de Pins à côté de la mer, à proximité de la station balnéaire de Moretti.

À l'origine, le Club des Pins était un lotissement particulier d'une trentaine de luxueuses villas appartenant à la grande bourgeoisie algéroise, qui furent « réquisitionnées » à l'indépendance pour les dirigeans du FLN. Par la suite, un petit village touristique fut construit en contrebas de cette forêt, en face d'une longue plage de sable fin. Des chalets, des bungalows furent construits et les touristes y affluaient chaque été durant les années 1970 et 1980 pour y passer des vacances.

En 1992, au début de la guerre civile algérienne, les autorités algériennes décidèrent de transformer le Club des Pins en une résidence d'État hautement protégée, pour l'agrément sécurisé des familles des hauts dignitaires. Pourvu d'interdictions spéciales vis-à-vis de la pêche, de l'agriculture, etc., sa direction est confiée à Hamid Melzi, un proche du patron du DRS (services secrets algériens), le général Mohamed Mediène, dit « Toufik », ce qui permet à ce dernier d'être renseigné sur les hôtes qui profitent du lieu.

En , son directeur, Hamid Melzi, est brièvement renvoyé. L'intervention du patron du DRS, le puissant général Toufik aurait permis d'annuler cette décision.

En , une vingtaine de députés FLN demandent l'ouverture d'une commission d'enquête, l'accès à la résidence ayant été refusée à plusieurs d'entre eux.

En 2015, un fils d'Hamid Melzi se marie au Sheraton, en présence d'Amar Ghoul et Ahmed Ouyahia ; une enquête est ouverte pour des coups de feu tirés par les invités. En , à la suite de la mise à la retraite du général Toufik, la gendarmerie tente de reprendre le contrôle des accès au Club des Pins et retire son port d'arme à ses cadres dirigeants, alors que le renvoi de Hamid Melzi est annoncé comme imminent. En 2016, s'il est toujours en place, le wali d'Alger y fait démolir un restaurant construit par le fils du directeur.

En 2016, Algérie-Focus affirme qu'une villa refaite à neuf a été attribuée au fils d'Abdelmadjid Tebboune, ministre de l'habitat, de l'urbanisme et de la ville.

En 2019, alors que les manifestations se succèdent tous les vendredis, conduisant au départ du président Abdelaziz Bouteflika, le président par intérim Abdelkader Bensalah tente d'organiser au Palais des Nations du Club des Pins une conférence afin de revoir la commission électorale. Les ministres du nouveau gouvernement Bedoui sont directement logés à l'hôtel Sheraton. Dans la série de limogeages qui se déroule avec l'éviction du clan Bouteflika, Hamid Melzi est renvoyé de la direction du Club des Pins. Il est remplacé par le directeur de l'exploitation, Mourad Amrouche,.

Description générale

Territoire luxueux et ultra-sécurisé,, notamment durant la guerre civile algérienne, il contient :

Le territoire de la résidence Sahel, résidence du chef de l'État, uniquement accessible aux porteurs d'un laisser-passer spécial (familles de généraux, d'hommes politiques, hauts fonctionnaires,), et comprenant :

Importance

Dépendant directement du Premier Ministère (Chef du gouvernement) jusqu'en 2022, il passe ensuite sous la tutelle de la présidence de la république. Son budget officiel est de 1 500 millions de dinars en 2015, sans compter les budgets pris en charge par chaque ministère. D'après Mondafrique, le budget réel serait le triple ou le quintuple de celui annoncé.

Le club des Pins est perçu au sein de l'opinion publique algérienne, comme un symbole décrié des privilèges obtenus par les cercles rapprochés du pouvoir algérien et leurs familles au détriment de la prospérité du reste de la population algérienne,,,,,.

