La commission Hetzel qui fut réunie du au , à l'initiative du gouvernement français, fut à la rénovation des universités françaises (loi LRU) ce que fut le comité Rueff-Armand en son temps dans le domaine économique et financier.
Cette commission a été créée après le mouvement contre le contrat première embauche, une loi proposée par Dominique de Villepin, promulguée, puis suspendue à la suite des manifestations engendrées.
Le travail de cette commission portait sur les liens entre l'université et le marché du travail, pour réduire le nombre d'étudiants sortant de l'université sans diplôme pour devenir chômeurs, ainsi que le nombre de diplômés au chômage,,,.
Sa composition marque une rupture que les pouvoirs publics souhaitaient engager pour sortir les universités de la situation d'abandon et de désarroi dans laquelle elles se trouvaient depuis de nombreuses années. Autour du recteur Patrick Hetzel, sont réunis des représentants de grandes entreprises innovantes, d'universités de pointe et d'acteurs majeurs de l'enseignement supérieur. On citera par exemple les groupes Danone, AXA et Veolia, les universités de Franche-Comté, Bourgogne et Lille I, le Collège des ingénieurs, le journal Les Échos et le cercle Vinci.
La commission a pris acte de la prédominance nécessaire des universités, a recommandé leur complète autonomie et la nécessité de mettre au centre des nouvelles missions des universités l'insertion et l'orientation des diplômés. Parmi ses recommandations, on peut citer:
Après un premier rapport d'étape en , qui proposait des mesures concrètes pour réduire l'échec à l'université et favoriser l'accès des diplômés à l'emploi, l'ensemble de ces recommandations finales ont été formulées dans un rapport, et mises en place durant le quinquennat 2007-2012 du président Sarkozy : ces propositions ont servi de base à la loi relative aux libertés et responsabilités des universités du adoptée sous le gouvernement Fillon II.