le concile de Paris (614) (6econcile), concile dit général, tenu en l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul, aujourd'hui église Sainte-Geneviève, tenu du au , sur la discipline 15 décrets dont l'évêque de Paris qui obtient la juridiction exclusive sur les clercs de son diocèse;
le concile de Paris (825) (8econcile), sous Louis le Pieux, pour la question du culte des images;
le concile de Paris (829) (9econcile), tenu en juin, par les évêques de quatre provinces, qui publièrent trois séries de canons en vue de sauver l'Église et l'État, à la suite des désordres engendrés du fait de la mort de Charlemagne, et pour approbation du partage des biens entre l'évêque et le chapitre;
le concile de Paris (1129), tenu en l'église Saint-Germain-des-Près, en présence du roi, et présidé par Mathieu d'Albane en vue de la réforme de plusieurs monastères dont celui d'Argenteuil, le décret touchant cette dernière abbaye fut confirmé par l'évêque de Paris, le roi et le pape;
le concile de Paris (1212), présidé par le légat Robert de Courçon (?-1218) dans la cathédrale Notre-Dame. Un code de réforme y fut promulgué contenant 20 canons pour les clercs, 27 pour les moines, 21 pour les moniales, 21 pour les évêques 64 pour le règlement de la vie des ecclésiastiques;
le concile de Paris (1811), tenu le , il était convoqué par Napoléon pour envisager le transfert de l'institution canonique du pape à l'archevêque métropolitain, les prélats décident de soumettre leurs décisions à l'approbation de Pie VII en captivité depuis 1809, en présence de 95 prélats, dont 42 italiens, sous la présidence imposée par l'empereur du cardinal de Joseph Fesch (1763-1839), son oncle, archevêque de Lyon. Partagé entre deux loyalisme: envers le pape et envers l'empereur, aucune conclusion n'est arrêtée. Le Napoléon menace le pape de le faire déposer canoniquement, s'il poursuit s'il poursuit sa politique.
Bibliographie
Pons Augustin Alletz (abbé, chanoine de la cathédrale de Saint-Claude) et Filsjean, Dictionnaires des Conciles, Paris, chez Gauthier frères et Cie, , 559p..
Notes et références
↑S. Hilaire, Fragmentum XI, n. 1-4, dans P. L., t. X, col. 710; Mansi, Amplissima collectio, t. III, c. 358; Munieh, Concilia Galliae, p.32-34. Dans Gabriel Le Bras, «Synodes et conciles parisiens», Revue d'histoire de l'Église de France, t.50, no147, , p.35-46.
↑Dictionnaire historiques des auteurs ecclésiastiques, t.IV, Lyon, chez la Vv Bessiat, , 328p., p.19.
↑Karl Joseph von Hefele et Henri Leclercq, Histoire des conciles, t.IV, p.60-72. L'importance du concile de 829 a été bien marquée par L. Halphen, Charlemagne et l'Empire carolingien, Paris, , p.263-267. Le Bras 1964.