Références

  1. ↑ « Michel Moretti », l'Algérianiste,
  2. ↑ « Jean Simian un grand peintre algérois,légende: Couscoussiers devant la mer. Club des Pins -1940 », l'Algérianiste,
  3. ↑ CAIRN, « Au refuge des balles perdues », Sid Ahmed Semiane, 2005, I. L'Algérie virtuelle, ou l'Algérie-Club des pins, pages 25 à 68
  4. 1 2 3 Mondafrique, « Les étés sulfureux du Club des Pins », 6 septembre 2015
  5. 1 2 3 Club des Pins/Vers la chute d’un “empereur”
  6. ↑ Achira Mammeri, « L’accès à Club des Pins et Moretti divise les députés », TSA, 29 juillet 2015
  7. ↑ Abdou Semmar, « Exclusif/Le directeur de Club des Pins a été désarmé par la gendarmerie nationale » Algérie Focus, 22 septembre 2015
  8. ↑ Abdou Semmar, « Finie l’impunité pour les puissants/Le restaurant du fils d’un haut responsable démoli par la gendarmerie », Algérie Focus, 22 juin 2016
  9. ↑ Abdou Semmar, « Privilèges/ Une superbe villa pour le fils de Tebboune au Club des Pins », Algérie Focus, 17 août 2016
  10. ↑ Madjid Makhedi, « Boycott massif de sa conférence organisée hier à Club des Pins : Bensalah rate son premier test », El Watan, 23 avril 2019
  11. ↑ Chorki Hafed, « Ministres logés au Sheraton : qu’est ce que cela coûte au contribuable ? », Cap Algérie, 15 avril 2019
  12. ↑ eBourse DZ, « Résidences d’Etat: Melzi et son fils risquent des poursuites », 24 avril 2019
  13. ↑ Nadia Benakli, « il a chamboulé l'administration », L'Expression, 28 avril 2019
  14. 1 2 3 Club des pins ou les nouveaux colons de l’Algérie
  15. 1 2 3 Le Quotidien d'Algérie, Hamid Melzi, un super P-DG : il dirige en même temps 5 entreprises publiques, 1er mai 2013
  16. 1 2 Fatima H., « Près d'Alger, la cité interdite des privilégiés. Camp retranché sur 3 km,le club des Pins abrite les proches du pouvoir. », Libération, 5 juin 1997
  17. 1 2 L’Algérie, une plaie béante…
  18. 1 2 Bouteflika et les luxueuses résidences du club des pins
  19. ↑ Yacine Babouche, « La nouvelle résidence d’État de Club des Pins, symbole des années de gâchis », TSA, 22 septembre 2015
  20. ↑ L'Expression, Les chouchous de la République squattent le Club des pins
  21. ↑ berberes.com, Le palais des nations du club des pins sera fermé
  22. 1 2 3 Abdou Semmar, Combien coûte le “Club des Pins” aux Algériens ?, Algérie Focus, 9 mars 2015
  23. ↑ Liberté, Résidence d’État du Club-des-Pins : Une vingtaine de ministres sommés de rendre les clés, 14 mai 2014
  24. ↑ Le Matin, L’exil doré des Kadhafi au Club-des-Pins, 19 novembre 2011
  25. ↑ « Le président Bouteflika inaugure le Palais des Congrès - Algerie Eco », sur Algerie Eco, (consulté le ).
  26. ↑ Abdou Semmar, « Soupçon de corruption autour du nouveau Centre international des conférences de Club des Pins », Algérie Focus, février 2015
  27. ↑ Club des Pins placé sous tutelle de la présidence de la République, site tsa-algerie.com, 11 mai 20,22.
  28. ↑ Jeune Afrique, Les folles nuits d'Alger, 25 février 2008
  29. ↑ Abdou Semmar, « Les jolies filles de Club des Pins et le soleil de plomb d’In Salah », Algérie Focus, 10 août 2014
  30. ↑ Brahim Ferhat, « La nomenklatura algérienne et sa provocante ostentation », Le Matin, septembre 2015

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes