| Commandos de Provence | |
Insigne des Commandos de Provence | |
| Création | 4 septembre 1944 |
|---|---|
| Dissolution | 1er janvier 1945 |
| Pays | |
| Branche | armée de terre |
| Type | infanterie |
| Rôle | infanterie opérations spéciales |
| Garnison | Aix en Provence |
| Devise | Tête haute |
| Guerres | Seconde Guerre Mondiale |
| Commandant historique | commandant de Courson de Villeneuve |
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Le Groupe des Commandos de Provence, est une ancienne unité de l’armée de terre française, créée en et dissoute en afin de constituer le 6e Bataillon de Choc.
Note : créées en en Algérie, les formations dites de choc, aptes à mener des actions de guérilla ou de commandos et chargées d’apporter leur aide aux organisations de résistance en France, sont regroupées début 1945 en trois groupements de bataillons de choc ou groupements de choc comportant deux bataillons chacun :
Le Groupe de commandos de Provence est composé de volontaires des différents maquis de la Résistance en Provence.
Les Commandos de Provence aux ordres du Commandant de Courson de Villeneuve est alors constitué avec l'apport des FFI rassemblés dans la région d’Aix-en-Provence. Il vient renforcer le Groupe de Commandos d’Afrique stationné à Marseille du au .
Le , les Commandos font mouvement vers le Jura et établissent leur cantonnement à Salins-les-Bains, à Marnoz puis à Authoison). Du 16 au ils prennent part aux combats dans les Vosges dans la forêt de Cornimont (La Grosse Pierre, le Brûleux, le Haut de Tomteux).
Après une nouvelle période d'entrainement à Salins-les-Bains, les Commandos de Provence, auprès des Commandos d'Afrique, sont engagés du 18 au dans les combats pour la libération de Belfort :
En l'unité prend ses cantonnements à Giromagny.
Début 1945, l’amalgame des Commandos de Provence et des FFI parisiens du bataillon Désiré se poursuit. Le , le groupe de Commandos d’Afrique forme le 5e bataillon de choc aux ordres du Commandant Ducournau tandis que les Commandos de Provence deviennent le 6e bataillon de choc (Commandant de Courson de Villeneuve). L’ensemble, aux ordres du lieutenant-colonel Bouvet, constitue le 3e Groupement de Choc.
Du au , les Chocs sont engagés en Alsace dans les combats de réduction de la poche de Colmar :
De retour à Giromagny le , un détachement s'entraîne sur le Doubs puis sur le Rhône entre le et le , en vue du franchissement du Rhin. L'unité effectue dans la nuit du 17 au un raid de commando dans le secteur de Kembs (va-et-vient sur le Rhin), puis à nouveau, le , dans celui de Nambsheim et de Kembs.
Le groupe de Commandos entre en Allemagne et franchit le Rhin à Kehl et Neuf-Brisach le . Il est engagé dans un nouveau raid le 24 en face d’Istein (60 hommes), puis, le 25, les hommes combattent à Eisenbach et au col de Wieden Eck (Allemagne)[Où ?]. Les 27 et l'unité est impliquée dans le nettoyage des régions de Belchen et du Feldberg, et le dans celui de la région de Schushsen (Allemagne)[Où ?].
Le , le commandant Ducournau prend le commandement du 3e groupement de choc et entame les opérations de démobilisation. Le , le 3e Groupement de choc est dissout et devient le 2e bataillon du 1er RICAP qui deviendra à son tour le 2e bataillon parachutiste de choc.
La devise du Commando de Provence est « TÊTE HAUTE », celle-ci est gravée sur l'insigne de l'Unité.
Sous forme de blason avec, en haut, la devise « TÊTE HAUTE » en lettres rouges sur fond de métal ; le reste du blason comporte quatre bandes verticales de couleur rouge sur fond jaune ; en son centre est disposée une croix de Lorraine de couleur métal au centre d'une étoile noire à cinq branches qui est disposée elle-même au centre de la silhouette de la France de couleur métal.
Patrick de Gmeline, Commandos d’Afrique : De l’Île d’Elbe au Danube, Paris, Presses de la Cité, , 335 p. (ISBN 2-258-00685-6)