Poignée de mains représentant, dans certaines circonstances, un accord de consentement.
Le consentement est le fait de se prononcer volontairement en faveur d’un projet ou d’un désir proposé par autrui.
Dictionnaire
Le Robert,en ligne définit le consentement comme l’ «Acquiescement donné à un projet; décision de ne pas s'y opposer».
En 1798, le terme désignait l’ «Acquiescement à quelque chose. Consentement verbal. Consentement tacite. Consentement par écrit».
Éthique
Le consentement sexuel fait référence au fait de donner son accord pour une activité sexuelle donnée.
La notion de consentement ne s'applique pas seulement à la sexualité mais à toutes les interactions humaines, et plus largement entre êtres vivants (toucher un animal sans son consentement par exemple, et les conséquences qui en résultent).
Droit
Droit pénal
L'âge de consentement est une notion proche de celle de majorité sexuelle, c'est-à-dire l'âge à partir duquel un consentement peut être validement obtenu.
En droit des obligations, le consentement est le fait de se prononcer en faveur d'un acte juridique, au sens large, et particulièrement, de toute convention, de tout contrat.
Le principe du consentement à l'impôt exige que les impôts soient consentis par les citoyens ou par leurs représentants (article 14 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789).
Dans un régime de domination et de violence, le consentement n’est pas libre: il est imposé aux dominés par l’habitus et par des conditions matérielles qui les contraignent à se soumettre aux rapports sociaux établis. Bien que les dominés conservent des marges de résistance, le rapport de pouvoir réduit fortement leur autonomie. La coercition des dominants génère une fausse conscience, présentée comme équivalente à celle des dominants. Par ailleurs, la séduction ou la dépendance produisent des concessions que la seule contrainte ne suffirait pas à obtenir. Ce «consentement paradoxal» s’accompagne alors souvent d’un déni, permettant de préserver son identité et de faire face au quotidien. La conscience se met alors en veille, l’action devient routinière, et le renoncement à toute interrogation sur les conditions du consentement s’installe,.
En rhétorique, le consentement est un terme vieilli pour la concession, qui est un moyen d'accepter les arguments de l'adversaire, parfois de façon ironique, souvent pour les contredire.
Dans la société patriarcale, la domination masculine structurelle et les normes de genre créent une inégalité constante entre hommes et femmes, rendant incertaine la possibilité d’un réel consentement féminin. Contrairement aux personnes colonisés, les femmes ne disposent d’aucun référent culturel antérieur à leur domination, elles ne peuvent donc imaginer pour elles-mêmes d’autre condition que celle de dominées. Cette adaptation implique résignation et acceptation de son sort, faute d’alternatives ou face au risque de s’exposer à des préjudices.
↑En droit français, ce sont les lois du qui précisent qu’«Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment.» Ce principe est explicite dans la Charte du patient hospitalisé.