Le concile de Senlis est une assemblée d'évêques de l'Église catholique qui s'est tenu à plusieurs reprises à Senlis entre le IXe et le XVIIe siècle.
L'ancien diocèse de Senlis était borné au nord par les diocèses de Beauvais et de Soissons, au sud et à l'est par celui de Meaux, au sud-ouest par celui de Paris et à l'ouest encore par les diocèses de Beauvais et Paris. On y comptait 65 paroisses et sept annexes, trois abbayes d'hommes (Saint-Vincent, Chaslis, la Victoire), une de femmes (l'abbaye de Parc-les-Dames), un prieuré d'hommes et un de femmes de nomination royale (le prieuré Saint-Maurice de Senlis et le prieuré Saint-Arnoul de Crépy-en-Valois), trois églises collégiales (Saint-Rieul, Saint-Frambourg et Saint-Thomas-de-Cantorbéry).
L'église cathédrale est sous le vocable de Notre-Dame. Son chapitre était composé d'un doyen, d'un archidiacre, d'un chantre, d'un sous-chantre et de 18 autres chanoines. Le doyenné était électif. Les autres dignités et les canonicats étaient à la collation de l'évêque, les six semi-prébendes et les deux grandes chapellenies, appelées des obits, étaient à la collation du chapitre, lequel avait le privilège de garde-gardienne et de Committimus par lettres du mois de enregistrées au parlement de Paris le . Les bénéfices de la cathédrale valaient une année commune (environ 1 200 livres de rente), dont le gros était en grains.
Le chapitre de Saint-Rieul est aussi dans la ville de Senlis. Il était composé d'un doyen et d'un chantre qui étaient en dignités, et de 15 chanoines. Celui de Saint-Frambourg avait un doyen, un chantre, et 10 chanoines. Les revenus de Saint-Rieul et de la chapelle royale de Saint-Frambourg étaient d'environ 600 livres, dont le gros était pareillement en grains. Ces trois chapitres avaient leur justice particulière.
Le concile de Senlis eut lieu en 861, 863, 873, 899, 990, 1048, 1235, 1240, 1310, 1313, 1315, 1317, 1318, 1326, 1402 et 1620.